Sous l’oeil de Pam!

Elle, c’est Pam, ma presque fille, ma jolie belle-fille. Parisienne par obligation, elle reste dominicaine de coeur et c’est avec un bonheur infini qu’elle savoure ces quelques jours de vacances à Las Terrenas où elle a passé une partie de sa jeunesse.

Je lui ai chipé (avec son accord bien sûr) quelques images qu’elle collectionne pour plus tard, quand elle sera loin de nous dans son Paris tout gris. Merci Pam. Les voici en vrac et pas dans l’ordre, histoire de refaire une petite balade dans Las Terrenas.

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Après la Semaine Sainte, c’est nettoyage….

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Place des Lices et son règlement savoureux…..

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Aujourd’hui, c’est lessive, le linge sèche sur des barbelés, au beau milieu du village, mais en plein soleil.

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La famille plus Rachel, une pétulante et incontournable touriste de passage, chez Paco.

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Un vendeur de …. drapeaux, casquettes, serviettes…..

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La plage, évidemment.

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OneLove!!!!!!

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Le mur du cimetière dessiné par Marie et Alfredo

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Retour de pêche

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Pam dans la jolie maison d’hôte de Leif et Béryl

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En balade dans les environs

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Ah les petites échoppes….

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Un petit tour au Marché aux poissons

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Morte de rire devant cette pseudo clinique vétérinaire qui vend également chlore pour la piscine et cigarettes électroniques….

Un jour….. une image: un samedi de folie….

Thierry, dépité cherche en vain sa jolie plage sous le flot de voitures....

Thierry, dépité cherche en vain sa jolie plage sous le flot de voitures….

Il faut dire que le temps était de la partie. Ciel bleu, mer calme, soleil resplendissant…. la foule en délire était aux anges. Des dizaines de milliers de personnes, des jeunes en majorité se sont éclatés sur le littoral de Las Terrenas. Sponsorisée par de grandes marques, l’alcool coulait à flot, et ce qui devait arriver arriva, une jeune fille lâchée seule à fond sur un quad qu’elle ne maîtrisait pas est morte en ratant son virage.

Voilà, la musique vient de s’arrêter, quelques quads à échappements libres (j’adore pas!!!!) sont rentrés se coucher au bout de ma rue, quelques heures de repos et tout ce beau monde rejoindra ses pénates. Tant mieux? La Semaine Sainte et sa folie fait partie intégrante du paysage terrenarien. Nous, les « vieux », on le sait et l’on reste bien sagement à la maison ou l’on sort à pieds pendant que le long des plages, les autos, quads,  motos, piétons sont culs contre pare-chocs, aller-retour et retour-aller car le chemin ne mène nulle part. Michel le téméraire a mis plus d’1h30 hier pour venir du Village des Pêcheurs à notre maison, parti en plein soleil, il faisait nuit quand il est arrivé!!!!

Demain tout sera rentré dans l’ordre, les joueurs de boules retrouveront leur terrain de prédilection et …… Tatoo pourra reprendre ses balades le long de la plage.

Et moi, je serai toujours là pour vous raconter mon beau pays …..

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Et la nuit, embrumé par l'alcool, sans doute, plus de retenue, on a perdu le nord et l'on circule allègrement sur la plage au ras de l'eau.... pas coll ca!

Et la nuit, embrumé par l’alcool, sans doute, plus de retenue, on a perdu le nord et l’on circule allègrement sur la plage au ras de l’eau…. pas cool ca!

 

Jeudi 15 avril. C’est parti, grosses autos et personnages débridés, voire dénudés ont envahi le village. Sur les plages les stands bien barricadés et payants sont prêts à recevoir leur public, les animateurs se chauffent la voix. 11h, ç’est parti, fort, très fort, les chiens du quartier hurlent à la mort, je me retiens un peu, je crois que je vais les imiter.

Vendredi 16 avril. Musique interdite jusqu’à minuit. Ce qui n’empêche pas mes délicieux voisins de pousser leur sono à fond au bord de leur piscine. On ne s’entend plus penser.

Samedi 17 avril 2017. On est au coeur cette semaine de folie, étroit mélange de fête, de joie, de musique, d’alcool, de bruits en tous genres. La nuit a été difficile, ici à Las Ballenas, la Musique autorisée à partir de minuit semêlant à des feux d’artifices, puis d’étranges rugissements de cornes de brume, de hurlements de foules en délire ou de DJ alcoolisé. 

Dimanche. Ouf!C’est fini. Jamais ces quelques jours de dingue n’ont jamais été aussi pénibles. Rive gauche, rive droite, musique à fond, à péter les tympans du vendredi minuit à dimanche 7h du mat, en non-stop. Une musique électro mixée à du reggaetton insupportable entrecoupée d’hurlements de pseudos DJ alcoolisés. Pas un riverains à plus d’1km qui n’en ait souffert. Une folie pas douce du tout avait bel et bien envahi le village. Quads et motos à échappements libres semaient la terreur dans les moindres chemins devant les yeux horrifiés des parents outrés. Et la plage!!!! Outre les milliers de papiers, de canettes, de dégueulis, ce sont les ornières laissées par les grosses, belles autos parkées au ras de l’eau puis faisant des compétitions sur le sable pour celles qui réussissaient à se sortir de leur enlisement qui l’ont le plus défigurée.

Alors, oui comme me l’a fait remarquer une dame inconnue sur ma page FB, « on est chez eux » (phrase que je déteste, réduisant les habitants de RD à des indigènes dans le plus vil côté du terme), mais est-ce une raison pour se comporter comme des sauvages (et pour le coup, on n’était pas loin….. des indigènes), 3 jours et 3 nuits durant. Ne serait-il pas possible pour les autorités d’organiser un tel défoulement un peu plus loin du village, les endroits ne manquent pas. Dans les autres pays du monde, les rave parties sont étroitement surveillées et organisées loin des habitations. « On est chez eux » OK, mais pour de vrai pour le coup, j’ai pété les plombs….. Et, outre quelques accrochages et tôles froissées, cette épidémie de folie s’est quand même soldée par une mort.

Quelques video chipées sur YOUTUBE pour vous donner une idée de l’atmosphère…… pas toujours glamour……..

Un jour (pas comme les autres)….. des images…… Vendredi Saint à Las Terrenas.

Les images, mises à part les QUATRE premières, sont de l’an dernier, celles de cette année sont assez semblables, le même monde, voire pire, complètement foufou, heureux de ces quelques jours différents, avide d’une totale liberté débridée.

Le Village des Pêcheurs, ça bouchonne, ça rigole, ça s’exhibe et ça picole…..

Et bing, il n’avait pas vu le cocotier….. ce n’est qu’un parmi de nombreux accidents de la journée, tôle froissée le plus souvent.

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Je crois que l’on appelle ça, la rançon de la gloire. Jugez par vous même, et ce n’est que le début, demain devrait être bien pire.

Les photos sont prises à Las Ballenas, juste en face de chez moi, en temps normal, personne, la mer calme, le sable blanc, quelques chiens de coco sympas, 2 ou 3 petits bars ravissants, la fameuse Place des Lices de mon copain Thierry…. et hier, sur le coup de 4 heures de l’après-midi………

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Certains n’ont jamais trouvé la mer et, dépités ont installé leur table de camping au milieu des autos….. c’est pas beau cà.

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Et, à l’heure où je partage ces images avec vous (8h du mat), quelque part, certainement à Punta Poppy, la musique bat son plein depuis cette nuit, à fond la caisse, jamais fatigués les fêtards de la Semaine Sainte!

 

A quelques encablures de Las Terrenas, la magie des plages de Las Galeras.

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Tout au bout du bout de la péninsule de Samana, quand la route s’arrête là où commence la plage et qu’elle vient buter contre l’océan, on est arrivé au bout du monde, on est arrivé à Las Galeras. Petit village authentique, Las Galeras est encore épargné par le tourisme de masse, même si, depuis quelques années, il a le vent en poupe et se développe à petits pas. Hôtels et restos de qualité fleurissent çà et là, tout comme les centres sportifs, équitation, plongée…. Il faut dire que cet endroit est bourré de charme. Situé à l’écart du monde, à une vingtaine de kilomètres de Samana, on y arrive par une route qui a connu des jours meilleurs mais qui traverse de superbes paysages, océan sauvage ou tranquille, végétation tropicale et adorables petits villages hauts en couleurs. Le hameau est composé de quelques maisons flanquées de cocotiers, son atout charme, sa plage de sable blanc et ses eaux limpides, véritable toile de maître peinte dans des tons délicats de verts, de bleus, d’or où paraissent, indolentes, quelques barques de pêche typiques. Délicieux havre de paix, Las Galeras ressemble fort à un paradis exotique propice à la nonchalance et à la détente maximum à savourer en amoureux ou en famille. Ah oui, sur place, n’oubliez pas de faire un petit tour à l’aquarium naturel Kaio (du nom de son créateur japonais). Kaio est un parc récréatif et écologique, conçu pour protéger la vie marine et observer les poissons dans leur environnement naturel à 300 mètres de la plage de l’hôtel Grand Paradise Samana .

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Des plages d’exception

C’est juste à côté de Las  Galeras que se cache une des plus belles plages du monde, Playa Rincon aux eaux turquoises et cristallines. 5 km de bonheur entourée d’une végétation exubérante.

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Pour rejoindre Rincon en auto, il vous faudra emprunter une piste caillouteuse mais praticable de plusieurs dizaines de kilomètres. En chemin, n’hésitez pas à vous arrêter à l’Iguanario.

guanouyUne belle initiative visant à protéger l’iguane, en voie de disparition dans la région. Vous y observerez quelques specimen d’une espèce endémique l’iguane rhinocéros et y reconnaîtrez peut-être Guanou, un iguane aussi beau qu’intrépide (d’une autre espèce, plus colorée) qui, pendant quelques années avait élu domicile en toute liberté dans mon jardin. Malheureusement, avec le temps, Guanou devenait de plus en plus sociable et mes chiens de moins en moins à son égard. Et, pour qu’il ne finisse pas sous leurs crocs, j’ai dû me résoudre, la peine au cœur, à le conduire dans ce lieu juste fait pour eux.

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Playa Fronton, sauvage et fantastique, des eaux transparentes et chaudes abritent une faune extraordinaire. Playa Fronton, petit bijou exotique, est célèbre pour ses incroyables roches de marbre blanc.

LE Crabe Farci Antillais, le vrai…. celui de Tia Dadette.

Un jour …. une image: fallait oser

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Un petit bar a poussé sur la plage, en face de l’hôtel Las Cayennas à Las Ballenas. Jusque là rien d’anormal; mais quand on y regarde d’un peu plus près, quand on se penche sur sa dénomination, alors là ça devient rigolo. Ben oui, fallait oser et ils l’ont fait, le joli petit bar posé sur le sable à dix mètres de l’eau s’appelle Borracho Beach saloon, littéralement le bar-saloon de plages de l’ivrogne….. sympa non!!!! Pas très glamour mais original.

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De beaux souvenirs….

Vous ne saviez pas, je suis fan, folle, dingue….. de chiens, d’ailleurs surtout de mes chiens. J’en ai toute une collection, 10 depuis que Comanche m’a quitté. De toutes sortes, des trouvés sur la plage, dans une poubelle, des jetés par-dessus mon portail, des offerts par des amis (heu….. amis???? oui!!!!!) puis des désirés, choisis, tous adorés. Il faut dire que la vie n’a pas toujours été courtoise avec moi, elle s’est même montrée sévère. Bref, un jour, ce sont les chiens qui m’ont permis de remonter la pente, ils sont devenus des amis, des enfants, des protecteurs indispensables et indissociables de ma propre personnalité. Et si j’ai eu la possibilité de m’entourer de tous ces animaux d’amour c’est grâce à un homme, un ami lui aussi, Claude, l’homme qui parle à l’oreille des chiens. Il les connait par coeur, les devine, les comprend, les dirige sans jamais user de la force, tout en douceur mais avec une petite dose de fermeté quand même.

Et figurez-vous qu’il a même réussi l’impensable, dresser (j’aime pas le mot, je dirais plutôt inciter) deux de mes viralatas, Mina et Domingo à me défendre aussi bien que mes Malinois. Vous ne me croyez pas, regardez……

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Mina, c’est la noire, elle « attaque » en bas et Domingo croque en haut.

Puis il y a Cheyenne, Coca et ma petite Comanche qui, elle, avait décidé de se spécialiser dans la défense rapprochée. Tenue en laisse, pas possible de s’approcher de moi avec un air louche…. Je les aime mes chiens, c’est toute ma vie.

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Coca et Cheyenne, par deux elles choisissent de privilégier le haut ou le bas.

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Cheyenne, jolie malinoise, petite mais efficace.

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Comanche: pas toucher maman

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Pas toucher j’ai dit

Une tit’ douceur de Tia Dadette avant les Fêtes: le pain doux.

Un jour …. une image: un jour sinistre!

Il y aura toujours le Village des Pêcheurs d’avant et celui d’après. Et, on se souviendra longtemps de ce jour sinistre de mai 2012 où l’âme de Las Terrenas est partie en fumée.

Je m’en souviens comme si c’était hier, au réveil, le matin du 9 mai, plus d’électricité, plus de téléphone, plus d’internet….. Et pour cause, durant la nuit, un terrible incendie avait ravagé le Village des Pêcheurs, ne laissant que tristesse et désolation et brûlant, dans sa furie toutes les lignes électriques ou téléphoniques aux alentours…..

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