Les escapades gourmandes de Domy et Gary: Punta Rucia.

Punta Rucia, à l’écart du monde et de la médiocrité…

Dix ans déjà. Nous étions partis, Julien, mon fils et moi à la découverte de la République Dominicaine… Après un long chemin, nous arrivions a Punta Rucia et…..

nous y posions nos valises quelques temps, sans plus aucune envie de découvrir autre chose….

Aujourd’hui, Punta Rucia a légèrement changé de visage, évolué, s’est émancipé, mais si l’on en croit Domy et Gary, le petit village  en dépit de tout a vraiment su conserver son authenticité.

Il y a dix ans . Doris Ruhl . 11/07/09

Il existe tout au nord de la côte nord, au cœur du Parc National de Montecristi, un petit village de pêcheurs, intact et authentique, comme oublié du temps et des hommes. Punta Rucia n’est relié au reste du monde que par une piste de terre, vite impraticable à la saison des pluies. Sans eau courante, ni électricité quelques âmes y vivent essentiellement de la pêche comme en témoignent les innombrables petites embarcations colorées qui mouillent le long des berges.

Les habitants s’abritent dans d’adorables constructions de bois de coco aux toits de palme le long d’une plage de sable blanc aux eaux transparentes.

Ici, pas de cocotiers ni de palmiers royaux, la région est très sèche et boisée de cactus géants, d’épineux et d’acacias, une nature brute mais magnifique qui n’est pas sans rappeler l’Afrique, ses couchers de soleil à couper le souffle et ses vastes cieux étoilés. Sans parler des lucioles géantes qui virevoltent ici et là, à la nuit tombée. Magique.

Punta Rucia, est entouré de mangroves aux palétuviers géants et de lagunes où des milliers d’oiseaux ont élu domicile.

Une réserve nichée tout au bout d’un petit chemin de terre se consacre à la préservation du manatani ou lamentin, doux mammifère marin en voie de disparition. Si le cœur vous en dit, en échange de quelques pesos qui viendront alimenter les caisses de la réserve, un garde vous proposera une petite balade en barque au fil de l’eau. A quelques encablures du rivage, il n’est pas rare d’apercevoir la frimousse étonnée d’un lamentin ou de suivre la fuite désordonnée d’une tortue marine.

Le village somnole langoureusement tout le long de la superbe plage aux eaux cristallines. La journée, les hibiscus sont remplis de colibris frétillants, et le soir, les pélicans entament une ronde effrénée au-dessus de l’océan effectuant des plongeons impressionnants pour ramener leur pitance.

Si Punta Rucia ne compte qu’un petit Colmado, elle s’enorgueillit de deux discothèques. Chaque nuit, sans exception elles diffusent une musique assourdissante pour le plus grand bonheur des quelques jeunes qui, enfin, ont l’impression de vivre. Le bruit cesse d’un coup vers 3h du matin. Peu après, ce sont les oies, les ânes et bien sûr les coqs du voisin qui prennent le relai, histoire de maintenir une constance au niveau du fond sonore !

On ne peut parler de Punta Rucia sans évoquer la plus belle de ses plages, la Ensenada, un véritable joyau, une carte postale où le turquoise de l’océan épouse le blanc crémeux du sable fin. Durant la semaine, elle se la joue aquarelle, calme et sereine, assoupie sous le soleil et bercée par le doux murmure des vagues. Mais le dimanche, elle est prise d’assaut par des centaines de familles dominicaines. Finie la tranquillité, les gros 4×4 font rugir leur sono poussée à fond, mais vraiment à fond, concurrence éhontée à la musique tonitruante des dizaines de petits lolos serrés le long du rivage. Une véritable quincophonie, un carnage de bruits, insolite dans un tel paysage. Mais, néanmoins, une atmosphère dominicaine spéciale et bien réelle. Les petits restaurants où la cerveza, les décibels de bachata, les langoustines, les crabes et les poissons sont à petits prix ne désemplissent pas. Et le lendemain, quand tout le monde a regagné ses pénates, c’est une véritable désolation. Le polystyrène a envahi le sable et flotte sur la mer. Envie de crier. Heureusement, une équipe aguerrie a tôt fait d’effacer ces traces honteuses et de rendre à la Ensenada son vrai visage, celui de la beauté tranquille.

A quelaues encablures de Punta Rucia, quelques minutes en bateau rapide que l’on peut louer au village, se trouve un petit îlot, un récif coralien presque un banc de sable où se dressent quelques cahutes de bois: Cayo Arena. Quel plaisir de plonger au tuba , tôt le matin pour éviter la cohue des touristes en goguette et découvrir ces multitudes de petits poissons colorés qui nagent autour de vous. Ils viendront même vous mordiller les jambes si vous leur apportez un peu de pain ou de bananes dont ils raffolent. Encore un moment inoubliable en dehors du temps. Le retour se fait lentement, le long des mangroves dans l’espoir d’apercevoir, peut-être, un de nos amis lamentin.

Punta Rucia, endroit privilégié, réservé aux seuls amoureux de la nature et de la beauté vraie. Ici les habitants vous accueillent avec leur sourire habituel, mais en même temps avec une certaine réserve. Il suffit néanmoins de croiser un jeune pêcheur et de lui parler de sa fabuleuse prise du jour pour que l’atmosphère devienne plus conviviale.

Ici, pas ou peu d’hôtel, mais si vous montrez patte blanche vous aurez peut-être la chance d’être accueilli avec chaleur dans le petit nid de Marco et Guerty niché tout au bord de la plage mais suffisamment en hauteur pour dégager une vue époustouflante sur la baie bordée de collines verdoyantes, pile face au soleil qui vient mourir sur la mer.

Le soir, installé à la table d’hôte, devant un succulent repas à base de produits frais, concocté par Guerty vous prenez pleinement conscience de la chance de pouvoir savourer de tels moments de plénitude.

Et, comme moi, vous n’aurez qu’une envie, revenir bien vite.

10 ans plus tard, Domy et Gary ont décidé elles aussi de s’évader vers ce petit coin de paradis encore sauvage. Escapade gourmande, mais pas que, à la découverte d’un petit village somnolent, terriblement attachant.

Domy nous le raconte et c’est délicieux:

Punta Rucia, un tout petit village de pêcheurs à l’est de la Rép Dom. 1 rue principale en terre battue le long de la mer, 200 habitants. Pas de banque, pas de distributeurs, pas de commerces sauf 1 minuscule épicerie. 330 jours de soleil par an, et des sourires comme s’il en pleuvait !

Et puis des plages sublimes….

Punta Rucia, plage La Ensenada

Très belle plage de sable blanc, bordée de bout en bout par des petits restaurants proposant des poissons et fruits de mer principalement (langoustes grillées, crevettes, poulpe, dorade…) En semaine la Ensenada est quasi déserte, le dimanche il y a jusqu’à 5000 personnes.

Un bâtiment excentrique domine la plage. Le guide du routard dit que cette bâtisse (château ?) se situe entre un Gaudi tropical et un mauvais Facteur Cheval

Les petits restaurants de la playa la Ensenada

Ils sont 49 au total les uns à côté des autres, et proposent tous STRICTEMENT le même menu. Comme il n’y a quasi personne, on nous a installé des chaises longues et une petite table sur le sable.

Les inratables !!!

✓le vendeur de chaussures souriant et fier de sa belle carriole😊

✓les vaches en promenade

✓les cabines de douches à 25 pesos (0,40€)

✓la salle polyvalente. Le soir les hommes du village apportent des tables et des chaises. Ils jouent au dominos, au billard, ou regardent la télé qui est accrochée sur une des parois de cette grange.

✓la caverne d’Ali Bou Bou

Punta Rucia

La super pizzería El Lino au bord de la mer. Très bonnes pizzas et personnel accueillant et ultra sympathique. La dernière photo c’est la vue du restaurant El Lino sur la plage. Y’a pire !

Fin de journée entre le Punta Rucia Lodge, et le Sand Bay hôtelPetit groupe d’écoliers dans la rue principale. Ils sont tellement contents de poser pour la photo !!

A midi le restaurant Paradise Island nous a tapé dans l’oeil, et nous ne l’avons pas regretté !

Merci Domy pour cette belle escapade où pour le coup tous les sens étaient en alerte et surtout merci pour tes si jolies images.

Publicités