Un jour….. une image ….. bucolique et pleine de charme

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Une petite dame colibri toute mimi a confectionné son tout petit nid sur la plage, près d’un joli bar qui l’a séduit.

Et c’est un privilège de jeter un oeil sur ce minuscule petit abri si bien camouflé, tissé de plumes, de mousse, de fibres, de feuilles, de graines et de toiles d’araignée. Elle y a pondu deux oeufs, tout rond, tout mignon qu’elle va couver pendant 16 jours.

De temps en temps, Madame colibri jolie, histoire de se dérouiller les ailes, s’en va faire un petit tour, jamais bien loin, puis, très vite, elle revient s’occuper de sa future progéniture. L’oeil aux aguets et l’oreille tendue vers un certain saxophoniste qui semble bien avoir conquis son coeur.

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C’est ça aussi Las Terrenas!

 

Et Tia Dadette nous raconte Le Fruit à Pain

 

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Vous avez sans doute vu ce fruit déjà à l’étalage de certains colmados ou vendeurs de fruits et légumes… pas très couramment. Ce fruit, appelé « pana » ou « buen pan » ici, est un fruit délicat, il est mûr quand une petite glu blanche coule de sa tête, et il peut être cueilli à ce moment, et doit être consommé au plus vite.

Ne craignez donc pas de voir des traces blanches sur la peau, c’est au contraire le signe de sa pleine maturité et qu’il sera donc excellent. Ce fruit de la famille des Jaquiers est cuisiné tant salé que sucré.

Je vais vous parler de ses quelques préparations salées, il sera donc servi comme un légume d’accompagnement.

Il devra de toutes les façons être pelé, et on lui enlèvera le cœur……. Surtout, ne jetez rien !!! Tout peut servir.

Le cœur :

Cette partie centrale sera découpée et préparée comme des frites… un original sucré-salé qui ira parfaitement pour les apéritifs, ou pour accompagner du jambon par exemple, je pense que vous apprécierez autant que les enfants.

La pulpe :

Pour la bouillir, il vous faudra mettre de l’eau et du gros sel dans le fond d’une grande casserole ou cocotte, mettre les peaux du fruit  dans l’eau. La pulpe (sans le cœur) cuira posée sur les peaux, surtout sans toucher l’eau, et à couvert. Vous saurez que la cuisson est bonne, comme vous le feriez pour celle d’une pomme de terre, quand la lame d’un couteau traversera le fruit sans aucune résistance. Cette préparation accompagnera volontiers un ragoût de porc, une fricassée de volaille, ou une daube de bœuf, un court-bouillon de poisson à l’Antillaise. Comme une pomme de terre, le fruit à pain aura besoin de sauce, un peu relevée pour sublimer sa petite saveur sucrée.

Vous pouvez également le préparer bouilli dans de l’eau avec des morceaux de jambon à l’os, des queues de cochon salé, ou du bœuf salé. (J’ai vu une fois des queues de cochon salées au Pola). Cette préparation est appelée « Migan » dans les Antilles Françaises.

Vous coupez alors les tranches de fruit à pain (sans le cœur) en morceaux de 3 cm environ, pas plus gros, et dans une grande cocotte vous les mettez en les recouvrant d’eau, avec du Laurier feuille, des clous de girofle, un peu d’oignon blanc en tranches fines et de l’ail écrasé, du poivre, des branches de persil, et l’accompagnement de votre choix : pas de sel s’il s’agit de queues de cochon salées ou de bœuf salé (que vous aurez dessalées et bien précuites auparavant par 2 ou trois bouillons dans de l’eau), peu de sel s’il s’agit de jambon à l’os. Vous pouvez simplement mettre de la poitrine fumée. Juste avant la fin de la cuisson vous pourrez toujours ajuster l’assaisonnement.

Vous devez obtenir un « jus » très lié autour des ingrédients.

Une fois que vous aurez découvert ce fruit, libre à vous d’en faire à votre guise avec lui s’il vous « parle ».

Bon Appétit !!

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En aparté: les frites de fruit à pain ! !!!!! Ceux qui ne connaissent pas ça doivent s’y mettre d’urgence: imaginez, la texture nourrissante de la pomme de terre auquel s’allie le goût de la chataîgne fûmée….. Rien que du bonheur.

Un jour…. une image: le retour de Christophe Colomb?

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Christophe Colomb. Il a garé sa belle caravelle face au Sueño à Punta Popy (je sais on dit amarré, mais garé c’est bien aussi). On le croyait reparti chez lui depuis longtemps. Et bien figurez-vous qu’hier, sur le coup de 4 heures de l’après-midi, nous avons vu son beau bateau…. (on ne peut pas se tromper, il n’y en a pas deux comme ça) fendre les flots écumants et s’évader, à belle allure, vers le large. A bord quelques pirates vêtus de costumes aux couleurs acidulées, un à la proue et deux à la poupe. La rumeur enfle et affirme qu’il était à bord, Christophe Colomb en personne…. Vous y croyez vous?

Bof, faut bien rêver de temps en temps. Quand même, je voudrais bien savoir quelle serait son impression s’il revenait plus de 620 ans plus tard. Surpris, déçu, heureux, je passerais bien un petit moment avec lui pour qu’il me raconte comment c’était avant.

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Un jour…. une image :le coq de combat

Le combat de coqs, très controversé et interdit dans de nombreux pays reste une tradition très populaire en République Dominicaine où il fait partie de la culture du pays.

Comme tous les petits villages, Las Terrenas a son arène (la gallera) sur la route de Coson. Elle s’enflamme chaque dimanche matin, sous les clameurs d’un public en délire.  La tauromachie a ses détracteurs et opposants farouches, ici la finalité est la même, la mise à mort d’un des combattants et, pour tous ceux qui n’aiment pas que des animaux meurent pour amuser les hommes, les combat de coq sont durs, violents, implacables.

Deux propriétaires pénètrent dans la gallera avec leur coq, amputés de leur ergot naturel et équipés d’armes de guerre, des sortes de lames tranchantes, collées et ligaturées à son emplacement. Les coqs sont prêts à tuer, on les met face à face pour les exciter et accroître leur agressivité puis, on les lâche, la clameur devient assourdissante, les deux combattants s’épient se jaugent, quelques coup de bec partent. Les assauts s’enchaînent sans répit, c’est brutal, bestial, dur, insoutenable…. Grotesque. Un des coqs prend le dessus, s’acharne pique sans relâche, les plumes volent, le sang coule. Les règles sont simples, vainqueur par mort ou abandon de l’adversaire Le vaincu ne bouge plus, le propriétaire du gagnant le porte aux nues, les applaudissements crépitent, les dineros changent de main, certains font la grimace.

Massages, dopages, préparations physiques tiennent une part importante dans cette activité. Les équipes riches ont des entraineurs et soigneurs. Les vainqueurs prennent rapidement de la valeur lorsqu’ils accumulent les victoires en sortant vivants de leur dimanche. Gare à vous si votre toutou s’approche un peu trop près de monsieur le coq, vénéré comme une idole. C’est la peine de mort pour toutou et peut-être même pour vous.

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Et, il n’est pas rare de rencontrer dans la rue du village les propriétaires des heureux vainqueurs, se baladant fièrement, le sourire jusqu’aux oreilles, en exhibant leur athlète emplumé.

 

Un jour…. une image: Sarah songeuse

sarahSarah. Tout un poème. C’est l’âme de Paco Mer, un personnage autant excentrique qu’attachant. Son point faible, fort, son talon d’Achille…. ses enfants. Ils vivent presque tous en France et aujourd’hui, elle vient d’apprendre que ses petits Diego et Sacha vont venir en juillet…. Elle est en plein rêve Sarah. Maman sensible, c’est aussi comme ça qu’on l’aime.

Un jour…. une image: de l’anxiété au bonheur complet.

Un étal hétéroclite, des biscuits à grignoter, des briquets, des cigares …. de tout quoi. C’est pas gagné. D’abord il faut se mettre en place et attendre le chaland.

Propre sur lui, anxieux, il prend la température ambiante.

Propre sur lui, anxieux, il prend la température ambiante.

Un rapide petit tour d’horizon, il repère sa « proie ». Oui, celui-là me semble chaud…..

Il le reperd dans la foule des badauds....

Il le repère dans la foule des badauds…. 

Son oeil vif capte celui du photographe. Sourire de connivence. Il le sait, c’est dans la poche, la proie a mordu à l’hameçon, il ne sera pas venu pour rien aujourd’hui.

Et voilà, c'est dans la poche, sourire de connivence avec le photographe. C'est une belle journée.

Et voilà, c’est dans la poche, sourire de connivence avec le photographe. C’est une belle journée.

 

Histoires de voir….. Michel Voleau revient à ses premières amours.

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Au départ, il avait pensé à un autre endroit, sympa, jeune…. oui mais, ici il se sent encore presque un peu chez lui et puis c’est quand même un superbe écrin pour une belle expo. Vous êtes drôles vous, on efface pas plus de 20 ans de sa vie comme ca*. Bref, à partir du 3 mars, Michel Voleau que j’aime à évoquer,  avec beaucoup de tendresse** comme un  photographe fantasque vous présente à l’XO une série de 6 images intenses de la collection « Visions ou Histoire de voir ».

Mimi1Vous vous souvenez, c’est sur la coque des barques de pêche, usée par le temps, griffée, abîmée que ce photographe hors du commun puise son inspiration. Il se balade avec son petit instamatic dans la poche et soudain, ne me demandez pas pourquoi ni comment, une image l’interpelle. Pour nous, pour vous, ce sera une écorchure, une griffure sur le bateau, pour lui, la blessure devient vivante, c’est un toucan, un chien mignon, un ours, un panda, un clown, une vache aux yeux bleus….. un monde imaginaire, éphémère, tout en poésie, qu’il nous livre sans arrière pensée. A nous de le mettre en scène, de nous l’approprier pour qu’il nous ressemble et que nous nous y sentions bien.
Lors de sa dernière expo, en juin 2015 à l’ambassade de France de Santo Domingo, il conquit le public par ses grand tirages sur plexiglas. Particulièrement adapté aux exigences de notre modernisme actuel, ce matériau fascine par l’aspect de sa matière translucide et brillante et sublime le sujet qui occupe tout l’espace et se révèle dans toute sa splendeur.
L’Homme bleu, Charlie, Mon clown, Toucan, Nounours, La vache aux yeux bleus….. tout un monde secret chipé sur les coques usées des barques de pêcheurs qui nous entraîne dans l’univers féérique de Michel Voleau où l’on se perd à loisir, où l’on s’invente une vie peuplée de créatures étranges qui prennent un malin plaisir à nous observer:

*Le bel XO fut pendant plus de 10 ans la maison de Michel avant de devenir pendant plus de 10 ans aussi, son bar, le Syroz.

**Tendresse: ben oui, depuis presque 7 ans, j’ai la grande chance de partager la vie de Michel et son monde imaginaire, plein de poésie et de tendresse.

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Gainsbourg, 25 ans déjà

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25 ans déjà qu’il nous a quitté pour rejoindre ses chimères. Le 2 mars 1991, on se souvient tous, nous ses admirateurs, de ce que l’on faisait à ce moment là. …. J’étais dingue de lui, de son côté bad boy, de sa sensibilité cachée mais visible comme un nez au milieu de la figure, de ses mélodies fabuleuses et de ses mots…. ha ses mots…. « exquise esquisse » de son âme, de son histoire atypique, séducteur invétéré, il a su gagner l’amour des plus belles femmes de la planète. Icone de la musique, fabuleuse légende, il était beau!

Du 1er mars au 30 juin 2016, les langoustes font la fête (interdiction de la pêche)…..

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….. et les touristes, pêcheurs  et restaurateurs font la gueule……

Ouf, elles peuvent respirer un peu, le temps de se reproduire. Et oui, du 1er mars au 30 juin 2016, la pêche aux langoustes est strictement interdite en République Dominicaine. Mais pas que, il est également interdit de pêcher ces crustacés  au Belize, Costa Rica, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panama….

En principe, cette interdiction n’est pas trop mal respectée par les pêcheurs qui encourent de lourdes peines s’ils sont surpris une langouste dans leur besace. Parfois, les restaurateurs sont un peu plus rebelles, attirés par l’appât du gain, suscité par cette délicieuse petite bête. Il faut dire que cette interdiction tombe en plein pendant la Semaine Sainte, période la plus fréquentée à Las Terrenas et dans toutes les villes côtières en général. Cette année, les contrôles seront plus nombreux et sévères dans les établissements spécialisés.

C’est à vous les consommateurs de vous montrer les plus raisonnables et de ne pas tenter le diable. Il y a encore pleins d’autres choses à consommer à Las Terrenas.

Alors on compte sur vous pour préserver l’espèce et avoir encore la chance longtemps de se régaler de langoustes pendant la période autorisée.