En février, la République Dominicaine vibre au rythme du carnaval.

Comme dans toutes les îles des Caraïbes, le carnaval occupe une place de choix dans la culture populaire dominicaine, toutes les classes de la société y participent et chaque ville possède ses coutumes et l’atmosphère de fête qui règne en permanence dans tout le pays y trouve son apothéose. Aussi, bien qu’il ne soit pas aussi somptueux, aussi fou et réputé que celui de Rio, il n’en demeure pas moins une fête débridée, haute en couleur et riche en émotions.

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Durant tout le mois de février les villes du pays sont en fête, notamment La Vega, Santiago, Santo Domingo, San Pedro de Macoris, Punta Cana, Puerto Plata et Rio San Juan.Le carnaval est avant tout une fête populaire, un opéra-bouffe, règne de l’improvisation où masques, sarcasme, humour, grotesque et imaginaire se conjuguent . La musique, comme toujours en République Dominicaine, est omniprésente, et si les costumes chatoyants et colorés rappellent les coutumes du passé aux racines africaines et espagnoles, des influences carnavalesques venues d’Haïti sont aussi perceptibles.

 

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Pendant les défilés, dans la foule en délire ivre de musique (mais aussi de bière et de rhum), l’orchestre dominicain typique est composé de la guaïra, un cylindre de zinc contenant des graines, d’un gros tambour, d’une guitare et d’un accordéon volontairement dissonant produisant une belle cacophonie et les filles jolies et minces portent de plus en plus souvent des maillots de bain échancrés et de hauts plumets multicolores, comme leurs collègues de Rio de Janeiro, les sambistas cariocas.
Mais le personnage le plus populaire du Carnaval dominicain est le Diablo cojuelo (Diable boiteux), appelé ainsi à Vega, alors qu’on l’appelle macarao à Salceda et Bonao, et lechon (cochon de lait) à Santiago. Ces diables cornus sont vêtus d’amples vêtements multicolores, sur lesquels scintillent des fausses pierres précieuses et des petits miroirs, d’un gros ceinturon en forme de longaniza (longue et grosse saucisse) qui leur serre le thorax des aisselles aux hanches et portent un masque effrayant, représentant une tête de canard ressemblant à celle de Donald Duck, surmontée d’une paire de grandes cornes prélevées sur un zébu.
Et cette année encore, Saint Domingue vibrera au rythme fou d’un carnaval bon enfant, rendez-vous incontournable, lors duquel les habitants, grands et petits, se déguiseront en diable et défileront dans les rues de la ville et dont le point d’orgue sera le grand défilé sur le Malecon le jour de l’Indépendance, le 27 février. En février, la République Dominicaine est un carnaval.

 

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