Les termites nous rongent

Nés à l’époque des mammouths, les termites (on dit un termite) sont de sales petites bestioles invisibles qui remontent insidieusement depuis le sous-sol, le long des murs et des charpentes, en quête de cellulose. Ils prolifèrent dans les habitations car la chaleur et l’humidité font le délice de ces insectes. Pour peu que vous ayez opté pour un toit en cana, bingo, chez vous elles seront au paradis. Ils se nourrissent de cellulose et vivent en colonies. Ils s’attaquent aux charpentes, planchers, aux huisseries, aux meubles mais aussi au papier, au plâtre ou aux textiles, travaillent dans l’ombre, car ils craignent la lumière et creusent des galeries rejoignant leur termitière parfois éloignée du bâtiment. Ils grignotent le bois de l’intérieur et, quand on s’aperçoit de leur présence, les dégâts sont souvent déjà assez graves. On ne le voit pas (le termite redoute toute exposition à l’air) et on ne l’entend pas. Pour pénétrer dans une maison, il construit ses chemins à travers les joints de mortier d’étanchéité et de dilatation, dans les canalisations, dans les vide-sanitaires, dans les gaines de câbles électriques (créant parfois des courts-circuits . Seuls indices : les «cordonnets», ces chemins de couleur noire, ces galeries qu’ils fabriquent en surface, avec des excréments de la terre et de la salive, pour contourner un obstacle.

Le cauchemar des propriétaires
Les termites sont le cauchemar de tous les propriétaires. En quelques années seulement, ils peuvent fragiliser voire ravager une maison entière et constituent un véritable fléau dont il est difficile de se débarrasser. Si elles parviennent à s’introduire dans une construction, ils progressent de bas en haut et font feu de tout bois: revues, livres, papiers et cartons stockés, puis parquets, plinthes, menuiseries, portes, meubles et enfin poutres et charpentes sont inexorablement grignotés, digérés….

Des signes avant-coureurs
Pris à temps et scrupuleusement surveillés, on n’a cependant jamais vu de termites dévorer une maison ! Sans trou ni sciure en surface du bois transformé en mille-feuilles par leurs puissantes mandibules, il semble difficile au néophyte de repérer l’activité des termites. Leur vie sociale animée les trahit cependant la plupart du temps. En effet, l’activité fourmillante des ouvriers (workers sur l’image)(90% à 95% de la colonie) dont la mission est de nourrir d’éléments cellulosiques ingérés puis recrachés les soldats et les reproducteurs de la termitière, peut être détectée l’apparition de galeries terreuses (les cordonnets) à la surface des murs, du bois ou du sol.

Que faire alors ?
Fumiger ou mieux faire fumiger régulièrement et entièrement votre propriété, dedans et dehors et si possible demander aux voisins d’en faire autant.

Je garde toujours sous la main une solution anti-termites dans un petit pulvérisateur pour pourvoir agir vite et pas trop salement (on trouve des produits très efficaces dans la plupart des ferreterias, demandez conseil). Hier, ces saletés essayaient de grimper au plafond de la salle de bain, sortant d’une prise électrique, leur chemin soigneusement construit dans un espace de quelques millimètres entre un grand miroir en fer et le mur…. J’ai horreur des termites et je suis constamment à l’affût. 1/2 heure plus tard, chemin détruit, murs nettoyés… bon je ne sais toujours pas ce qui se passe dans la prise électrique…
Pas d’autre solution que de surveiller partout, toujours, spécialement en période humide comme c’est le cas en ce moment…. C’est un travail de longue haleine et un combat pas gagné d’avance.

Un petit geste pour aider Turtle Dive Center à sauver notre barrière de corail et notre faune marine.

Le poissonLion,l'ennemi à abattre....

Le poisson Lion, l’ennemi à abattre….

La dégradation des fonds marins est à son comble et,si personne ne réagit, on court à la catastrophe. Armé de son bâton de pélerin, Philippe, le boss de Turtle Dive Center multiplie les rencontres, notamment avec les pêcheurs, très concernés, et leur explique. Ennemi numéro un le Poisson Lion qui n’a pratiquement aucun prédateur et un appétit féroce qui décime des populations entières de poissons locaux. L’idée: le pêcher au maximum, histoire d’en diminuer le nombre, considérable, et, pourquoi pas le cuisiner. C’est excellent parait-il.

 

Le poisson perroquet.... 1tonne de sable par an...

Le poisson perroquet…. 1 tonne de sable par an… à boycotter de vos assiettes.

Deuxième évidence, cesser de pêcher, cette fois, le poisson perroquet.Ce majestueux poisson aux couleurs vives est un ami de la barrière de corail. Muni d’une imposante et puissante mâchoire tel le bec de l’oiseau auquelle il doit son appellation , il broute à la surface du corail mort pour se nourrir des micro algues qui le recouvrent. Au passage, il grignote une partie de la zone superficielle du corail mort qu’il concasse à l’aide de sa puissante mâchoire. Le corail ainsi broyé est ensuite rejeté sous la forme d’une fine poudre par le poisson perroquet qui contribue activement à la production du sable blanc constitutif des fonds coralliens. Un poisson perroquet adulte produirait 1 tonne de sable par an……. Dingue.

Aujourd’hui, Philippe sollicite votre aide pour éviter la catastrophe. Je vous livre son appel clair et urgent. Sûr que vous n’y serez pas insensible. Un grand merci d’avance.

« Suite à mes postes concernant mon projet, beaucoup mon demandé plus d’informations.

J’ai commencé ce projet il y a plus de 6 ans maintenant, quand je me suis rendu compte de l’état de la barrière de corail en front de mer.

Ce récif, détruit à plus de 80% ne fait plus son travail, pourquoi? ?

Tout simplement car la vie qui gravite autour n’existe plus, plus de poisson perroquet, celui-ci créait plus de 1 tonne de sable par an et par adulte. Je demande donc à tout le monde, de refuser de manger ce poisson, d’autant plus qu’il est porteur de maladie.

Le poisson lion, véritable fléau dans les caraïbes, détruit tout sur son passage car il n’a pas de prédateurs. Il peut manger jusqu’à 2/3 de sa taille par jour, mais surtout peux pondre jusqu’à 1500000000 oeufs par ans, et oui un fléau.

Celui-ci par contre est très bon à manger, n’hésitez pas à en demander.

Alors une fois après avoir pris connaissance de tout ça, on a commencé à communiquer avec les pêcheurs, fait des conférences dans les écoles, les associations, acheté du matériel pour baliser les sites de plongées, afin d’éviter de jeter l’ancre. Nous sommes le seul centre à faire ça sur las terrenas, malgré les remontrances faites aux autres.

Et, nous avons commencé à tuer les poissons lions, surtout avant le mois de mai, car début de la période de reproduction.

Du coup, depuis tout ce temps, nous avons multiplié par plus de 300 le nombre de poissons.

Le petit amène du plus gros, ainsi va la chaîne alimentaire, du coup, nous avons parfois la visite de requin, tortues, raie, etc…

Concernant les coraux, pour repeupler les récifs, il faut commencer à créer un vivier, avec des structures métalliques pour pouvoir introduire ces derniers.

Plus le vivier sera important, plus la progression sera importante.

Nous avons tenté de démarrer ce vivier il y a quelques temps à l’aide d’une association que je pensais être à la hauteur, mais en vain.

Il est vrai que j’avais du coup un peu baissé les bras, sans soutien technique ni financier. Une grosse partie venant des bénéfices du centre de plongée et de quelques bonnes personnes.

Cette année, nous avons été contactés par FUNDEMAR, association qui a les moyens techniques pour mener à bien ce projet.

Nous avons ensemble, la semaine dernière,plongé plus de 3 h 00, pour vérifier si le site préconisé pour accueillir le vivier est propice et fait un inventaire sur les fonds marins.

Tout est positif, suite à tout ça, nous allons créer le premier vivier sous forme de musée.

Des structures en inox représentant des espèces marines où seront implantés les coraux, et à côté de chaque sculpture, un pupitre expliquant, les coraux et le projet.

Si nous récoltons suffisamment de fond grâce à votre générosité, une partie sera mise à l’eau ce mois-ci, très important car août est la périodes de reproduction des coraux et surtout avant le départ de la périodes cyclonique.

La deuxième phase sera planifiée en janvier l’année prochaine.

Voilà, si vous désirez plus de renseignements, n’hésitez pas à venir me voir au centre de plongée, turtle dive center du Paseo

Vous pouvez continuer à déposer vos dons à Fort Knox.

Merci encore pour votre générosité. »

Dariel, Dario, Veronica, Luigi, Bonbon, Diyele, les irrésistibles petits héros du Manantial….

Les irrésistibles petits héros du Manential.

Niché au cœur du petit hameau d’Abra Grande, le rio Manantial, depuis des générations, fait la joie des petits et des grands. Une eau de source claire et fraîche qui déambule au milieu d’une végétation fabuleuse, une piscine naturelle, coquette et bienfaisante pour de belles journées en famille ou entre amis. Les gamins s’en donnent à cœur joie, pataugeant, s’éclaboussant, riant de toutes leurs dents dans ce décor féérique, juste à eux, au milieu de leur bario. Sauf que….. çà, c’était avant. Depuis quelques années, en catimini, le décor féérique vire au cauchemar, de limpide, l’eau est devenue glauque, découvrant entre ses bras désolés poissons morts et désordres de plastiques et autres saloperies en tous genres. Et si les gamins, inconscients du danger continuent à profiter de leur petit coin de paradis, c’est au péril de leur santé.

Elle, c’est Patricia, un genre de délicieuse fée, aussi adorable que discrète. Institutrice par passion, elle vit dans ce bel endroit depuis très longtemps. Baroudeuse en diable, elle revient d’un long périple en bateau qui lui a permis de découvrir aux quatre coins du monde les endroits les plus secrets, les plus fabuleux. Mais c’est ici qu’elle se sent chez elle, parmi ces gens sincères, ces bambins qu’elle adore et qui le lui rendent bien.

De retour depuis peu, c’est avec beaucoup de tristesse qu’elle a découvert l’état de son environnement. Une déchetterie à ciel ouvert. Loin de baisser les bras et de se contenter de se lamenter, avec force et conviction elle a décidé d’agir pour changer le cours des choses. Avec l’aide d’Alexandre, un autre navigateur passionné, amoureux de son village, ils ont réfléchi et ont pris la peine de rencontrer les habitants du hameau, du chef du village aux voisins les plus discrets. Avec beaucoup de gentillesse, sans les brusquer, ils leur apprennent jour après jour que, comme partout dans le monde, la pollution avance à pas de géant mais qu’ils sont les acteurs et les responsables de leur bien-être mais aussi de leur mal-être. De rencontres en rencontres, ils leur font  prendre conscience que quelque chose ne tourne pas rond. C’est sûr, les habitants n’ont pas changé de comportement en quelques mois, depuis toujours et sans se rendre compte de la gravité de l’acte, ils balancent allègrement leurs ordures dans la cenega toute proche des rives du rio. Mais, constructions, remblaiement sauvage, accumulation démesurée d’ordures de toutes sortes ont contrarié le cours de la rivière et aujourd’hui elle se venge.

Et les enfants, inconscients profitent toujours de leur petit paradis.

… tandis qu’à quelques centimètres poissons morts et saloperies de tous genres polluent l’eau de leur piscine naturelle.

Une déchetterie à ciel ouvert….

Alors, avec beaucoup de patience, Patricia et Alexandre s’efforcent de trouver des solutions. Un club de la madre se réunit régulièrement pour parler de la planète, de la pollution et des bons gestes pour la prévenir ou du moins la contenir. Des stages de coutures se mettent en place pour réaliser des sacs en tissus qui remplaceront les sordides poches en plastiques et pourquoi ne pas penser à les décorer et à les vendre aux touristes, histoire de se faire une petite cagnotte. Les déchets organiques sont les bienvenus pour nourrir le nouvel élevage de cochons dans le quartier avant de terminer dans le futur atelier de compost….. un tri sélectif des ordures étant envisagé.

Et puis, le jeudi 1er juin, grand événement au sein de la petite communauté, la première opération de nettoyage du rio, de ses rives et de la piscine. Pour l’occasion, Yann du club nautique à la pointe de Las Ballenas avait prêté des canoés pour récupérer les déchets qui se baladaient au milieu du plan d’eau. Inutile de vous dire qu’ils firent la joie des gamins, ravis de l’aubaine et venus nombreux en ce premier jour de rio propre. Dariel, Dario, Veronica, Luigi, Bonbon, Diyele, les irrésistibles petits héros du Manantial ont fait un travail fantastique. Les adultes se firent plus rares ce jour-là, mais ce n’est que partie remise, pas question de les laisser à l’écart. De plus en plus, tous se prennent au jeu et presque instinctivement se baissent pour ramasser les détritus qui dénaturent leur paysage. Opération pilote réussie ? En tout cas, l’impulsion est donnée et la sensibilisation individuelle tant espérée semble bien sur le point d’éclore.

Eufemio, le « chef » du village n’est pas en reste.

Un bambin en pleine action….

Le Manential avant….

…. et après l’intervention rio propre

Yann du club nautique, toujours prêt à rendre service.

Après l’effort, le réconfort!!!!

Une jolie histoire ! Pas seulement, Patricia et Alexandre ont le désir ardent de voir leur projet-pilote partagé avec d’autres, histoire d’échanger des idées et de faire évoluer les choses en grand. Ce serait tellement mieux de se rencontrer avec des gens de barios différents et de mettre en commun des savoirs, des projets. Si le cœur vous en dit, si vous aussi vous pensez que la pollution n’est pas obligée de nous envahir et qu’il est encore possible de réagir en impliquant tout le monde, alors n’hésitez pas. L’engagement est important et gratifiant mais ne prend pas tellement de temps. Nous vivons dans un si bel endroit, la preuve vous l’avez choisi. Alors, à l’instar de ces deux belles personnes, cessons de nous lamenter et de critiquer les non faits, partons à la rencontre des vrais acteurs, serrons-nous les coudes et agissons avec harmonie pour le bien de tous.

La « récolte » du jour….

Toute suggestion sera la bienvenue, osez me l’adresser en commentaire, je l’adresserai avec plaisir aux brillants initiateurs qui vous attendent avec impatience.

Et c’est reparti pour 6 mois…..

On y est, et c’est parti pour 6 mois, le 1er juin marque dans  l’Atlantique Nord,  le début de la saison des ouragans; elle prendra fin le 30 novembre. Les risques de perturbations majeures étant généralement optimales en septembre. Mais attention, saison cyclonique ne veut pas dire mauvais temps, durant toute la période, le temps est en général chaud et majoritairement beau et ensoleillé, ce qui réchauffe la mer et favorise la venue des satanés ouragans. Mais pour bien tout comprendre, lisez donc la suite!

Petite piqûre de rappel : comment se forme un cyclone ?

  • Tout d’abord, il ne se crée pas à partir de rien. Il faut, à l’origine, qu’une zone perturbée pré-existe : un amas nuageux ou une ligne de grains ou encore une onde tropicale, qui est dans le jargon spécialisé, une perturbation tropicale. Les perturbations qui nous concernent prennent le plus souvent naissance au large du Cap Vert mais pas seulement, elles peuvent aussi naître très près de nous et se développer rapidement.
  • Autre condition, celle qui assure le  » carburant  » du système, élément nécessaire pour maintenir ou développer une zone perturbée. Ce carburant, c’est l’eau chaude, l’océan devant avoir une température d’au moins 26°, certains disent même 26,5 degrés Centigrades, sur au moins 50 mètres de profondeur. L’évaporation de surface de grandes quantités d’eau fournira l’énergie nécessaire pour entretenir le système de machine à vapeur qu’est une formation cyclonique. Si l’eau est trop froide, le cyclone ne peut pas se former ou, s’il était déjà formé préalablement, il s’affaiblit puis finit par perdre ses caractéristiques cycloniques tropicales.
  • Autre élément : les vents régnant dans l’environnement du système doivent être relativement homogènes de la surface jusqu’aux sommets nuageux, au-delà de 12 à 15 km d’altitude. Sur toute cette épaisseur, le profil de vent doit en effet être régulier, c’est-à-dire avoir la même direction et la même force ou presque. Lorsque cette condition est réalisée, la partie active de la perturbation reste concentrée et un renforcement du système peut s’effectuer. Sinon, l’énergie développée par le système va se disperser et le système a tendance à se  » cisailler « . C’est le cas par exemple quand on rencontre des vents d’Est dans les premiers niveaux, alors que des vents d’Ouest ou de Nord sont observés plus haut. Le déplacement du système va se trouver contrarié, et il aura tendance à se désorganiser.
  • Enfin, il y a une condition absolument nécessaire, qui est en réalité une nécessité mécanique, physique primordiale. Les courants d’air ascendants au cœur du système vont abaisser la pression atmosphérique en surface, mais il n’y aura de dépression pouvant se creuser que si on n’est pas trop près de l’équateur. En effet, sur les régions équatoriales, conséquence de la rotation de la Terre sur elle-même, le tourbillon ne peut se créer car la force de pression agit pour combler immédiatement toute velléité de creusement dépressionnaire. Ainsi, un cyclone ne peut se former que s’il se situe à plus de 6 ou 7° de latitude. C’est cette condition qui empêche aux cyclones de se développer ou de se diriger vers la Guyane ou le nord du Brésil, pour ne parler que des régions proches des Antilles : ce sont des zones trop proches de l’Equateur !

Toutes ces conditions sont donc nécessaires à la formation et au développement d’un cyclone tropical. Si l’une au moins de ces conditions n’est pas remplie, le cyclone ne peut se former. Si un cyclone était formé et qu’une de ces conditions disparaît, il s’affaiblira et pourra se désagréger au bout de quelques heures : voyage au-dessus d’eaux trop froides ; parcours sur de larges étendues terrestres (s’ils rentrent, on dit atterrissent, sur des continents, sur le Mexique ou les Etats-Unis par exemple, ils peuvent mourir, se dissiper, dans les 24 heures) ; profil de vent dit cisaillé ; trajectoire trop proche de l’équateur.

Le cyclone dans tous ses états

On les appelle ouragans, cyclones ou typhons, ces trois termes désignent tous un seul et même phénomène que l’on appréhende et que l’on surveille de très près lorsque l’on vit sous nos latitudes. Les cyclones tropicaux se caractérisent par des vents soutenus d’une vitesse maximale d’au moins 120 km/h près du centre.

En fonction de la vitesse maximale du vent soutenu, on distingue trois classes de perturbations tropicales:

  • Dépression tropicale quand la vitesse est inférieure à 63 km/h;
  • Tempête tropicale quand cette vitesse se situe entre 63 et 118 km/h; c’est à ce stade qu’on baptise le phénomène;
  • Cyclone ou ouragan quand cette vitesse dépasse 119 km/h.

Les cyclones tropicaux peuvent s’étendre sur des centaines de kilomètres et s’accompagner de vents destructeurs, de pluies torrentielles et d’ondes de tempête, voire parfois de tornades. L’échelle Saffir-Simpson classe les ouragans en cinq catégories selon leur force. Voici les vitesses maximales des vents soutenus correspondant à ces catégories:

  • Ouragan de catégorie 1 – les vents soufflent entre 119 et 153 km/h;
  • Ouragan de catégorie 2 – les vents soufflent entre 154 et 177 km/h;
  • Ouragan de catégorie 3 – les vents soufflent entre 178 et 209 km/h;
  • Ouragan de catégorie 4 – les vents soufflent entre 210 et 249 km/h;
  • Ouragan de catégorie 5 – les vents soufflent à plus de 249 km/h.

Comment baptise-t-on les cyclones tropicaux?

La durée de vie des cyclones tropicaux atteint une semaine voire plus, si bien qu’il est possible que deux cyclones tropicaux se produisent simultanément. Pour éviter toute confusion, les prévisionnistes baptisent donc chacun des cyclones tropicaux à partir de listes annuelles où alternent prénoms féminins et prénoms masculins classés par ordre alphabétique. Ainsi, en 2017, nous ferons peut-être la connaissance de Arlene, Bret, Cindy, Don, Emily, Franklin, Gert, Harvey, Irma, Jose, Katia, Lee, Maria, Nate, Ophelia, Philippe, Rina, Sean, Tammy, Vince, Whitney.

Comment prévoit-on les cyclones tropicaux?

Partout dans le monde, des météorologistes font appel à la technologie moderne (satellites, radars ou ordinateurs) pour suivre l’évolution des cyclones tropicaux. Ces phénomènes sont souvent difficiles à prévoir, car ils peuvent brusquement perdre de leur intensité ou incurver leur trajectoire. Les météorologistes disposent cependant de technologies à la pointe du progrès pour prévoir comment un cyclone tropical évoluera, y compris dans son déplacement et ses variations d’intensité, ou encore quand, à quel endroit et à quelle vitesse se produira son atterrage. Les Services météorologiques des pays exposés sont ainsi en mesure de publier des messages d’alerte officiels et, grâce à la coopération et à la coordination à l’échelle internationale, la surveillance des cyclones tropicaux, dès les premiers stades de leur formation, ne cesse de s’améliorer.

Prévisions 2017

Le National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a publié ses prévisions pour la saison cyclonique 2017 sur le bassin Atlantique Nord. L’activité risque d’être supérieure à la normale selon une probabilité de 45% (versus 35% proche de la normale et 20% en dessous). 11 à 17 systèmes tropicaux seraient baptisés (normale : 12) dont 5 à 9 atteignant le seuil du cyclone tropical (normale : 6) dont 2 à 4 intenses ou très intenses (normale : 3).

L’absence ou la faiblesse d’El Nino, une température de surface de l’océan proche à supérieure de la normale au niveau des tropiques et en mer des Caraïbes et le cisaillement vertical du vent prévu plus faible que d’habitude seront autant de facteurs favorisant cette forte activité. La première tempête tropicale de la saison a d’ailleurs été d’ores et déjà baptisée « Arlene » dès le mois d’avril, donc bien en amont du début officiel de saison cyclonique .

La saison 2016 avait d’ores et déjà été la plus active depuis 2012 avec 15 phénomènes baptisés dont 4 ouragans majeurs et le terrible Matthew à l’origine d’au moins 500 morts en Haïti.

En aparté, je vous donne mon truc pour contrer les cyclones, chaque jour en période cyclonique, je me connecte à l’un de ces sites et si un cyclone pointe le bout de son nez, je le regarde droit dans les yeux et ne le lâche plus jusqu’à ce qu’il disparaisse de l’écran. Juré, ça marche!

– Données et tracking phénomène en cours

http://www.intellicast.com/Storm/Hurricane/AtlanticSatellite.aspx

http://www.ospo.noaa.gov/

Page FB: Meteo des cyclones

Message de l’ambassade de France

Chers compatriotes,

La République dominicaine entrera en période cyclonique à partir de ce jeudi 01 juin, et ce, jusqu’au 30 novembre selon la définition de l’Organisation météorologique mondiale.

Cette période est caractérisée par des dépressions et des tempêtes tropicales qui peuvent parfois se transformer en ouragans. Les fortes rafales de vents et précipitations qui en découlent sont susceptibles de causer d’importants dommages aux habitations et aux infrastructures du pays, voire de mettre en danger la vie des personnes.

Pour l’année 2017, le Bureau National de Météorologie Dominicain (ONAMET) a annoncé que le groupe d’experts de l’Université du Colorado aux Etats-Unis s’attendait pour la zone Caraïbes, Atlantique Nord et Golfe du Mexique, à une saison cyclonique d’activité normale.

Selon les derniers modèles numériques de projection, 11 perturbations tropicales pourraient se former dans la zone, parmi lesquelles 4 pourraient atteindre le niveau d’ouragan, dont 2 seraient susceptibles d’être majeurs (au moins de catégorie 3 – vent supérieur ou égal à 178 km/h ).

L’ONAMET appelle la population à redoubler de vigilance pendant toute cette saison cyclonique suite aux conséquences des précipitations déjà accumulées depuis plus de 6 mois (sols gorgés d’eau et lacs de barrage à un niveau de stockage élevé).

Durant toute cette période, nous vous invitons donc à:

–  consulter sur notre site internet, les pages relatives à la saison cyclonique : https://do.ambafrance.org/saison-cyclonique-preparezvous et https://do.ambafrance.org/Memento-de-securite-de-l-Ambassade-de-France-a-Saint-Domingue.

   Vous y trouverez de nombreuses informations, notamment sur les précautions à prendre avant, pendant et après un ouragan.

–  suivre régulièrement les bulletins d’information ou d’alerte météorologiques qui seront émis par les autorités dominicaines (http://www.onamet.gov.do/ , https://twitter.com/onamet ; http://www.coe.gob.do/ https://twitter.com/coe_rd).

Nous vous rappelons le numéro de téléphone d’urgence de l’Ambassade, pour les Français en difficulté : (+1) 809 805 6721.

Bien cordialement,

L’Ambassade de France

Un orage tropical….

Pour tous ceux qui vivent loin de nous, ça impressionne. D’ailleurs, avouons-le, c’est impressionnant. Une pluie drue qui s’affirme haut et fort, loin de la petite bruine pernicieuse qui peut perturber les journées d’automne. Et puis, l’orage, furibond, des éclairs et des coups de tonnerre de folie qui peuvent exploser un cocotier. Si c’est tout près de chez vous, ça fiche les chocottes . Et bien, ce matin, en cette avant-veille du 1er juin, date officielle de la période cyclonique sous nos tropiques, nous avons eu droit à l’un des tous premiers orage tropical de la saison. Je ne vous parle pas de l’état psychologique des mes chiens, terrorisés. A tel point que j’ai du interrompre toute activité domestique pour m’asseoir sur la banquette et les prendre tous, ou presque sur mes genoux. C’est bien une maman.

Mais le but de ce petit post n’est pas de vous attendrir devant l’amour d’une maman-humain pour ses chiens. Non, ce qui m’énerve c’est juste qu’il a plu fort, c’est vrai, mais pas très longtemps et pas plus fort que d’autres fois. Et pourtant, cette heure de pluie à suffit à semer la pagaille, de nouveau, dans le village. J’ignore au moment où je partage ces réflexions avec vous si il y a eu de graves dommages. J’espère que pour tout le monde, et surtout les plus démunis, ça va aller. Mais, quoi qu’il en soit, les images que j’ai vues (malheureusement) dénote d’un problème ardu qui n’est en aucun cas dû à l’intensité des intempéries mais bien au réseau d’évacuation des eaux et à l’éternel problème du rio séparant les deux rives de Las Terrenas. Certes, le rio est de nouveau largement sorti de son lit pour s’étaler sur la calle Carmen entre le bateau et le pont d’Abundio et plus généralement le long de chacun de ses bords. Mais, à Hoyo Cacao, là où je possède toujours mon terrain, la rue bordant Luz y Fuerza ressemblait à un torrent en furie. Jamais vu ça, de mémoire de terrenarien. Là, pas de débordement de rio, il n’y en a pas. Juste un problème d’écoulement. Et, dans le village, je ne vous parle pas de l’odeur, si vous voyez ce que je veux dire.

Il y a une semaine exactement, le maire du village mobilisait la police pour dégager les trottoirs des quelques malheureux, mais tellement charmants occupants qui empiétaient sur le domaine public. Il ferait mieux de mobiliser ses troupes pour régler une fois pour toute le vaste problème des évacuations qui, lui, est une vraie plaie pour le village. Mais, c’est sûr, il s’agit là d’une opération plus difficile, plus salissante et moins photogénique. Et qui demande un minimum d’intelligence.

Ca c’est pour mon coup d’gueule. Je voudrais rassurer tous mes fidèles lecteurs qui ont envie de venir nous rendre visite. Un orage, une ondée tropicale sont des choses normales en cette saison. Au moment où je vous « parle », il fait un soleil radieux, les plantes de mon jardin sourient de toutes leurs feuilles et les petits oiseaux, ravis, s’égosillent dans un concert improvisé, accompagnés de leurs copines grenouilles. Un délicieux tintamarre qui me met le coeur en joie. Mis à part aux abords du rio turbulent, les plages sont belles et la mer est à 30*.  Ne vous fiez pas aux vilaines images qui défilent sur FB. Elles sont prises dans l’instant et ne reflètent pas une vérité qui dure. Ce matin, il a plu, hier et avant hier et le jour d’avant, il faisait un temps exceptionnel et cet après-midi, je vais vous laisser pour faire un petit plongeon dans ma piscine. A bientôt.

Détournement en fa mineur……

Un petit cadeau pour vous faire patienter en attendant l’album.

Détournement en fa mineur est le second titre en ligne de l’album Indulgence d’Anne Satin dont je vous ai longuement parlé dans un précédent article (Anne Satin, en route pour une nouvelle vie). Après si tu savais qui se moque avec désinvolture des cancans et de la jalousie, Détournement en fa mineur nous raconte l’histoire d’amour possible entre une femme mûre et un tout jeune homme. Paroles fortes et sensibles à la fois, mélodie douce, arrangements somptueux, Anne nous dévoile là encore une autre facette de sa personnalité d’artiste déjà confirmée.

Domingo, mon p’tit bonhomme, mon premier amour-garçon à 4 pattes….

 

Heureux au bord de sa piscine avec Mina

C’est une longue et belle histoire entre nous. C’était en juillet 2004…. Un dimanche matin, quelqu’un sonne à la porte, Ricardo, le maestro de la cana venait vérifier si tout était en ordre sur notre toit. La maison était terminée depuis peu. Dans ses bras, une cagette, et dans la cagette….. deux petites minuscules choses s’agitaient, gémissaient, le corps à peine couvert de poils et les yeux complètement clos. A l’époque, j’étais encore sous le choc de la perte de mon amour infini, Eva, ma petite westie. Depuis, Choupita la délicieuse chatte blanche aux yeux pers et Mina la « petite-fille » de Patricia, jolie chienne de coco noire et feu partageaient ma vie … mais j’étais encore si triste. En voyant ces deux petits bouts de chiens, si vulnérables, si fragiles, mon cœur s’est déchiré, j’aurais fait n’importe quoi pour étrangler ceux qui les avaient abandonnés sur la plage, près d’une poubelle et n’importe quoi pour leur sauver la vie en leur donnant tout mon amour. J’en pris un dans mes bras et ne le lâchais jamais plus. Ricardo s’est occupé du second.

 

Sous l’oeil inquisiteur de Choupita.

Quelques jours après son arrivée.

Avec Mina et Choupita, on fait connaissance.

Domingo était entré dans ma vie. Pas facile au début, il devait avoir une dizaine de jours au maximum, tout tremblant, le bec toujours ouvert, affamé sûrement. Vite je filai acheter un biberon de poupée que je dénichais je ne sais où, de la farine pour BB, du lait écrémé et c’était parti pour de longues journées et nuits à nourrir cet adorable petit être…. Toutes les deux heures….. En apprenant cette aventure TOUT le monde me disait « ne t’attache pas, il ne peut pas vivre, il est trop petit »…. A l’époque, pas de vétérinaire complice, Enrique n’est venu que bien plus tard. Hannibal Mata, c’était le nom du seul véto à des kilomètres à la ronde. Il arrivait de Sanchez sur sa mobylette avec sur son porte-bagages un vague assistant et sa mallette à « outils » et avait vraiment peu de temps à consacrer à des questions existentialistes sur la vie ou la mort d’un petit chiot !

Malgré les avis, je tins bon, aimais Domingo de tout mon cœur. Il dormait dans mon lit et c’est souvent à moitié endormie que je lui donnais son biberon plusieurs fois la nuit. Un jour, il a ouvert les yeux, m’a regardé….. Quelle  émotion. Il commençait à se déplacer seul sous le regard intrigué de Choupita et Mina. Un matin, un peu plus tard il s’est réveillé avec deux oreilles immenses, toutes droites sur sa toute petite tête. Le choc, il était affreux. Les oreilles d’un chiot ont déjà leur taille définitive. Mais je crois que je l’aimais encore plus. Puis, ce fut sa queue qui commença à m’intriguer, obstinément, elle se tortillait en tire-bouchon.

Une étrange mais ravissante queue en tire-bouchon

Domingo a grandi, pas toujours facile, il m’a fallu passer dix jours avec Seb at Claude à Cabrera, il y a 10 ans pour essayer d’avoir une quelconque autorité. J’étais sa femme, sa maman, sa chose et même si c’était un amour de chien, il ne m’obéissait pas, mais pas du tout. 10 jours plus tard, tout est miraculeusement rentré dans l’ordre, notre amour était toujours aussi fort et réciproque mais c’était moi le maître. Ouf ça m’a fait un bien fou. Quand Claude est venu s’installer dans mon bungalow, et qu’il s’est mis dresser ses chiens et ceux de ses clients dans mon jardin, nous avons eu envie d’essayer avec Domingo. Incroyable, c’est qu’il était doué le bougre. Pas toucher à maman. C’était toujours lui le premier à venir me défendre, tous crocs dehors.

Avec Mina, pas toucher maman.

 

Paquita, la 3ème venue à la maison.

Et, si je vous en parle aujourd’hui, c’est que pour la première fois de sa vie, Domingo est à la clinique. Malgré toutes les mises en garde du début, il a une santé de fer et n’a jamais été malade. Mais là, depuis quelques mois, il souffre d’une vilaine hernie mal placée qu’Enrique refusait au départ de lui retirer…. Domingo a 13 ans aujourd’hui, un âge un peu élevé pour une opération. Mais vu la taille de la « tumeur » plus moyen de reculer. Il devait être opéré sous péridurale, ça ne semblait pas compliqué mais là, juste là, un coup de fil d’Enrique qui me panique, c’est plus grave que prévu, péridurale pas possible. Son coeur n’est pas très en forme non plus. Mais d’après lui, l’opération est absolument indispensable ou c’est une condamnation à mort. Il l’emporte tout à l’heure faire un électrocardiogramme à Santo Domingo puis l’opérer si toutefois c’est faisable sous anesthésie gazeuse. Bouhhhh j’aime pas çà et les heures qui viennent risquent d’être douloureuses.
Je t’aime mon p’tit vieux bonhomme et, avec tes 9 frères et sœurs, on t’attend avec impatience. Et quand tu reviendras, je te ferai plein de câlins et de tartines au beurre salé que tu aimes tant. A très vite.

Je t’aime mon BB.

Anne Satin, en route pour une nouvelle vie. Son tout premier interview d’artiste.

Un petit air de Zazie, un joli brin de voix délicat à la Carla Bruni, Anne Satin lève le voile sur sa nouvelle vie.

Ca ne vous ait jamais arrivé d’avoir envie de passer un petit moment avec une personne. Juste parce qu’elle vient de faire un truc énorme qui vous a profondément touché. Et juste parce que vous vous dites que ça fait 14 ans que vous vivez dans le même village du bout du monde et que vous n’avez même pas pris le temps de la connaître. Et bien voilà, ça, c’est fait. Et je dois dire que j’en suis ravie.

Nous avions rendez-vous à 11h dans un décor somptueux, tout au bord de la mer. Et, pendant 2 heures, nous avons fait connaissance, papoté, rigolé. L’espace d’un moment suspendu, en aparté, la jolie Anne s’est dévoilée, s’est racontée. Et, presque en catimini, sur la pointe des pieds, je suis entrée dans sa vie et ses pensées.

Elle est belle Anne. La beauté sereine d’une grande fille sportive bien dans sa tête et droite dans ses basket, débordante d’énergie mais toujours posée avec ce maintien gracieux qu’elle doit à ses nombreuses années de danse classique. 25 ans de Caraïbes, 23 ans comme chef d’entreprise aux côtés de son mari Stéphane, 2 grands enfants, une jolie maison. La dame a tout pour être heureuse et croyez-moi, elle l’est. D’autant plus qu’elle vient d’accomplir un rêve qui lui tenait à cœur depuis son enfance sans vraiment pouvoir le définir: se lancer dans la musique. Mais attention, à fond, pas en amateur, pas juste histoire de « karaoker » avec les potes. Non, non, Anne, auteur-compositeur et interprète est sur le point de sortir son premier album « Indulgence » dont cinq titres ont déjà été enregistrés dans un studio londonien avec des musiciens prestigieux.

Tout a commencé avec la rencontre d’un tromboniste anglais de renom Denis Rollins qui est devenu son ami, l’a initié au délice du jazz londonien et, sans ambages, l’a prise sous son aile.

Très jeune, Anne se nourrit de musique. Et si elle obtient d’excellents résultats avec la flûte à bec, c’est le piano qui la séduit le plus et conserve ses faveurs. Mais, elle se passionne aussi pour la littérature, persuadée au fond d’elle-même de devenir un brillant écrivain…. A presque 40 ans, elle se remet au piano, avec ardeur, passant du classique au moderne avec une facilité déconcertante.  Il y a juste un an, un drame vient bouleverser sa vie. Son père qu’elle adore meurt dans ses bras. Le choc est terrible mais un déclic se produit dont elle parle comme du dernier cadeau de son père, peut-être le plus beau. Elle se met à transcrire sur du papier les émotions si fortes de cet instant difficile. Ses notes se transforment en un magnifique poème doux-dure, touchant et électrisant qu’elle s’empresse de mettre sobrement en musique. « Laissez-moi croire », un bel hommage au disparu, plein de pudeur, déchirant par sa retenu. Un superbe solo de trombone joué par son ami Denis Rollins souligne la gravité de l’instant et confère à ce titre une dimension bouleversante. Dans la foulée et mue par une créativité surprenante, elle écrit et compose quatre autres titres, très différents dont le déjà célèbre « Si tu savais », son premier clip.  C’est dans sa vie de femme mûre et belle qu’elle puise son inspiration. De délicieuses petites histoires, pas si anodines, dans lesquelles chaque femme « dont on chuchote l’âge » comme elle aime à le dire, peut s’identifier. Les amies, la jalousie, la séparation, la séduction …. En fil conducteur le temps qui passe inéluctablement…. autant de thèmes qui lui tiennent tellement à cœur.

Bercée dans son enfance par les mélodies envoûtantes de Brassens, Léo Ferré, Reggiani, Barbara, elle se passionne très vite pour Gainsbourg mais aussi pour Benjamin Biolay dont elle ne désespère pas de se rapprocher rapidement pour, pourquoi pas, une belle collaboration. En attendant c’est avec une autre pointure de la chanson, dominicaine cette fois que notre artiste va collaborer et, elle n’en est pas peu fière. Un duo, inattendu mais très attendu avec le célèbre Pedro Acosta, interprète, mais surtout parolier, entre autres du roi de la Bacchata Franck Reyes. Un événement qui la réjouit d’autant plus qu’elle espère aussi véhiculer dans ses chansons l’amour et la tolérance de l’autre, de la différence.

On papote, on papote et le temps passe, elle est radieuse Anne, elle démarre une nouvelle vie dont elle n’osait même pas rêver, bye bye l’écrivain, bienvenue l’artiste. C’est décidé, elle se lance à fond dans la musique, touchée et boostée par  les éloges unanimes et émouvants émanant des musiciens l’ayant accompagné dans sa première aventure. Il faut dire qu’elle m’a permis de jeter un œil très curieux sur sa messagerie et waouh venant de musiciens que l’on s’arrache dans ce monde très fermé, il y a de quoi être fière. Prochaine étape, enregistrement des derniers titres à Londres avec dans sa valise, elle l’espère Pedro Acosta, mixage, peaufinage et sortie de l’album. Son dernier rêve, collaborer avec Benjamin Biolay et monter sur scène. C’est tout le malheur que je lui souhaite.

Chez Ada, au Paseo, la douce caïmite joue la vedette….

Il y a les chinolas, les mangues juteuses, les papayes, les goyaves, les corossols aussi et puis les jolies caramboles, les pastèques rafraîchissantes, les noix de coco et les pamplemousses bien sûr ….. et puis il y a les caïmites. Et moi,je ne le savais pas! C’est tout à fait par hasard que mon amie Bernadette, férue de fleurs, plantes et fruits en tous genres m’en a parlé ce matin avec gourmandise en me précisant, « vite, il y en a chez Ada »…. Ada, c’est la jolie marchande de fruits et légumes du Paseo, à côté du parking. Mais si, je vous en ai déjà parlée. Elle est ravissante et raconte les yeux pleins d’étoiles les histoires de ses produits tout frais qu’elle chouchoute comme des petits bijoux. J’y suis allée, dare-dare et à côté du basilic bien charnu, du persil, des sacs d’oignons de salade croquante, de tomates, de bananes vertes ou mûres, j’ai découvert à quoi ressemblaient les fameuses caïmites. On dit caïmitos en dominicain.

Le caïmitier est un remarquable géant pouvant atteindre les 30 mètres de haut. Beau et majestueux, il est riche en latex utilisé pour ses propriétés médicinales et tient son nom des taïnos, friands de ses délicieux fruits sucrés. Il a la particularité d’avoir des feuilles vert brillante dessus et brun doré duveteuse dessous. Il se cultive à la fois pour sa valeur ornementale et pour son fruit qui se cueille car il ne tombe pas. La caïmite, appelée aussi fruit-étoile en raison des 8 à 10 quartiers disposés en étoile au centre du fruit ou pomme-lait car une pulpe laiteuse sort lorsque l’on coupe le fruit se consomme frais et mûr, elle a la taille d’une pêche. La pulpe est douce et savoureuse avec un taux de sucres élevé de 14%. Elle contient une grande richesse en vitamines, A et C et celles du groupe B, du calcium et du fer, des glucides, lipides et protéines ainsi que du polyphénol. La consommation de ce fruit, calme les troubles intestinaux. Il est également succulent en confitures.

Alors, vite, précipitez-vous sans tarder dans la petite échoppe d’ Ada, elle vend ses petites merveilles 15 petits pesitos et il n’y en aura pas pour tout le monde.

Ada, la jolie marchande de primeurs du Paseo.

 

 

Quand on touche à la Playa Rincon ! la rumeur enfle.

C’est l’une des plus belles plages du pays, voire du monde, un bijou.  Alors, c’est sûr, quand on y touche ça fait mal. Et voilà que dimanche dernier, la beauté naturelle de cet endroit presque unique en a pris un sale coup. Le soir…. La nuit…. Pourquoi justement à cette heure tardive ?  En catimini, plus de 150 cocos ont été abattus (plus de 200 m de côte), même pas proprement, même pas gentiment ou au moins avec respect, laissant place à un paysage désolé, des troncs à moitié coupés, saccagés, quelques pencas éparpillées, des bouquets de cocos orphelins. Mais que s’est-il donc passé, qui a permis ou exigé un tel massacre.

La rumeur va bon train. Valerio de Infos Diario qui n’a pas l’habitude d’écrire n’importe quoi soutient dans son édition du 7 avril que le Directeur Régional du Milieu Ambiant n’était pas du tout au courant de cette action de déforestation et que seul le Maire de Las Galeras a à répondre de cet acte que Ministère du Milieu Ambiant condamne. Pire, cette hérésie n’aurait été commise que pour satisfaire les désirs d’une poignée d’individus que nous connaissons bien, à Las Terrenas « Les Survivors » dont je vous ai longuement parlés l’an dernier alors qu’impunément, ils piétinaient une plage de ponte der tortues protégées. Tout ça pour les besoins d’une télé-réalité « bidon » !!!

 

« Director provincial de Medio Ambiente asegura corte de matas en playa Rincón fue autorizada exclusivamente por el síndico

CATEGORÍA: LOCALES PUBLICADO EL VIERNES, 07 ABRIL 2017 ESCRITO POR VALERIO DEL PEZZO – INFOS DIARIO

Tala de árboles en playa Rincón Tala de árboles en playa Rincón El director provincial de Medio Ambiente, Señor Negrito De León, aseguró a este director que los ocurridos en Las Galeras en la noche del pasado domingo ya está bajo investigación por parte del Ministerio de Medio Ambiente y puede concluirse con sanciones administrativas e/o legal contra el síndico de Las Galeras quien fue identificado como única persona que autorizó una compañía de producción de series televisivas a cortar matas en playa Rincón, una playa reconocidas entre las 10 más bellas del mundo.

De león afirmó que esta compañía de producción televisiva sí tenía permiso, otorgado por el Ministerio de Medio Ambiente, de grabar películas en la provincia Samaná, pero nunca esta institución le otorgó permiso para cambiar el escenario natural que esta península ofrece a locales, turistas y visitantes.

Dijo que el domingo por la noche, en esta playa, fueron cortadas 150 matas de coco y una cuarentena de mata de uva de playa.

Resaltó que en dicho lugar, el lunes, se podía ver un cartel de ¨Alcaldía trabajando¨ acompañado de una foto del síndico. »

Declaró que una comisión del Ministerio de Medio Ambiente de repente se trasladó en Las Galeras para averiguarse de la entidad del daño ambiental y de la identificación de los responsables del hecho.

Resultó que el síndico de Las Galeras, conocido como Pimpe, fue quien autorizó la tala de árboles sin consultarse con la autoridad competente.

Aclaró que el Ministerio de Medio Ambiente someterá el síndico a una sanción administrativa y/o una acción legal.

De otro lado, el director De León desmintió las voces que indicaban que una acción similar está siendo ejecutada en la playa Cosón del Municipio de Las Terrenas, donde Medio Ambiente está interviniendo en esta playa cortando únicamente las matas de coco que fueron declaradas en estados críticos y dañino, según el plan otorgado por el Ministerio de Medio Ambiente.

Je préfère penser que ce n’est pas possible et qu’un Maire responsable ne peut décemment pas abonder dans ce sens.

L’autre rumeur qui circule elle aussi serait que cette opération aurait été accomplie avec l’accord complet du Milieu Ambiant pour préparer la venue massive de touristes lors de la Semaine Sainte. Je vous laisse savourer ce texte d’anthologie, ridicule au possible émanant d’un ami du Maire de Las Galeras.

 

5 avril, 13:18

ATENCION GALERAS, PAIS Y EL MUNDO!!!

Anda circulando una noticia distorcionada, sobre los trabajos que se realizan en la « Playa Rincón », con motivo de la Semana Santa que se avecina, aparte de que son trabajos necesarios y permanentes para el buen mantenimiento de esa hermosa playa.

El Sábado anterior, hubo una reunión en la cual participó el Ministerio de Medio Ambiente (ahí les incluyo el video), y se acordó sanear la playa para recuperarla, aparte de que se prepara para recibir a todos los bañistas de la Semana Mayor.

Dentro de esos trabajos, se acordó la eliminación de algunos árboles (que estan muy cerca de las costas y que representan un peligro), para ser reemplazados, por árboles de almendra y uva de playa.

Recuerden que una playa libre de arbustos, donde se puedan esconder mal-intencionados, es una playa segura.

La intención de todo esto ha sido la de mejorar nuestras playas, para que todo el que la visite se lleve la mejor impresión…Trabajos que NUNCA se habían hecho en ninguna gestión anterior, porque estábamos carentes de autoridad y quien le duela lo nuestro.

En la foto, pueden ver el resultado…Una playa linda, hermosa y segura para todos.

Porque nosotros SI podemos!!!

En gros, les cocotiers étaient dangereux par leur proximité de l’océan (peut-être mais 150 quand même, ça fait beaucoup d’un seul coup) et aussi parce que des gens mal intentionnés pouvaient s’y cacher et détrousser les paisibles touristes sur la plage….. Ce serait drôle si ce n’était pas si triste et définitif.  Il termine son pamphlet  avec la photo ayant suscité l’émotion de partout en disant « sur cette photo vous pouvez voir le résultat…. Une plage belle et harmonieuse, et offrant la sécurité pour tout le monde. »

Ce n’est pas un gag, c’est un cauchemar.

Cependant, dans l’immédiat, aucune autre info n’étant parvenue jusqu’à nous, nous ne pouvons que déplorer un tel acte et attendre les vraies explications.