Ilba Boutique, le BB atypique d’un touche à tout aux idées lumineuses

Plaza Italia, une belle boutique aux allures de show-room aux murs tapissés de jolies créations multicolores sages ou fofolles et, juste devant, sur le pas de la porte, un atelier en plein air où s’affaire infatigablement un personnage très inspiré. Les lunettes sur le bout du nez, Gérard, du matin au soir ou presque est plongé dans sa bulle créatrice. Depuis 5 ans, ce touche à tout insatiable imagine, dessine, façonne, découpe, perce, peint, teinte des dizaines de luminaires alliant les qualités de l’artisanat traditionnel au design contemporain. A l’affût d’inventivité et de formes nouvelles, il travaille seul et réalise à la main, à l’aide d’une perceuse, d’une ponceuse et d’une scie à guillotine une collection exclusive de luminaires personnalisés qu’il se plait à faire évoluer au fil de ses émotions. Son matériau de prédilection, le PVC, inoxydable et sûr lorsqu’il épouse les ampoules LED.  Mais, notre créateur n’hésite pas à s’échapper de sa zone de confort pour réaliser de belles suspensions aériennes en polypropylène, des lampes futuristes en tubes galvanisés, en flexibles rigides ou même…. en grillage de lapin…. Il y en a pour tous les goûts, de toutes les envergures, de toutes les hauteurs et de toutes les couleurs déposées harmonieusement au pinceau, à l’éponge ou au doigt. Suspensions, appliques, lampes à poser, veilleuses, chaque modèle est unique,  créé sur mesure. La douce lumière tamisée d’une ampoule LED, confortable, écologique, économique et de très longue durée se diffuse délicatement au travers de ces créations atypiques mais très fonctionnelles.

Et, si, au début de son installation, ce sont les hôtels, architectes, décorateurs, les restos et les boutiques qui furent séduits par les créations d’Ilba Boutique, aujourd’hui, son carnet de commande déborde d’attentes de particuliers tant européens, américains que dominicains qui se pressent dans ce délicieux show-room, avides de découvrir ou de faire vivre le luminaire très personnel qui éclairera leur intérieur. Très convivial, Gérard n’est pas avare de conseils et de petits astuces. Il aime à guider ses clients, à leur expliquer son travail, à leur faire découvrir ces merveilles d’ingéniosité qui pimenteront leur décor en lui donnant une petite touche tendance très personnelle.

Sympa aussi, au détour d’une étagère, entre un belle lampe à poser et une applique aussi craquante qu’originale, on découvre toute une gamme d’ampoules Led, d’intérieur ou d’extérieur, toutes petites, très grandes,  des stars, belles à croquer et même des intelligentes qui continueront à vous éclairer même en cas de panne de courant.

Ilba Boutique est ouvert chaque jour en non-stop sauf le dimanche et le samedi après-midi.

Plaza Italia (face au supermarché Pola)

ilba-construccion@hotmail.com

Ca c’est dit!

J’ai vécu 6 années fabuleuses à St-Barth lorsque j’ai quitté la France il y a 20 ans. J’y ai malheureusement connu trois cyclones. Certes moins violents qu’Irma mais traumatisants quand même. Et j’ai pu lors de ces événements douloureux constater à quel point le mot solidarité était important sur cette toute petite île. Alors, comme la population de St-Barth, ça me fait mal et ça m’exaspère quand j’entends des commentaires stupides et vains comme ceux auxquels Xavier Lédée se réfère. Il nous livre ses réflexions sans ambages, j’adore sa prose précise et efficace. Merci pour St-Barth Monsieur Lédée.

 

Xavier LEDEE à Unis pour Saint Barthélemy

Suite au reportage de Monsieur Hugo Clément dans l’émission #Quotiden de Monsieur Barthes, j’ai souhaité leur répondre pour préciser un peu la situation de notre île.

Monsieur Barthes,

Vous avez ce 24 Octobre décidé avec vos équipes de faire un reportage sensé montrer l’évolution de la situation de Saint-Barthélemy depuis le passage de l’ouragan Irma au début du mois de Septembre.
Vous avez fait le choix de comparer la situation de St Barth et de l’île voisine de St Martin. On peut comprendre ce choix car si les deux îles ont vécu le même ouragan, les conséquences n’ont pas été les mêmes et la reconstruction ne va pas au même rythme.
Vu la teneur de votre reportage et le parti pris dans l’analyse faite, nous sommes nombreux sur l’île à ne pas comprendre votre objectif.
Personnellement, je ne vois que deux options : vous avez souhaité faire un travail journalistique honnête et sincère suite à un événement traumatisant pour toute une population ou faire le buzz a tout prix au mépris le plus total de ce que nous avons vécu.
Si votre idée était de présenter de manière sincère ce qui se passe à St Barth, permettez-moi de vous dire que malheureusement, votre travail de recherche n’est pas abouti et que votre reportage ne traduit pas de manière objective et totale ce qui se passe ici. Je souhaite donc ici vous apporter quelques précisions.
Commençons si vous le voulez bien par ce qui est dit dans le reportage et plus particulièrement dans l’introduction de Monsieur Clément :
– « Personne n’attend les aides car personne n’en a besoin » C’est doublement faux. D’abord car les gens n’ont pas besoin d’une raison pour ne pas attendre et essayer de remettre l’île sur pied. Les habitants de St Barth sont globalement des gens courageux et volontaires. Aussi, dès le lendemain du cyclone, chacun s’affairait pour faire ce qu’il pouvait pour relever la tête, aider un proche, un voisin ou simplement apporter son aide à la communauté. Je ne sais pas si vous avez déjà vécu un ouragan et en particulier un phénomène aussi violent qu’Irma, mais les premières pensées qui vous viennent sont des réflexes de survie et beaucoup de solidarité sur un territoire si petit que le nôtre où tout le monde se côtoie chaque jour.
C’est aussi faux car certains attendent encore aujourd’hui de l’aide et sont dans une situation difficile. C’est assez cruel pour ces personnes d’entendre dire qu’aujourd’hui personne n’a besoin d’aide à St Barth.
Au-delà de savoir ce que nous attendons ou non, sachez aussi que nous n’oublierons jamais la solidarité dont certains ont fait preuve à notre égard, en particulier la population des autres îles qui a cherché à nous venir en aide dès les premières heures !!
– « Saint-Barth c’est l’île des stars » Faux une nouvelle fois. Saint-Barth est l’île des St Barth, qu’ils soient natifs de l’île ou y aient posé leur valise un jour, en provenance de Métropole, des îles voisines, d’Europe etc. Vous le dites à juste titre, environ 9500 personnes habitent sur l’île à l’année. Je vous invite grandement à prendre la liste du recensement ou à vous procurer une liste électorale pour vous rendre compte que vous ne reconnaîtrez pas beaucoup de nom parmi les habitants.
Alors oui, des « riches » comme vous aimez le rabâcher ont des intérêts économiques sur l’île et oui des « stars » aiment venir sur l’île en vacances. La population n’en devient pour autant pas une population de stars et de milliardaires. Diriez-vous que Paris est devenu une province chinoise ou Quatari car de nombreux riches de ses nations investissent à Paris ?? Diriez-vous que les parisiens sont tous riches parce qu’il y a des arrondissements qui sont bien plus prospères que la majorité des communes de France ? Nous pourrions débattre sur le salaire moyen, sur le PIB par habitant ou que sais-je encore mais vous savez comme moi que les moyennes sont trompeuses. Je suppose que si nous faisions une moyenne des revenus de toutes les personnes qui participent à réaliser l’émission Quotidien elle sera bien loin de représenter la réalité des revenus de bon nombre des « salariés » du fait d’une minorité de revenus bien plus importants que la moyenne.
A toutes fins utiles, sachez que les avions privés dont Monsieur Clément laisse supposer qu’ils appartiendraient à Léonardo Di Caprio ou Beyonce ne sont rien d’autres que les avions de l’aéroclub locale, chose il me semble assez classique sur grand nombre d’aéroport de par le monde et que les yachts qui sont dans nos eaux quelques semaines par an ne sont pas non plus la propriété des habitants de l’île. Quand vous croiserez ces yachts lors de vos prochaines vacances en Méditerranée, ne pensez donc pas que ce sont des habitants de St Barth qui s’y trouvent…
Sachez encore que Palace et 5* ne sont pas la même chose et qu’il n’y a pas 7 palaces à St Barth.
– « 95% de la population est blanche » Je ne saurais donner un chiffre précis car Dieu merci nous n’avons pas ce genre de statistique tenant compte de la couleur des gens sur l’île. Je peux cependant dire sans crainte de me tromper qu’il y a beaucoup plus de métissage que ce qui est annoncé. En revanche, je ne comprends vraiment pas ce que vient faire cette (dés-) information dans un reportage sur la reconstruction post cyclonique d’une île !?!? Cherchez-vous à faire passer un message ?
– « Le tourisme est l’activité principale de l’île » Voilà quelque chose de vrai. Je pense que cette phrase à elle seule devrait vous expliquer pourquoi à St Barth « personne n’attend les aides ». Le tourisme est le gagne-pain de nombreuses personnes sur l’île. Nous sommes tous concerné et nous nous démenons tous pour que l’activité reparte car nous en avons besoin. Aujourd’hui entre 30 et 50% minimum de la population active de l’île a une activité réduite ou inexistante alors que la saison touristique est sensée débuter dans quelques jours pour durer plus ou moins 6 mois. En d’autres termes, si nous ne mettons pas les bouchées doubles aujourd’hui, nous risquons de devoir attendre un an et la saison 2018. Alors nous n’avons pas le temps de nous demander si nous avons besoin ou non de l’aide de l’Etat. Nous nous retroussons les manches et nous allons de l’avant.
– « Ici les maisons ont été mieux construites et avec un gros budget » Je ne vais pas nier qu’il y a sans doute plus d’argent mis dans les constructions à St Barth qu’à St Martin. Sachez toutefois que la raison principale qui a fait que les maisons ont moins souffert à St Barth est une question de choix architecturaux. J’en veux pour preuve que des petites cases traditionnelles bien entretenues ont parfois moins souffert que certaines grandes villas qui n’ont pas tenu compte des risques météorologiques.
-« On a l’impression qu’Irma n’est pas passée ici » Je pense sincèrement que si nous n’avons pas de raison de nous gargariser, la population de St Barth peut toutefois être fière du travail accompli depuis le 6 Septembre. Oui, nous sommes heureux à l’idée d’être capable d’accueillir prochainement les touristes qui souhaiteront venir sur l’île. C’est un vrai challenge que nous sommes en train de relever tous ensemble. De là à dire qu’on a « l’impression qu’Irma n’est pas passée » c’est une nouvelle fois je trouve un manque de respect entre autre pour ceux qui subissent chaque averse comme une nouvelle punition. Monsieur Clément n’a sans doute pas eu le temps de réellement parcourir l’île ni de se renseigner sur ce qu’était St Barth le 3 Septembre…
Ces quelques éléments vous permettrons j’espère d’approfondir votre connaissance du sujet et peut être d’éviter d’énoncer des contre-vérités lors de vos prochaines soirées mondaines.

Si votre objectif était en revanche de faire du buzz, je n’ai alors pas grand-chose à dire.
Sachez quand même qui si pour vous tout est peut-être prétexte à faire un reportage vendeur plutôt que sincère et objectif, vous le faites ici sur le dos d’une population qui a été traumatisée mais qui fait face. Vous semblez vouloir faire une classification du malheur sur des critères qui vous sont propres. Peut-être pourrez-vous à votre tour m’éclairer et me dire à quel niveau vous situez le traumatisme d’heures d’enfermement à craindre pour sa vie, la douleur de devoir quitter une île que vous aimez profondément car vous n’avez plus ni toit, ni perspective professionnelle, la tristesse de voir balayer tous vos souvenirs emportés par la mer et le vent, l’horreur de se tenir devant l’emplacement de la tombe disparue d’un proche…
Si vous souhaitez comparer la situation dramatique de St Martin à celle de St Barth, personne n’osera dire ici que nous sommes plus malheureux que nos voisins que nous essayons d’aider dans la mesure de nos moyens. Nous avons bien trop de respect pour avoir autre chose que de la compassion pour eux et pour toutes les personnes qui ont fait face à une saison cyclonique historique.

De grâce Monsieur Barthes, évitez à l’avenir les généralités et les raccourcis. Je me trouverais parfaitement injuste si je jugeais tous les journalistes par rapport au reportage qu’il a été donné de voir ce 24 Octobre et nombre d’entre eux serait sans doute aussi navrés de s’entendre décrits de la sorte que nous le sommes aujourd’hui en voyant votre reportage

Balade d’automne, 5 semaines après Maria, la nature a repris ses droits….

L’étrange oiseau nous protège à nouveau de ses ailes déployées

….et rarement un mois d’Octobre n’a été si doux, si voluptueux. Et, si le soleil, subrepticement, presque en catimini, change sa trajectoire, adoucit ses rayons devenus moins ardents, si, épuisé d’un été qui ne semble jamais finir, il se couche plus tôt, plus vite, plus longtemps, il nous fait la faveur de nous sourire chaque jour. Grâce à lui, notre belle nature, bousculée, chiffonnée par ces deux harpies qui ont éprouvé chacun d’entre nous et semé la désolation dans les îles voisines, la belle nature se venge, s’émancipe. Des associations de plantes improbables s’organisent dans les recoins cachés de mon jardin, les fleurs explosent d’une beauté rayonnante dans de fabuleux coloris, les bananiers poussent en sauvageons et croissent à une vitesse dingue. Le jardin, amputé de quelques grands arbres n’en est que plus beau. Les arbrisseaux privés de soleil par les branches touffues des beaux géants abattus par les cyclones se gorgent de soleil et de bienfaisante pluie. Une pluie discrète et civilisée qui a la bonne idée de ne pointer le bout de son nez que durant la nuit ou très tôt le matin, histoire de ne pas déranger les belles heures de nos journées ensoleillées. La maison, petit à petit se ressaisit et arbore avec fierté son petit air narquois « d’avant ». Les hamacs retrouvent leurs places et l’étrange oiseau de la terrasse nous protège à nouveau de ses ailes déployées. Les suspensions lumineuses, lanternes revisitées ont pris un petit coup de jeune et nettoyées, relookées, trônent fièrement au-dessus de la belle table de la terrasse, se reflétant, la nuit venue dans l’eau cristalline de la piscine. Bref, la vie a repris son cours, les journées, puis les soirées, leur rythme indolent et l’envie subite de quitter au plus vite ce paradis qui n’en n’était plus un se dissipe petit à petit au fil du beau temps revenu. Après le départ si imprévu de Paquita, je ne vis plus qu’avec 9 chiens qui semblent aussi heureux que moi de ce retour à la normalité et à la beauté de tout ce qui nous entoure.

Juste, histoire de vous faire partager un petit moment de mes plaisirs secrets, quelques images chipées hier dans mon jardin enchanté.

Du beau pendanus ne subsiste qu’une étrange sculpture….

Elle a eu chaud la tit’ auto bleu. Un garage tout neuf la protège entourée d’une multitude de plantations.

 

« Dans mon cœur tu es tatoué…. »….

Française de naissance mais dominicaine de cœur et d’adoption, c’est tout naturellement qu’Anne Satin éprouva l’envie de rendre un hommage musical à ce pays et ce peuple qu’elle aime infiniment. Amoureuse des sons latino, l’auteur-compositeur-interprète, toujours exigeante et perfectionniste n’a pas hésité à s’éloigner de son registre et de se rapprocher d’un des bachatero les plus talentueux, Pedro Acosta,  pour nous offrir en toute simplicité un véritable petit bijou. Danse voluptueuse, sensuelle et élégante mariant à elle seule les rythmes latino-américains comme le tango, le cha-cha ou le boléro, la bacchata est l’emblème de la République Dominicaine où elle est née. Ecrite et composée à 4 mains, la bacchata d’Anne et Pedro Acosta associe une exquise mélodie, un rythme délicieusement chaloupé et cerise sur le gâteau des paroles sucrées et caressantes…. en espagnol et en français, une première en la matière.

Enregistrée à Santiago avec des musiciens haut de gamme, Mi corazon por ti se muere…. (c’est le titre …. évocateur) marque, à n’en pas douter, le début d’une belle collaboration entre une artiste qui n’a pas fini de nous surprendre et un jeune musico qui, malgré sa discrétion, voire sa presque timidité, a pris l’habitude de faire salle comble là où il se produit. Il faut dire qu’il est aussi l’auteur de quelques uns des plus célèbres morceaux de l’incontournable Franck Reyes… Visiblement, l’idée de ce rapprochement musical entre deux cultures bien différentes l’a séduit à en croire le délicat message qu’il a pris la peine d’envoyer à sa complice d’un jour :

« Para mi es mas que un honor poder trabajar con una Artista tan talentosa e humilde, gracias Anne Satin por esta maravillosa idea de hacer esta hermosa canción de amor entre dos cultura diferente  »Mi corazón por ti se muere » satisfecho por el gran logro musical, vocalización, mezcla e masterizacion, espero que disfruten de estas hermosas melodías.

Pedro Acosta »

Et maintenant, histoire de rester dans le ton et de prolonger ce bel échange franco-dominico, une très belle traduction de Pura Martínez que je remercie sincèrement.

 

Te llevo grabado en mi corazón.

Francesa de nacimiento, y Dominicana de corazón, y de adopción. Es así como Anne Satin, experimenta el deseo de rendir un homenaje musical, a ese país y a su pueblo, que ella ama entrañablemente.

Enamorada de los sonidos latinos, la autora-compositora e intérprete, siempre exigente y perfeccionista, no dudó en alejarse de su género, y de acercarse a uno de los más talentosos bachateros: Pedro Acosta, para ofrecernos con mucha modestia una auténtica pequeña joya. Baile voluptuoso, sensual y elegante, al que únicamente se aparejan, los ritmos latinoamericanos tales como : el tango, el cha cha cha, y el bolero.

La bachata es el emblema de la República Dominicana, de donde es oriunda. Escrita por 4 manos, la bachata de Ana y Pedro Acosta, se asemeja a una melodía exquisita, y a un ritmo deliciosamente cadencioso, como cereza sobre la torta, con letras cargadas de dulzura y caricias, y como una primicia en el género, en Español, y en Francés. Grabada en Santiago, acompañados de renombrados músicos.《Mi corazón por tí se muere》, evocador título, que marca sin lugar a dudas, el debut de una bella colaboración entre una artista que no acaba de sorprendernos, y un joven músico, que a pesar de su discreción, y su casi timidez, sus presentaciones son a casa llena. Pedro Acosta es también el autor de algunos de los grandes éxitos del  » Príncipe de la bachata »: Frank Reyes.

Es evidente que la idea de éste acercamiento musical, entre dos culturas tan diferentes, la sedujo a creer, que valió la pena, el delicado mensaje enviado a su cómplice de un día.

« Para mi es mas que un honor poder trabajar con una Artista tan talentosa e humilde, gracias Anne Satin por esta maravillosa idea de hacer esta hermosa canción de amor entre dos cultura diferente  »Mi corazón por ti se muere » satisfecho por el gran logro musical, vocalización, mezcla e masterizacion, espero que disfruten de estas hermosas melodías.

Pedro Acosta »

Paquita, la belle comtesse…

Un caractère bien trempé, têtue, indépendante, solitaire…. une intelligence juste incroyable, un physique de star… Elle partageait ma vie depuis près de 12 ans, Paquita, ma douce, ma sauvageonne  nous a quitté cette nuit.

Arrivée à la maison sous l’oeil curieux de Mina et Domingo.

 

Exploration….

 

Très star ma belle Quitou.

 

Une belle complicité avec Domingo son grand frère, son préféré.

Très fine et gracieuse de nature, depuis quelques temps, elle avait beaucoup maigri mais comme son appétit légendaire, n’avait pas diminué, pas de raison de s’inquiéter…. C’est ce que je croyais. Puis elle a commencé à bouder la nourriture, seules les tartines de beurre salé du matin trouvaient grâce à ses yeux…. et à maigrir de plus en plus. Vendredi, direction la clinique d’Enrique….. Prise de sang, tests….. non!!!!!…. positif à l’ehrlichiose. Une forme terrible de la putain de maladie transmise par les tiques. Elle avait été atteinte il y a quelques années, soignée mais pas complètement délivrée de cette insidieuse saloperie qui a fini sournoisement par lui détruire les reins…. Je devais cependant la récupérer aujourd’hui avec à la clé un solide régime alimentaire. Mais ce matin, le coup de téléphone que tout le monde redoute. Paquita est morte cette nuit, perfusions et soins intensifs n’ont pas suffi.

Je t’aime ma belle sauvageonne, tu vas beaucoup nous manquer à Mimi, à moi et à tes petits compagnons qui s’étaient habitués à ton caractère impétueux et te respectaient comme la comtesse que tu étais.

Une semaine plus tard pile poil, le soleil a repris son rôle très au sérieux.

Jeudi dernier, on n’était pas fiers. Toute la nuit, depuis la veille au soir tard, le cyclone Maria, furibond, soufflait comme un diable tout près de nos têtes et nos toits fragiles. Il y a mis tout son cœur, toute sa haine et sa hargne, mais, par je ne sais quel miracle notre village a vaillamment résisté. Quelques jours à peine auparavant, c’est une autre calamité atmosphérique qui avait tenté de nous déstabiliser. Irma, l’hideuse, la monstrueuse, force 5, frôlant les 6 si cela existait. Elle aussi s’est acharnée sur notre petit paradis, nous évitant de justesse. Mais, elle a eu beau souffler, cracher, rugir, elle a fini par continuer son funeste chemin, n’abandonnant çà et là que quelques arbres déracinés ou cassés, des cocos tombés au milieu des chemins, quelques tuiles envolées, un garage effondré…. et beaucoup d’angoisse dans nos foyers. Bien sûr, la nature en colère n’a pas été tendre avec tout le monde, du côté de Popy, la mer, vraiment déchaînée, a fait preuve d’audace et, sans vergogne a brisé de fragiles constructions du bord de l’eau, chassé le sable de la plage et s’est invitée bien près de la route. Mais, dans l’ensemble, Las Terrenas a conservé sa bonne mine. Le village préservé est serein, les échoppes débordent de fruits bien mûrs et il fait toujours aussi bon musarder sur les plages épargnées par l’océan comme Ballenas, Bonita ou Coson.

Hélas, d’autres territoires des Caraibes ont eu beaucoup moins de chance. Nous sommes tous tristes, effondrés pour St-Martin, St-Barth, Saba, Porto Rico et la si jolie Dominique que beaucoup confondent d’ailleurs avec notre pays. Et pourtant si ce n’est son nom qui ressemble au nôtre, la Dominique n’a rien à voir avec nous, c’est une petite île bien différente, associée à l’empire britannique, on y parle l’anglais. Elle est située entre les îles françaises des Saintes et de Marie-Galante (deux dépendances de la Guadeloupe) au nord, et de la Martinique, au sud. Beaucoup de temps, de courage et de persévérance seront nécessaires à leurs habitants pour rendre à ses petites merveilles exotiques leur visage d’avant Irma et Maria.

Protégé, pratiquement indemne, notre petit village du bout du monde s’en est sorti comme une fleur. La vie a repris son rythme indolent et le soleil son rôle très au sérieux, il brille de tous ses feux favorisant la reprise rapide des petites pousses qui, déjà pointent leur nez au bout des branches décoiffées. Les hôtels, les restaus, les plages, les échoppes et les commerces du centre du village… attendent avec impatience la visite de tous ceux qui, année après année aiment à se balader dans les rues colorées, se prélasser sur le sable doré, déguster des petits plats amoureusement cuisinés ou danser jusqu’à pas d’heure au rythme de la salsa ou du merengue.

Péripéties de la rénovation de ma piscine… oups, c’était pas le bon moment!

Faut dire que j’ai hésité longtemps. Jusqu’au moment où les champignons furent les plus forts et me contraignirent à abdiquer… OK on la refait. Chris (Propool) passe, constate les dégâts, repasse, devise…. on parle et on se met d’accord pour une belle marmoline toute blanche. C’est parti. D’abord il faut vider les quelque 180 000 litres d’eau…. C’est long…. Puis, une équipe fournie arrive, pique, gratte, coupe, bâche…. Il y a de la poussière partout, dedans, dehors, sur les plantes, sur les cheveux, sur les chiens…..Oh non!!!! On annonce la venue d’une « perturbation » atmosphérique, elle s’appelle Irma…. Bon, tous les préparatifs terminés, Chris préfère attendre le passage de la fameuse Irma pour poser la marmoline.

Elle passe. Pas trop de dégâts, quelques feuilles et un peu d’eau dans le fond du bassin, vite nettoyé. C’était le lundi. Le mardi des dizaines de petits et plus grands hommes, en bleu, en rouge, en jaune, à fleurs…. débarquent et commencent un travail pas possible pour vite appliquer la marmoline au fond et sur les parois du bassin. En une journée, c’est fait, plus qu’à sécher, on bâche le tout et le lendemain on ponce. Mercredi: repoussière partout, dedans, dehors, dans les yeux, dans les cheveux, sur les chiens…. A 2 heures on commence le remplissage des…. quelque 180 000 litres. Pas terrible, l’eau est verte, brune, jaune, moche….. Mais, avec l’aide de Chris et du savoir-faire de ses techniciens, le lundi suivant, la piscine est remplie et belle, claire. L’eau est transparente. Une pure merveille. Puis…. on annonce la venue de la soeur d’Irma, Maria. Elle arrive comme une fleur le mercredi dans la nuit. Et, elle souffle, souffle, brise de grands arbres, détruit mon garage et remplit la piscine de toutes les feuilles qu’elle a pris soin d’arracher aux pauvres arbres. Jeudi soir, ça se calme un peu. Pas bien brillante ma belle piscine. Mais, je me mets au boulot, pendant des heures, je retire toutes les feuilles, les branches, les morceaux de cana qui la remplisse; Je suis toute foutue. Vite, je mets la filtration (merci ma planta) et je filtre, filtre….. Vendredi soir, elle est nickel…. Et aujourd’hui, dimanche j’ai pris un plaisir infini à nager et savourer la douceur de la belle marmoline. Ca a été dure, c’était sûrement pas le bon moment mais le résultat est à la hauteur de mers espérances. Merci Chris et un grand merci aussi à ton équipe de vrais pros, efficaces et discrets et…. courageux…. même pas peur des chiens….

Merci à tous!!!!!

8h30, jeudi matin, Maria est tout près de nous…. ça souffle fort

Il paraît qu’elle était moins forte que sa copine Irma…. force 3 … mmmm  je trouve que ça soufflait et souffle encore plus fort qu’il y a quinze jours. Et comme ces vilaines demoiselles se suivent à la queue leu leu facile d’établir des comparaisons. Bref, la nuit a été chahutée et longue, Irma s’est invitée hier soir vers 10h. Apparemment mon château de feuilles et ses toits de paille sont toujours debout, ce qui n’est pas le cas de tous les arbres du jardin. Marre d’être bousculés de tous les côtés, beaucoup ont préféré abandonner la partie et se coucher. C’est triste! Les longues branches des ficus pendent lamentablement, le bel arbre du Brésil a perdu un membre et les bananiers…. il n’y a plus de bananiers….Vu la trajectoire, la sale bestiole ne va pas tarder à s’éloigner et poursuivre son funeste chemin dans l’océan. Pour le moment aucune nouvelles du village. Ce qui est sûr, c’est que les précipitations ont été moins denses que prévu. Je le vois à mon ex-jolie piscine, si belle hier et aujourd’hui beaucoup moins…. l’eau n’y a monté que de quelques petits centimètres….

Mais, malgré le jardin en vrac, les beaux arbres arrachés ou brisés, la piscine remplie de feuilles et la terrasse dévastée, nous avons, cette fois encore eu beaucoup, beaucoup de chance. OK, ce n’est pas fini et les vents sont encore bien forts avec des rafales hallucinantes, mais nous avons un toit (de paille de surcroît) sur la tête, les autos sont entières, les toutous aussi…. pour l’instant notre grosse planta assure comme un chef (je pense qu’il n’y a plus de luz) et nous avons même la télé et Internet. Alors, par égard pour nos amis de St-Martin et St-Barth, pas le droit de se plaindre.

Ceci dit, cette saison cyclonique est bien fatigante, notre petit paradis révèle ses limites et il est vraiment temps, pour le moral de chacun que ces Irma, Maria, José et j’en passe aillent se faire voir ailleurs.

Comme un air de déjà vu !

Le chantier interrompu pour cause d’Irma, elle était belle ma piscine juste avant Maria.

Rebelote, on range tout, on rentre tout, on attache tout. Maria a réussi son pari d’être aussi grosse qu’Irma, il semble même qu’elle la surpasse. Après avoir semé la désolation en Dominique et en Guadeloupe, après avoir fait frémir St-Martin et St-Barth, après avoir piétiné Les Iles Vierges et ravagé Porto Rico, elle se dirige vers nous. Notre seul échappatoire, notre sauveur potentiel, le canal de la Mona qui a la délicieuse tendance de balancer des croche-pieds aux indésirables pour les propulser plus au nord. En attendant le verdict, on n’est pas vraiment rassurés. Maria devrait copieusement nous arroser dès cet après-midi et gronder et souffler cette nuit. Et ça, c’est pire que tout, dans le noir on entend le mugissement du vent, les arbres qui se tordent de douleur et craquent. On imagine sans peine le désastre et le pitoyable spectacle qui nous attend au petit matin mais dans le noir, tout s’amplifie. Et mes pauvres chiens …. un petit orage les terrifie pour la plupart alors un ouragan de cette intensité, je ne vous en parle pas. Et non, ma douce Anne, je ne partirai pas me réfugier en un lieu plus sûr en les laissant tout seul dans notre château de feuilles, sous notre toit de paille. Nous serons ensemble, comme toujours, dans la peine comme dans la joie. Un dernier regard à ma si jolie piscine qui vient juste de se refaire une beauté, demain elle sera défigurée comme le jardin qui pourtant avait bien résisté à l’hideuse Irma. Mais deux attaques l’une après l’autre, ça risque de faire beaucoup.

Si c’est possible, si ma planta a tenu le choc et Internet aussi, je vous donnerai des nouvelles demain, pas trop mauvaises j’espère. En attendant, le cœur gros et la boule au ventre, je continue de tenter de faire entrer le dehors dedans pour éviter la casse.

C’est la vilaine histoire de l’horrible Maria qui veut se faire aussi grosse que l’hideuse Irma…

Alors, elle s’enfle, s’enfle, s’enroule, s’affirme et de son œil torve nous nargue pas bien loin de nous dans l’Atlantique (juste maintenant c’est déjà un cyclone de force3!). Alors, oui, bien sûr on panique, on se fait le film tragédie, on pense au pire…. Et puis, il y a les pros et puis les amis qui même loin de nous, analystes plus avertis nous rassurent en nous dressant un bilan réalistes de la situation. Après Olivier Tisserand, excellent dans ses observations « irmaniennes », voici l’analyse d’Alexandre Houisse qui surveillent de loin la trajectoire de cette nouvelle calamité.

 

« Après Irma, Maria

La comparaison s’arrête là, mais Maria risque tout de même de passer en catégorie 3.

Gwada : Les Saintes et Basse-terre devraient être concernées par les conditions cycloniques. Grande terre aura des vagues et de la pluie.

Le nord de la Martinique risque également de recevoir une marée de tempête et beaucoup de pluie.

Les îles du nord ne « devraient pas » être affectées.

Avec ces bestioles, on se méfie toujours des changements de trajectoire, d’où l’utilisation du conditionnel.

Las Terrenas Rep Dom :

Bien qu’il faille rester prudent, je ne suis pas inquiet. Ok la trajectoire le fait passer Jeudi (il peut changer d’avis en 4 jours) à 65 kms au large du village. En supposant que ça ne change pas, Maria aura traversé Porto Rico du Sud-Est au Nord-Ouest, ce qui a toujours pour effet de faire perdre de la puissance aux cyclones. Ce qui peut vraiment nous affecter, c’est encore une fois la houle cyclonique, celle d’Irma a fait des dégâts, on n’a pas besoin que Maria en remette une couche. Après, il y a toujours la question du cumul de pluie. A 60, 70 kms du centre d’un Ouragan Majeur, il peut encore y avoir beaucoup de pluie …

Pour conclure, à cette heure, les Saintes, Marie-Galante, Basse-Terre (y compris côte ouest) et la côte-sud de Grande Terre, on ne fait pas semblant de se mettre à l’abri ! (Flo Rd, Didier Rubin, Isabelle Truffet, Patricia Patgwada … )

Les côtes Nord et Atlantique de la Martinique, de Grand Rivière au Vauclin (Peggy Phinoson-Ferrand, Alexandre Prevot, Annie-Dominique Poullet Jean-philippe), on prend conscience que Maria se renforce et va passer à moins de 50 bornes de la Presqu’île de la Caravelle.

Soyez bons et forts ! »

Nous allons essayer, merci Alexandre.