La saison douce…. mission cadeaux.

A quelques jours de Noël, l’idée s’impose, partir à la chasse au cadeau idéal et dégoter sans trop se bousculer les méninges celui qui n’est pas ringard, l’intemporel, original, design, unisexe ou délicieusement sexy. Doux aux papilles ou doux au toucher, celui qui illumine le regard, ludique, esthétique, câlin ou utile. De la bouilloire à l’assiette, de la lampe à la chaise, du stylo au couteau, de l’objet de déco rare à la babiole sympathique, du bijou de créateur au bijou de pacotille….. ne cherchez pas plus loin, vous trouverez tout pour faire plaisir ou vous faire plaisir dans les nombreuses boutiques de Las Terrenas.

Dépêchez-vous quand même, vous n’avez pas toute la vie, Noël c’est dans quelques jours et pour que les étoiles brillent dans les yeux de ceux que vous aimez, allez, on se remue le popotin.

Côté gourmandises, Lindo mène la danse avec ses chocolats gourmands, ses spécialités-saison, genre foie gras, huîtres ou autres savoureuses merveilles, ses grands crus classés, ses champagnes et, bien sût les petits délices de Nadine qui vous font de l’œil dans leur corner habillé aux couleurs du Père-Noël.

Allez, on se débarrasse du cadeau « utile », pas toujours apprécié à sa juste valeur et l’on file chez Bertrand. Dans son beau magasin EMB, vous n’aurez que l’embarras du choix entre les fers à repasser (oups), les robots culinaires, mixers et autres blenders…. Mais aussi les sèche-cheveux, les télés, le matériel hi-fi ou bien les casseroles, les BBQ…. Pas franchement glamour mais indéniablement indispensable.

Les petits budgets férus d’authenticité trouveront à coups sûrs leurs bonheurs dans les échoppes jolies éparpillées dans le village et foisonnant de paniers, corbeilles, jouets de bois, suspensions tintinnabulantes ou majestueux rideaux de coquillages. Osez pousser la porte des boutiques locales jalonnant la calle principale. Elles regorgent d’un tas de petits présents ravissants, parfois artisanat haïtien très intéressant à prix tout doux.

Les amoureux d’art ne sont pas oubliés. Du très beau chez Haïtian Galerie, Galerie Née, Galerie Charlie Simon….. sans oublier Rosita ou encore si le cœur vous en dit les toiles souvent charmantes des nombreux artistes haïtiens exposant le long des rues.

Chic et choc, les bijoux de Murano se déclinent dans tous les coloris et toutes les formes au Paseo. Et, chez Terrenas en Plata (ma boutique chouchou) ce sont les créateurs de bijoux du monde entier, dénichés par Babette et Jean-Paul, esthètes en la matière qui se sont donnés rendez-vous pour notre plus grand bonheur. Du tout petit prix à la pièce d’exception, il y a de quoi faire plaisir aux plus exigeants. Moi, j’adore, tout comme leur nouvelle boutique Concept Store par Terrenas en Plata qui a élu domicile sous le second bateau de Puerto Plaza. De splendides bijoux inédits, des objets de déco, des bougies d’un autre monde, des tableaux, de la délicieuse maroquinerie griffée…. Tout un monde magique où le beau règne en maître.

En fait, il y a tellement d’endroits sympas et d’idées subtiles que je vais sûrement en oublier. Comme on dit dans ces cas là pour ne froisser personne la liste n’est pas exhaustive. Je craque complètement  pour les sublimes sacs de Dreambag, pièces uniques, confectionnés avec amour et brio par la jolie Alexandra à partir de matériaux de récupération. De pures merveilles personnalisées. Ravissants aussi les paniers proposés par Sun Valley et Shanel au Paseo. Jolis les lampes, lampadaires appliques réalisés avec passion par Cinco y mas. Puis, il y a Laksmi shop. Je suis afficionado, alors en ce qui me concerne je ne m’approche pas trop, hyper dangereux pour le porte-monnaie. J’aime tout, mais absolument tout dans ce délicieux fouillis, les meubles, les bibelots, les objets de déco en métal, en bois, les tapis, les tissus, les bouddhas, les sculptures…..j’y passerais des heures, au Paseo ou au magasin principal calle Duarte, en face des « cubains ». Chez Jordy, calle Principale, c’est le plaisir des yeux. Des fleurs, des arbustes, des compositions, des sapins, vrais ou faux, une foultitude de petits cadeaux mignons. C’est un ravissement de tous les instants. Quant aux magasins de prêt à porter, ils sont légion aujourd’hui à LT. Tous rivalisent d’originalité en gardant leur style propre, histoire de satisfaire une clientèle exigeante. Il y en a trop, donc, je n’en citerai aucun. Heu coucou quand même Clo, Cathy et Caro….. Chuttt.

Quand je pense qu’il y a quelque 16 ans, lorsque je débarquai dans ce petit village, il n’y avait rien ou vraiment pas grand-chose. Haïtian Galerie était déjà en place, Laksmi shop peut-être, c’est tout. Pour le reste, direction la capitale. Une expédition. Il nous fallait pas moins de 5 ou 6 heures pour nous y rendre. Taxi dès potron-minet, oreiller pour terminer sa nuit et le chemin, long, long à travers plein de petits villages mignons ou pas. Mais ça c’est une autre histoire bien loin de la …. Mission cadeaux. Joyeuses fêtes.

La saison douce….

….toute douce. D’abord, la chaleur suffocante de l’été a fait place à une douceur qui  nous enveloppe comme un flocon de bonheur. Les températures extrêmes des mois d’août ou septembre se sont dissipées, aujourd’hui, le mercure oscille entre 24 et 28 degrès. Les soirées sont fraîches et l’on peut enfin se couvrir un tout petit plus sans transpirer à grosses gouttes. Les couettes voluptueuses sont de retour sur nos lits et un petit châle bien moelleux n’est pas de trop sur nos épaules ou nos petons lorsque, lovés dans nos coussins, on regarde la télé avec tous nos toutous ravis. Mais, le ciel est bleu. Depuis plusieurs semaines, l’ami soleil est de retour, la pluie pernicieuse lui a laissé sa place. Il veille sur nous et attend avec beaucoup d’impatience nos oiseaux migrateurs, nos snow birds, pressés de revenir réchauffer leurs délicates ailes à sa douce chaleur.

Et oui, la saison douce est aussi celle, transitoire, où nos amis des pays plus gris se rassemblent dans notre paradis joli. Pâlichons à leur arrivée, ils ont tôt fait de retrouver leurs belles couleurs et leur sourire au cours de longues promenades, pieds nus dans l’eau chaude de l’océan. A leur arrivée, impatients, ils notent les changements… tiens ce resto, il est nouveau…. Et cette boutique, waouh, c’est beau….. Ah là ils ont changé de propriétaire et, cette maison, mais ils l’ont transformée……. Puis, peu à peu, ils réintègrent leur seconde vie, pour quelques mois de délicieuse insouciance. A l’approche de l’été, ils repartiront vers leurs contrées lointaines, le corps bronzés et la tête pleine de belles images.

La saison douce c’est aussi une légère mais sensible transformation dans le comportement de tous ceux qui nous aident dans notre vie quotidienne. Depuis quelques jours, et comme chaque année à la même époque, je croule sous les attentions câlines de mon fidèle jardinier. Jolies plantes pour couvrir le nouveau mur de parpaings si vilain, potiron gourmand pour une soupe tout aussi savoureuse. Il arrive plus tôt, il repart plus tard….. C’est que la saison douce, c’est aussi pour eux celle du « regalo de navidad », leur treizième mois en quelque sorte. C’est une habitude, presque un dû que je lui concède avec bonheur, sachant que ces quelques billets en plus apporteront de la joie dans les yeux de ses proches. En aparté, quand je vois à la télé tous ces français en France qui se plaignent de leur sort, qui s’imaginent dans la détresse et se crêpent le chignon…  une immersion dans le monde de ce peuple dominicain leur ferait le plus grand  bien. Même si la misère est moins triste au soleil….. elle existe bel et bien dans notre village…. Mais, revenons à nos moutons ou plutôt à la saison douce….

Car, la saison douce, c’est aussi pour nous, résidents à temps plein…. la fin de la saison cyclonique qui s’étend du 1er juin au 30 novembre. Et, même si cette année, nous avons été totalement préservés, privilégiés, comme d’ailleurs nos voisins des Caraibes, nous n’oublions jamais que ça peut arriver et que sur l’impulsion d’une colère du ciel, notre vie peut en un clin d’œil se transformer en enfer. Alors quand le 1er décembre s’annonce, quel soulagement, c’est comme si on respirait mieux.

Et puis, il y a les vrais symboles de l’arrivée de Noël, des signes qui ne trompent pas. De ci de là, des bonhommes de neige incongrus, des pères Noël rigolos, d’étranges personnages colorés, des sapins malins en matériel de recyclage ou encore le véritable traineau du Père Noël, tiré par ses rennes, même pas fatigués d’avoir traversé l’océan…. Tout ce petit monde en papier mâché ponctue notre paysage lui conférant cette petite note ludique, l’esprit de Noël. Les Fêtes approchent avec leur parenthèse enchantée. Les touristes rayonnent, les conchos bossent tous azimuts, les commerçants cessent de se lamenter, passent en mode effervescence et s’activent pour préparer leur belle saison et les grincheux se terrent dans leurs cavernes, épuisés par tant de sourires et de vrais bonheurs.

Et puis, la saison douce c’est enfin le début de la course aux cadeaux. Aujourd’hui, à Las Terrenas, le choix est vaste. Et si l’on prenait rendez-vous pour en papoter dans un prochain article. Le sujet mérite toute notre attention.

En attendant, profitons de cette belle saison douce.

Un dimanche à La Plage….

Léo à La Plage.

D’abord, l’endroit est absolument sublime!

A la pointe de la plage des pêcheurs, les jolies tables de La Plage un brin bohèmes se partagent la vedette avec les barques colorées. Un ravissant bar convivial est pris d’assaut, histoire de ne pas perdre de vue l’habitude locale de prendre l’apéro, en attendant de goûter à l’exquise et déjà célèbre cuisine du jeune chef Guillaume. Il faut dire que malgré son jeune âge et son allure décontractée, Guillaume a de quoi être fier de son parcours sans fausse note au cours duquel, il a, avec brio, tutoyé les plus grand, à l’instar d’Alain Ducasse, son maître et son modèle. Bien décidé à profiter de la vie, de sa compagne Sarah et de son adorable petit garçon, il a pris la décision de relâcher un peu la pression suscitée par l’exigence de la cuisine de haut niveau et de prendre quelques années « presque » sabbatiques, entouré de sa petite famille. Il a posé ses valises à Las Terrenas et, pour notre plus grand bonheur, au hasard d’une rencontre avec Dominique, adorable résident de longue date au parcours atypique, l’idée est venue, comme une évidence de créer un petit resto sympa, les pieds dans l’eau mais avec une cuisine raffinée, inspirée des produits du terroir et de la mer, mais sortant des sentiers battus.

Allergiques, au beau, au bleu, au doux, au bon….. s’abstenir….

La Plage est née, sur la délicieuse Plage des Pêcheurs!

Guillaume est aux fourneaux et la jolie Sarah en compagnie de Dominique, s’occupe d’une clientèle totalement sous le charme. Quelques plats d’exception s’affichent sur un grand tableau noir tandis qu’un plat du jour, exotique et gourmand nous est proposé sur une ardoise d’écolier. Au menu Carpaccio de crevettes et mangue sur lit de roquette sauce vierge, Tartare de dorade à la verveine huile d’olive basilic chantilly Wasabi ou encore Aubergine grillée menthe et mozzarella. Le filet de dorade snacké au sésame sur risotto de légumes et son fumet de poisson est une tuerie, tout comme le filet de bœuf grillé hyper tendre et son jus juste divin et ses craquantes petites pommes rissolées. Les amateurs raffoleront du véritable burger au barbecue avec son excellent pain maison. Les desserts ne sont pas en reste et, les prix sont tout doux.

La plage est ouverte chaque jour pour le déjeuner sauf le mardi et, vendredi, samedi et dimanche toute la journée.

Allergiques au beau, au doux, au bleu, au bon….. s’abstenir….

Plage des Pêcheurs, trois mots de poésie…

Histoire de ne pas passer à côté de l’authenticité, osez une petite balade gourmande à la plage des Pêcheurs….

C’est, sans conteste, le spot incontournable, celui qui vous fera voyager dans le temps en vous plongeant en un clin d’oeil au beau milieu du Las Terrenas « d’avant ». Un bario haut en couleur, des petites cabanes, un peu ou beaucoup de guingois, en bois, en tôle, en palmes, un joli bric à brac de constructions hétéroclites, jaune acidulé, orange pétillant, bleu azur, turquoise, vert émeraude, …. posées sur le sable à deux pas de l’océan. C’est Paco et son Pacomer, précurseur visionnaire qui a su en tout premier flairer le potentiel du lieu, un endroit exquis et intemporel où se presse chaque midi une foule cosmopolite. On y déjeune sans chichi, les pieds dans le sable, au milieu d’un délicieux fouillis de barques de pêcheurs dans une ambiance bon enfant où l’on n’hésite pas à s’interpeller de table en table, sans même se connaitre. Et, si le style nomade authentique du décor improvisé joue un grand rôle dans cet engouement permanent, le marché aux poissons juste à côté, attire lui aussi les badauds, ravis d’assister, émerveillés, à l’arrivée, parfois rocambolesque, des pêcheurs locaux. On en prend plein les mirettes et plein les papilles. Clin-Clin, Dulce, Zu, Pacomer, El Pirata….et tous les autres, dominicains, chiliens, vénézuéliens vous concoctent avec amour et passion poissons tout frais, langoustes, cigales, crevettes, crabes de terre ou autres santollo aux envoûtantes saveurs Caraibes, riches en coco, gingembre, cilentrico, citron vert, curcuma, chinola …… Un pétillant festival de parfums juste sublimes.

Evadons-nous, moment de pur plaisir et de détente absolus pour une balade bucolique au milieu de ce lieu savoureux, haut en couleurs et bourré de charme. Merci Mimi pour ces belles images.

Novembre, impétueux.

Serait-ce la faute d’Octobre ? Douillettement lové dans la douce torpeur d’un bel automne aux mille saveurs, Octobre traînerait-il les pieds, rechignant à laisser sa place ? C’est sans compter sur la pugnacité de Novembre. Bien décidé à ne pas se laisser faire par ce malotru sans vergogne, Novembre a décidé de frapper un grand coup, histoire d’asseoir sa franche supériorité. Et, toute la nuit, il a fait son show. A grand renfort d’éclairs impressionnants et de coups de tonnerre inquiétants…. Un vrai orage tropical dans toute sa splendeur, aussi somptueux que terrifiant. Toute la nuit, au-dessus de nos têtes et du museau chagriné de mes toutous, ce ne furent que flashs de lumières et coups de foudre. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, mon lit s’est transformé en radeau de la méduse dans un délicieux fouillis de pattes, de museaux, d’oreilles, de queues et de poils. Quoi de mieux qu’une maman pour chasser l’orage. Puis, ce fut l’estocade, le coup final, fatal, mon château de feuilles en a tremblé de toutes parts et je suis prête à parier que quelque part, pas loin, un pauvre coco ébouriffé en a perdu la tête…. Grenouilles, crapauds et tous les insectes grigritants de la planète sont alors entrés en scène pour un concert cacophonique de toute beauté. Stupéfiant ! Bien sûr la pluie n’était pas en reste et au matin, très tôt, dès les premières lueurs du jour, les toutous réconfortés s’en sont donnés à cœur joie dans l’herbe tendre et bien mouillée.

Avec tambours et trompettes, Novembre est bel et bien arrivé. Mais on lui pardonne son impudence et son exubérance. Avec lui, sonne la fin de la période cyclonique. Et, même si cette année, et jusqu’à présent nous avons été totalement épargnés, c’est toujours avec un grand soulagement que nous abordons cette deuxième partie de l’année. Plus que quelques petits jours et nous entrerons dans cette période plus calme où le ciel oubliera de se montrer impétueux. Les oiseaux migrateurs venus d’Europe ou du Canada retrouveront nos jolies plages et savoureront sans se douter de nos angoisses « cycloniques » la douceur de vivre sous les tropiques.

Balade en images au marché du Parquecito

Ca y est, Las Terrenas va pouvoir s’enorgueillir de son marché artisanal et la générale, c’était aujourd’hui sous un ciel magnifique et avec une belle fréquentation. Un joli marché coloré, plein d’odeurs et de saveurs, bon enfant. Des stands variés et attractifs, des savons qui sentent bon, des rhums arrangés, des fleurs, plein, de toutes les couleurs, des bijoux jolis, des breloques, des joujous en bois, de ravissants objets de déco, de délicieuses lampes aux belles couleurs, des suspensions tintinnabulantes, des confitures, mmmm, savoureuses…. de la poterie, des sacs, du beachwear plein d’originalité…. Près d’une trentaine de stands régionaux, tenus par des gens craquants, souriants, de toutes les nationalités, des badauds ébahis et, en toile de fond, le plus joli décor que l’on puisse imaginer, l’océan bleu, infini ourlé de sa frange de cocotiers.

Le marché artisanal de Las Terrenas se tient chaque samedi au parquecito, le petit parc d’enfants, à côté de la Yuca Caliente. Une belle initiative de la municipalité.

Quand ça veut pas, ça veut pas. Tribulations dramato-comiques, renouvellement (ou pas) du permis de conduire…

Bientôt 16 ans que je vis en République Dominicaine. Côté papiers, pas de problèmes, grâce à mon défunt mari, très méticuleux et hyper organisé, je suis franco-dominicaine depuis 2007.Donc, gracias Dios, plus de soucis de cedula temporaire, puis temporaire définitive pas définitive du tout, plus de problème de résidence tout aussi pas définitive que la cédula définitive pas définitive du tout. Non, je suis dominicaine, point barre et quand, au bout de 10 ans, il me faut renouveler le petit bout de plastique qui atteste de ma nationalité, c’est ici, tout près de chez moi, sans visite médicale, sans pesos à débourser, sans rien…. Le rêve quoi.

Là où ça se complique en ce qui me concerne, c’est au niveau de ma licencia de conducir, mon permis de conduire donc. Bien sûr, toujours sous l’impulsion de mon défunt mari méticuleux et super organisé, j’ai le précieux sésame…. sauf que depuis qu’il n’est plus là, l’idée de m’occuper de ces vétilles ne m’a même pas abordée. C’est un post sur Facebook d’un vieux de la vieille de LT (coucou Laurent) qui m’a alerté. La semaine passée, il s’est fait contrôler et verbaliser sans raison apparente par des zélés de l’Amet en fonction à LT. Waouh, si on te cherche les poux dans la tête alors que tu as tous tes papiers et sans reproche…. Voyons où en suis-je…. Assurance OK, carte grise OK, marbet OK, permis….. aie…. Il a expiré en 2012 !!!!

Mais, comme je suis une grande chanceuse, le maire du village, le bel Alexis dont on peut savourer la délicieuse bobine sur les grands camions blancs des poubelles, celui qui, ne reculant devant aucun effort pour le bien de ses brebis terrénériennes a donné le premier coup de pioche pour l’élaboration d’une gigantesque porte d’entrée dans le village, indispensable, vous en conviendrez, celui qui ne se soucie pas vraiment de voir les rues de son village mises mal par les pluies incessantes…. Je ne vous parle pas du cloaque qui nous sert de chemin pour arriver jusqu’à notre château de feuilles…. Des mares géantes, presque des lacs et un revêtement de boue glissante et puante, impossible de se rendre à la plage à pieds, on risque de se rompre le cou à chaque pas tant ça glisse et dérape et que la boue s’invite entre les doigts de pieds…. L’horreur…. Mais bon, donc, ce bel Alexis a eu la délicieuse idée de convier le camion des permis de conduire dans la cour de sa mairie la semaine dernière. Bien résolue à me « mettre en règle », j’ai bien lu toutes les consignes pour le renouvellement de mon permis. En prem’s se rendre à la Banreservas pour payer les 2500 d’impôts…. Fait, sauf que comme mon permis avait dépassé la date de plus de 6 ans je n’ai pas payé 2500 mais 5600 pesos….. Puis demander un « certificat de bonne conduite » via Internet. Rapide, efficace, 600 pesos et le tour est joué. Copie de la cedula et hop direction le camion….. Sauf que…. Ben non, au-delà de 3 ans de retard, ce n’est plus de leur compétence. ? Il faut se rendre à la capitale à l’INTRANT(Institut national de transito y transporte terrestre)….. Pffff merde alors. Mais bon, allons-y. Je réserve mon taxi pour mardi matin 8 heures,( 9500 pesos). Fey, le conducteur, un amour de bonhomme connait Santo Domingo comme sa poche et me conduit, les doigts dans le nez jusqu’à destination.

Check. J’ai payé les impôts OK, pas payé le nouvel impôt concernant la charla, j’y vais 550 pesos…. Puis je me tape un cours magistral, la fameuse charla de education vial, à mourir d’ennui… une jeune femme nous parle pendant 1 heure, ordinateur à l’appui des règles de bonne conduite au volant, genre faut pas téléphoner, faut pas ouvrir sa fenêtre si un étranger vous apostrophe, faut partir de la maison en y laissant ses soucis et le sourire aux lèvres (mais si….), faut laisser passer les ambulances, et attacher sa ceinture et ne pas rouler sous l’emprise de l’alcool….. bref c’est terrible. Sortie de là, mon certificat en main, direction l’enregistrement qui sera suivi d’une prise de sang et d’un test de vision puis de la photo et de la signature électronique avant de recevoir le nouveau permis valable 4 ans. Sauf que……. A l’enregistrement, stupéfaction, ils ne trouvent pas trace de mon ancien permis…… C’était un FAUX ! Non!!!!! c’est trop d’un coup. Faut tout recommencer. 2 options ou transformer à nouveau le permis français en dominicain, le parcours du combattant, qui passe par l’Ambassade puis la chancellerie, puis à nouveau la Banreserva avant de refranchir les portes de l’INTRAN et de refaire tout ce que j’ai fait hier…… ou retourner sur les bancs de l’école de conduite à Nagua…… Je craque !!!!!

Ou alors je vends mon auto et je marche à pieds ! En attendant, direction Le National où, pour me remonter le moral, je fais le plein d’artichauts et de nonosses pour mes BB.

Et le permis, ben il attendra.

Las Terrenas Music Show, humour et qualité au rendez-vous.

D’après une idée originale d’Ennio Marchetti, le premier Las Terrenas Music Show s’est déroulé vendredi autour de la jolie piscine de la Résidence du Paséo.

Show un brin déjanté mais d’une très grande qualité, ce divertissement n’a pour objectif que de nous divertir et, en passant, promouvoir Las Terrenas d’une façon plus que sympathique. En live, des musiciens et chanteurs de qualité parmi lesquels Valério, Claudio et bien sur Ennio, sans oublier Michel « de la luz » et son inséparable harmonica. Le show souligne avec beaucoup d’indulgence et de gentillesse les caractéristiques des différentes nationalités vivant en parfaite harmonie dans ce merveilleux village. Dominicains, Italiens, Allemands, Français, etc…. tour à tour sont éclairés par les projecteurs pour notre plus grand plaisir. Aujourd’hui, Dédé de Lyon nous a fait mourir de rire. Sous les traits de Thierry de la Vela Blanca, Dédé de Lyon, français pur souche, délicieusement naïf est à la recherche de sa fiancée rencontré sur Internet. Ce qui l’a fait flasher c’est que d’emblée sans fausse pudeur et avec beaucoup de conviction elle l’a appelé « Mi amor » .

 

La Terrenas Music Show est visible sur les différentes chaînes de TV dominicaines et bien sûr sur U-Tube. Le prochain épisode sera tourné d’ici un mois dans l’exquis décor du Colibri.

Merci à tous, acteurs et créateurs, musiciens, présentatrices, techniciens pour la qualité de votre prestation. C’est du très haut et très beau niveau. Et, si le cœur vous en dit, n’hésitez pas à contacter la page Facebook Las Terrenas Music Show, histoire de jouer la vedette pour un moment inoubliable de bonne humeur et d’entente cordiale.

 

Karla Voleau . Bon sang ne saurait mentir

Photographe pris au piège, Papy se reflète dans les yeux de sa petite fille.

Petite fille de Michel Voleau (photographe), jeune, jolie, franco-dominicaine, Karla est elle aussi et le revendique une talentueuse photographe fraîchement diplômée de la célèbre école suisse ECAL, l’une des écoles d’art et de design les plus suivies dans le monde.

A l’instar de son grand-père, la belle aime sortir des sentiers battus. La preuve en image avec son projet de diplôme « hola mi amol » qui a été récompensé par le prix d’excellence dans les domaines de la conception et des arts visuels.

Hola mi amol, c’est toute l’atmosphère sensuelle de la République Dominicaine où elle est née et qu’elle affectionne. C’est une histoire, une enquête immersive sur les relations entre les femmes touristes avides de sensations fortes et les jeunes hommes dominicains pétrifiants de beauté et d’insouciance. C’est une façon, à travers les yeux ébahis de ces femmes amoureuses, libérées de tout complexe, d’observer et de désirer ouvertement les hommes. Durant tout un mois, Karla est entrée dans la peau d’une de ces touristes en mal d’amour. De Punta Cana à Las Terrenas, elle s’est prise au jeu et, à travers son appareil photo a fixé à jamais des instants furtifs mais intenses, brûlant de sensualité.

En aparté, petite immersion-plaisir dans le monde sensuel de Karla. Bon sang ne saurait mentir, à 25 ans, Karla est très fière de Mimi, ce papy un brin décalé et est bien décidée, comme lui de vivre à fond sa passion de la photographie.

Léo.

Vous me connaissez maintenant et savez à peu près tout de ma vie, de mes joies, de mes peines, de mes coups d’cœurs et de mes coups d’gueule. Vous savez donc que j’entre dans une période grisouille où, inévitablement, mes amis à 4 pattes, peu à peu vont me quitter. Lundi dernier, Mina s’en est allée…. Grande tristesse après près de 15 années de bonheur. Puis, vendredi, une petite boule d’amour, une incroyable pile électrique, un électron libre, un diablito, un monstre à pattes …. est entré dans notre maison et dans notre vie. Léo, 1 mois et demi.

Non, il ne remplace pas Mina, rien ne peut remplacer un animal aimé, avec lequel on a partagé une belle amitié. Simplement, Léo est arrivé au bon moment. Sa vivacité, son peps inégalable, sa joie de vivre a redessiné un sourire sur mon visage, à rajouté de belles couleurs dans ma vie.

Je lui avais déjà rendu visite chez sa première maman et, avais eu le privilège de faire la connaissance de Mia, sa sublime maman et ses 3 petits frères et sœurs. Son papa, Rocco est un merveilleux chien lui aussi. C’est Mimi qui est allé le chercher vendredi. J’ai préféré l’attendre bien sagement au château de feuilles, tentant d’expliquer à mes toutous très intrigués par mon bavardage incessant que leur vie était sur le point de changer du tout au tout. Ca n’a pas loupé !

L’arrivée du nouveau BB s’est super bien passée. On le renifle devant, derrière. On lui tourne au tour, au passage le retourne aussi, on l’observe. Léo n’est presque pas intimidé, tout au plus surpris quand la meute se met à aboyer lorsqu’un bruyant hélicoptère est passé juste au-dessus de nos têtes. C’est l’heure du repas, l’appétit est bien là. Puis du caca dans le grand jardin….. Mais c’est quoi ce truc vert qui me chatouille les patounes. Chic, des flaques d’eau, on se roule dedans, c’est bon ça…. Plouf dans la piscine, c’était pas prévu. Mais Léo sait nager et pour cette fois,  je le tire de ce mauvais pas. Plus tard, je lui apprendrai comment s’en sortir tout seul, comme un grand, comme les autres. La journée s’est déroulée, tranquille…. Mais la nuit….. un calvaire. Déjà que mon sommeil n’est jamais au beau fixe, là j’ai morflé. Bien sûr, le diablito a fini dans mon lit, ce qui ne fut pas au goût des autres. Le lendemain, l’amitié que je pensais acquise s’est transformée en grognements et exhibition de grandes dents terrorisantes, enfin terrorisantes pour moi, lui, ne semblait pas en être perturbé, ce qui me perturbait encore plus. La journée est passée, assez angoissante. Diego, mon grand malinois d’amour a fait la gueule et a fait sa tronche diabolique de chien d’attaque avec des dents de 15 cm, Cheyenne itou quant à Charlie, elle était au bord de la dépression. Même Tatoo s’est interrogé sur la nécessité d’introduire ce terrible élément perturbateur dans notre douce et harmonieuse complicité. La nuit fut tout aussi catastrophique que la précédente.

Il fallait agir et vite. Pour éviter de faire n’importe quoi, un petit message à Claude. Ben oui, Claude des chiens. Le meilleur comportementaliste que je connaisse mais qui, pour le moment bosse toujours à St Martin. C’est pratique ! Bref, quelques conseils, parait que c’est normal et que Léo doit trouver sa place dans la meute. Un précieux sésame  « Pas toucher »,un petit coup de torchon sur le museau trop agressif et tout devrait rentrer dans l’ordre….. Hier, Léo est allé faire un petit tour au village avec papa Mimi. Réticent au début, il a très vite accepté la laisse et parait que s’est comporté comme un vrai petit ange. A la maison, ça va plutôt mieux. Aucun des toutous ne se laisse intimider par sa jolie bouille d’amour, Diego est encore tiède à son égard mais, visiblement ça va mieux. Et la nuit ! Et bien les nuits se passent dorénavant dans le lit de papa Mimi avec p’tit Tatoo. On ferme la porte et nous, dans notre chenil, on dort tranquille……

Soit le bienvenu dans ta maison Léo. On t’aime déjà très fort.