Turtle Dive Center change de capitaine mais garde le cap.

Philippe a choisi de quitter le bateau pour s’envoler vers d’autres aventures et, c’est John, un amour de garçon, bien dans sa tête et droit dans ses palmes qui se retrouve, aujourd’hui, aux commandes de ce beau navire. Il faut dire que, signe du destin, il n’avait guère le choix et était inéluctablement prédestiné à « finir » comme patron d’un club de plongée. Imaginez. Des parents fanas de plongée, à la tête d’une association incongrue pour la banlieue parisienne « Les tortues géantes » qui le bercent dès sa naissance dans une atmosphère aquatique. Le bambin dès son plus jeune âge est atteint par le virus de l’eau et à 7 ans à peine, il concrétise son plus grand rêve, plonger dans son élément de prédilection avec une bouteille, comme les grands. C’est dans sa salle de bains, en catimini que l’opération aura lieu, au grand dam de ses parents horrifiés de le découvrir transis de bonheur au milieu de son rêve et de sa baignoire pleine d’eau …. Bon, la punition n’a pas été trop sévère et dès l’âge de 8 ans (âge légal requis en France), il assouvit enfin son rêve et plonge pour de vrai. Il n’arrêtera plus jamais. En parallèle, le bac en poche, il se lance dans des études de biologie marine, tout en vivant de sa passion pendant les vacances scolaires. Ses terrains de jeu, le sud de la France puis la Corse ou encore Ibiza où, tout en bossant il décroche un à un les plus prestigieux diplômes de plongée. Boostée par son amie, biologiste marin comme lui, il répond à une annonce puis ils se rendent tous les deux en Philippines pour étudier le récif corallien abîmé et tenter de trouver une solution. C’est une véritable réussite et, sur place, les interlocuteurs, pêcheurs ou autres acteurs du milieu marin, séduits par le charisme et la pédagogie douce de John l’épaulent. Bien après son départ, ils poursuivent sur sa lancée. Le récif philippin est en bonne voie de guérison.

Puis un jour, le coup de fil inespéré, son père, proche de la retraite et toujours aussi amoureux de la mer lui chuchote à l’oreille qu’il ne serait pas contre l’idée de se lancer avec lui dans une délicieuse aventure en créant une affaire bien à eux. Bingo. Ils partent à la recherche de la belle idée et trouvent Turtle Dive Center. La concrétisation de leur rêve prendra plus d’une année, le temps pour John de passer un ultime et prestigieux diplôme le DJEPS.

Aujourd’hui, papa et maman sont installés à Samana et dirigent un Tour Operator et John a repris la barre de Turtle Dive Center. Très vite, il s’est entouré d’une solide équipe de pros composée des plongeurs  Gaspard (un autre amour de garçon),  Anna et Loreto, et de Peten, capitaine de bateau et son second Gonzallo. Tous certifiés diplômés et ravis de vous faire découvrir les merveilles de notre monde sous-marin. Au programme, baptême de plongée en mer ou piscine, formations, plongée bouteilles ou snorkeling en petit ou plus grand groupe, exploration d’épaves, de grottes, prochainement plongée dans la baie de Samana à la découverte d’un étrange ferry englouti et peuplé de milliers de poissons sans oublier de belles surprises à venir.

En parallèle, John, au sein de son centre de plongée,  perpétue l’initiative de Philippe et Kenzo et leur équipe, repeupler les récifs coralliens. A l’heure actuelle, 10 structures sont en place et 421 pieds de coraux ont été plantés. Structures et BB coraux se portent bien, tout en nécessitant soins constants et surveillance.

Bienvenue John, garde le cap et profite au maximum de la belle opportunité que tu as su saisir.

Et, rien que pour le plaisir, Balade-découverte dans la baie de Samana

« Excursion Plongée dans la baie de Samaná 
L’équipe de Turtle Dive Center organise une sortie plongée dans la baie de Samaná ce jeudi 22 février (7.45-17.30)

. Venez découvrir avec nous, la plongée dans une des plus belles baie du monde !

Nous prévoyons de vous faire découvrir deux sites : « Isla Farola » et « El Ferry ». Isla Farola est un site qui évolue en pente douce, de 50cm à plus de 20m. Il nous permet donc d’effectuer du snorkeling, des initiations à la plongée, ou des explorations pour plongeurs confirmés. Vous pourrez y découvrir une multitude de coraux, gorgones, et poissons, parmi les plus intéressants de l’écosystème Atlantico-Caribéen. 
Le second site (El Ferry), est une épave, qui affleure à la surface, et s’enfonce jusqu’à 12m de profondeur. Cette épave, forte de ses 80 mètres de long, représente un véritable oasis de vie. Son bon état de conservation nous permet de découvrir des escaliers, des coursives très larges et colonisées par le corail, ainsi que les hélices. Nous pouvons y trouver des bancs de centaines de Carangues franches, de Sergents majors, de Chromis bleues, ect… Nous y découvrirons également d’énormes Poissons Porcs-epics, des mérous de belles tailles, des barracudas, ect…

Cette excursion est accessible à tous les plongeurs et snorkeleurs, car les sites choisis nous permettent de ravir toute la famille :). Le bateau sur lequel nous embarquons est un bateau de 28 places, permettant d’être installé très confortablement.

Concernant l’organisation, nous prévoyons le rendez-vous à 7h45 à la boutique (El Paseo de la Costanera – Las Terrenas). Le départ en taxi est prévu à 8h30, pour arriver à la Marina de l’hôtel The Bannister vers 9h30. De 10h00 à 11h00, nous effectuerons notre première immersion. Le temps de nous diriger vers le second site, et d’effectuer un intervalle surface intéressant, nous vous proposons une pause agrémenté de fruits et jus frais. Nous effectuerons notre seconde immersion entre 12h00 et 13h00. Une fois notre seconde expérience subaquatique terminée, nous nous dirigerons vers Cayo Levantado pour partager un repas bien mérité. Cayo Levantado est une île paradisiaque au milieu de la baie, qui mérite d’être visité. Vous disposerez de l’après midi pour profiter de la plage et des atouts de l’iles. Le départ est prévus pour 16h00, arrivée à la marina vers 16h30 pour un retour à Las Terrenas vers 17h30.

Comptez 70$ pour une journée en snorkeling, 90$ pour une initiation à la plongée, et 130$ pour deux plongées (plongeurs certifiés). Que ce soit pour les snorkeleurs, ou les plongeurs, l’excursion comprend le transport en taxi, le transport en catamaran, l’encadrement des activités par un moniteur professionnel en statut actif, le repas à Cayo Levantado, et le sourire de l’équipe au complet.

Venez découvrir les fonds marins avec Turtle Dive Center :). Nous pouvons partager des images, pas la sensation d’y être !

Les bébés coraux se développent harmonieusement

Turtle Dive Center. Paseo de la Costanera . Las Terrenas

Tout en tendresse et en raffinement, La Terrasse, un concentré de câlins.

C’est dingue, on est tellement habitués à savoir que c’est un endroit sublime que l’on oublie d’y aller…. Et pourtant, nulle part à Las Terrenas on ne peut rencontrer une telle concentration de tendresse, de raffinement, de câlins…. Tout, du sol patiné en bois blanc au plafond, en passant par les exquises suspensions cristallines, les délicates décos de Noel, jusqu’aux élégantes corbeilles de pain, tout est réuni dans ce petit nid douillet posé sur la plage pour que nos yeux pétillent de bonheur et nos papilles frémissent de joie. Car non seulement, Denise et son équipe intemporelle nous accueille dans un décor magique, mais les spécialités proposées sont largement à la hauteur de nos espérances. Les croquettes de bacalao sont moelleuses à souhait et le calamar à la plancha juste une tuerie. Merci d’apporter tant de soins à ce bel établissement dont la réputation n’est pourtant plus à faire. La griffe d’une vraie professionnelle.

La Terrasse . Pueblo de los Pescadores.

Casa Moda, une adresse plaisir à découvrir ou redécouvrir d’urgence…

Depuis le temps que je passe devant cette adresse incontournable, calle Carmen, il m’est venu l’idée d’en pousser la porte une bonne fois pour toute, histoire de ne pas mourir idiote et de connaître l’étendue de son univers. Belle initiative. D’abord, il y a l’accueil amical de Valérie, la toute nouvelle jolie patronne et de Marc, bien sûr, un vieux de la vieille présent depuis les balbutiements de l’entreprise, il y a près de 12 ans. L’espace est grand, clair, lumineux et très convivial et bourré de tout un tas de choses belles et hétéroclites Il y a des coussins moelleux partout, des meubles cocooning, des poufs rebondis, bien tentants, des tissus, pleins, des lampes à poser de toutes les couleurs avec pieds de céramiques ou de bois flotté, des appliques d’inspiration nature 100% artisanales, des miroirs, artisanaux eux aussi, des meubles d’extérieur griffés Saona, des meubles d’intérieur de bois, créations maison inédites, consoles, tables de chevet, têtes de lits, etc…, une petite étagère avec toute une gamme de cadeaux mini-budgets pour les fêtes, vide-poches, vases, serre-livres, plateau, bougeoirs, photophores, bougies, des torches géantes pour le jardin, histoire d’enflammer la nuit et de frimer devant les copains. Mais aussi du linge de maison, beaux draps, serviettes de toilettes…. Vraiment de quoi faire plaisir ou se faire plaisir pour un shopping malin à prix tout doux.

Et puis, Casa Moda, c’est aussi en exclusivité les fameux matelas Simon et, surtout, un atelier de fabrication de tout ce qui peut embellir votre intérieur ou adoucir votre vie au grand air. Ici, quatre employés aux doigts de fée, confectionnent jour après jour vos coussins, vos dessus de lit, vos rideaux, tentures, voilages, ils relookent vos vieux salons en les habillant de neuf et de beau et en donnant une seconde jeunesse à leur assise fatiguée, en regonflant leurs coussins à bout de course. Côté stores, à côté de délicieux stores « bateau » ou « vénitiens » se déclinant dans pleins de jolis coloris, un produit phare, une merveille de technicité et d’esthétique, le store permas disponible dans toutes les dimensions ou presque. En extérieur, il protège du vent, des intempéries, du soleil. A l’intérieur, dans un foisonnement de déclinaisons, il tamise la lumière de façon exquise et préserve votre intimité des regards inopportuns. Sur votre terrasse, quoi de mieux qu’un beau store à bras pour vous permettre de déjeuner en plein air mais à l’abri de l’ardeur de notre soleil tropical. A moins que vous ne préfériez le petit côté très tendance des larges toiles tendues fabriquées sur place à vos mesures.

Une petite nouveauté qui a du chien, une superbe collection de papiers peints décoratifs qui ont tout pour flatter l’œil. Une petite touche de ce produit design contemporain appliqué avec doigté chez vous, par des pros, transformera votre intérieur en lui conférant une atmosphère chaleureuse et inédite. Au menu, bois flotté, bibliothèque anglaise, mur de journeaux, planches recyclées, délicats azulejos…. une foultitude de superbes motifs dans des tons très actuels.

Et puis, la jolie Valérie, jamais à court d’idées nous promet encore d’autres surprises, comme par exemples de jolis et très fonctionnels meubles de salle de bain…. Ca c’est pour tout bientôt. En attendant, n’hésitez pas, tout comme moi à pousser la porte de ce bel endroit qui saura répondre, à coup sûr, à toutes vos envies de déco, même les plus audacieuses.

Casa Moda . Calle Carmen, sur la gauche un peu avant Wigomar. 809 240 6336

Valle Verde, un petit goût de paradis.

 

Nichée au cœur de Palmar de los Nidos, somptueuse résidence sécurisée, célèbre pour son exubérante végétation tropicale, son calme et sa situation idéale à quelques minutes du village et des plages de Coson ou Bonita, Valle Verde s’affiche nettement comme l’un des projets immobiliers les plus prisés du moment.

Il faut dire que l’initiateur de cette résidence d’exception, Michel Garcia, n’y va pas du dos de la cuiller quand il décide de se lancer dans une aventure quelle qu’elle soit. Pour le coup, son idée, offrir à des clients amoureux de tranquillité, de grands espace et de perfection, une demeure à leur image. Aussi, pas question de lésiner sur la qualité, que ce soit au niveau de l’architecture, du constructeur, des matériaux et de l’harmonie des exquises finitions. Inutile de chercher l’erreur, il n’y en a pas. Et, les 15 parcelles parfaitement viabilisées et délimitées sont toutes prêtes à accueillir pour le plus grand bonheur de leurs propriétaires de belles villas de plain pied à la ligne idéale sous nos climats. 4 plans signés d’un top architecte et d’un constructeur réputé sont proposés (sans obligation) aux futurs acquéreurs, de 127 à 159 m2, avec la garantie de bénéficier des meilleurs prix du marché. Parmi les plus, toutes les villas sont construites sur vide sanitaire, les toitures plates bénéficient d’une isolation thermique ultra-performante, chacune possède sa propre citerne d’eau individuelle enterrée avec pompe et sur presseur ainsi que sa fosse sceptique individuelle. Quant à l’équipement de haute qualité, il se distingue notamment par de vastes baies coulissantes à galandage ouvrant sur une magnifique terrasse, des volets roulants électriques à télécommande, des ventilateurs de plafonds dans chaque pièce tout comme sur la terrasse, des éclairages led, des prises 110 et 220 v dans la cuisine et les salles de bain, une élégante cuisine meublée, entièrement équipée avec plans de travail en granit, une menuiserie haut de gamme, de confortables chambres de belles dimensions, un portail électrique, etc…. Bien entendu, pour éviter toute prise de tête, les prix, nets et sans surprise, outre la parcelle et la construction incluent le titre de propriété garanti par notaire. Mais au fait, pourquoi ne pas profiter de votre séjour pour faire un petit tour dans ce bel endroit qu’est Palmar de Los Nidos  et visiter la délicieuse maison témoin. Michel ou peut-être Monique son épouse se feront un plaisir de vous raconter leur projet, leur passion du beau, leur envie de vous faire plaisir.

 

Jeudi 30 novembre. On arrache la page et on passe à autre chose.

Ouf. On y est enfin. Le 30 novembre marque la fin officielle de la saison cyclonique qui pèse sur nous depuis le 1er juin. Et franchement, c’est pas trop tôt. Il faut dire que cette année, elle aura été gratinée la saison cyclonique et même si, gracias Dios ou gracias je ne sais quoi ni qui, nous avons eu plus de peur que de mal, à LT, moi, en tout cas j’ai eu grave les pétoches.

Bien sûr, après on peut élucubrer et, bien sûr quand on regarde les choses en face, on est passé au travers du pire par rapport à St Barth, St Martin, Porto Rico ou la belle Dominique mais n’empêche, c’est la peur au ventre que l’on a vécu ces moments d’angoisse. Alors, savoir que c’est derrière nous, ça fait vachement du bien.

En septembre 2004, alors que mon « château de feuilles » était terminé depuis 6 mois, une « douce » Jeanne nous est passée pile poil sur la tête, scalpant mon joli toit de paille et saccageant sans vergogne mon tout nouveau beau jardin. Jeanne n’était qu’un ouragan de force 1, mais elle nous a choisi comme cible et elle ne nous a pas raté. Outre les dégâts immédiats et brutaux comme la chute des arbres, les toits envolés, ici à Las Ballenas, nous avons été privés d’électricité pendant 21 jours…. Et c’est long, je vous assure…. Alors, cette année, 13 ans plus tard, lorsque l’on a commencé à chuchoter, à nous préparer, à nous avouer qu’une dénommée Irma se dirigeait vers nous et que d’heure en heure elle s’amplifiait, se gonflait, se renforçait, se transformant en un monstre jamais vu jusqu’alors, dépassant l’ultime force 5, alors qu’avec une cruauté sans pareil, elle ravageait les îles voisines, laissant exsangue St-Barth ma petite île bonbon et détruisant de fond en comble St-Martin, j’avoue, j’ai paniqué. Au tout dernier moment, elle nous a évité et a poursuivi son funeste chemin en dehors de nos côtes. Puis Maria, sa sœur jumelle, aussi grosse et laide et cruelle que la première pointa le bout de son vilain nez et se mit à souffler, et souffler encore, déracinant cocos et ficus géants, faisant sortir la mer de ses gonds la poussant à dévorer la belle Popy et s’échouer, rageuse sur la la route cabossée.

Et puis le calme est revenu, on a nettoyé, coupé, taillé, élagué. Histoire de nous câliner, Octobre nous a offert un soleil radieux comme jamais. Les pluies du début novembre ont donné un bon coup de fouet à une végétation malmenée par les sœurs jumelles et depuis près de deux semaines radieuses, il fait un temps splendide …Et dans le ciel à dominance grand bleu, de doux nuages floconneux jouant à qui mieux mieux à cache-cache avec le voluptueux soleil ont remplacé les ouragans de triste mémoire.

Mon petit doigt m’a dit….

Après les douloureux événements cycloniques, Irma puis Maria, sans oublier les douloureux événements  » entre cycloniques  » nommés…. on ne sait trop comment, Las Terrenas se révèle dans toute sa splendeur, plus belle que jamais. La sublime végétation bousculée par ces périodes chahutées n’a jamais été si luxuriante. Un mois d’octobre particulièrement ensoleillé puis un début novembre plus bougon et humide, autant de facteurs propices au développement extraordinaires de nos arbres, de nos fleurs, de nos fruits. Dans le village, le maire a abandonné son idée saugrenue de détruire échoppes et marchands ambulants (https://dorislasterrenas.com/2017/05/23/la-magie-des-rue-cetait-avant/). Mais quelle mouche l’avait donc piqué ! Les petites cahutes de bric et de broc sont belles et bien là pour notre plus grand bonheur, leurs étals débordant de fruits sucrés et de légumes gorgés de soleil. Les « calles » fraichement refaites sont toutes pimpantes et, délicat bijou, au milieu de la calle principale, la belle boutique de Jordy, le  Taller de los Flores figure à elle seule le miracle de Noel. De fabuleuses fleurs fraîches, des compositions soyeuses, des tas de bibelots et d’objets de déco plus ravissants les uns que les autres, à poser, à suspendre, qui scintillent, qui étonnent, qui tintinnabulent…. J’adore.

La plage de Poppy a mal vécu l’histoire. En fait elle a disparu et la mer vient pratiquement lécher la route un peu cabossée. Adieu les petits kiosques mignons sur la plage, c’est le côté triste de cette douloureuse période. Mais, rassurez-vous, Sandro, les 3 Caravelles ou Alegria Café entre autres, restent à votre service et déploient toutes leur créativité, jour après jour, pour vous concocter avec beaucoup d’amour et de talent vos petits plats préférés. Las Ballenas a tenu bon et la plage est toujours aussi belle, les petits restos sont toujours là, La Voile Blanche s’apprête à un grand nettoyage d’avant Noel et nous a promis de rouvrir sa cuisine très bientôt. L’Eden est en pleine forme, beau et convivial tout comme la Ola et sa jolie Christine toujours souriante sans oublier Marc et Valérie du Thalassa aux petits soins de leurs clients et amis.

Mon petit doigt m’a dit que cette saison de Noel allait être rayonnante. D’ailleurs il suffit de regarder les réservations d’hôtels pour s’en rendre compte…. Beaucoup sont déjà bookés. Petit à petit, le sourire revient sur les visages crispés des acteurs du tourisme. Les restaurateurs font chauffer leurs fourneaux et leurs méninges, les boutiques commencent à s’habiller couleur « fêtes », et tout bientôt la jolie Terrenas en plata du Paseo, la ravissante bijouterie de Babette et Jean-Paul nous offrira son fabuleux décor de Noel, il lui va si bien. Lindo s’apprête à recevoir son container magique bourré de bonnes choses de « chez nous », des huîtres, du foie gras, du champagne, des noix et des mandarines et j’en passe et des meilleurs…. Les conchos sont fin prêts à vous transporter vers vos plages favorites ou vos restos chouchous. Cette année, pour que vous les reconnaissiez sans peine, ils arborent un irrésistible petit gilet tout vert et un collier avec leur numéro autour du cou….. Et, cerise sur le gâteau, plein d’avion arrivent directement à El Catey. Renseignez-vous vite, c’est la compagnie XL Airways qui assurent ces vols.

J’aime bien cette période un brin euphorique, et même si la neige nous fait défaut et que nos sapins ressemblent souvent à des cocotiers, la magie de Noel nous enveloppe nous aussi, le soleil et la mer en prime. Merci la vie.

La Barbacoa : les riverains pris en otage des « Survivors »

Située à environ 7 kms de Las Terrenas, face au paisible hameau du même nom, une jolie plage bordée de cocotiers dans le prolongement de Playa El Portillo, où se cachent quelques sublimes villas privilégiées du domaine Esperanza. Discrète et sauvage, des tortues en ont fait leur plage de prédilection pour venir y pondre leurs oeufs en toute tranquillité….. Oui mais ça c’était avant….. avant que la troupe de réalisation de la télé-réalité Survivors prenne possession des lieux.

Depuis plusieurs années, une véritable armée de centaines de personnes responsables du tournage de la série turque a installé son camp de base sur cette délicieuse plage, au détriment des petites tortues et pour le plus grand malheur des riverains. Chaque jour, des dizaines de camions bourrés d’individus peu concernés par le milieu ambiant et la douceur de vivre des habitants des lieux et remplis à ras bord de matériel hétéroclite, difficilement en accord avec l’écologie, envahissent cet ancien havre de paix, ce paradis perdu pour le transformer en véritable enfer. Ca crie, ça chahute, ça cloue, ça perce, ça monte des structures métalliques sur la plage et même dans la mer. Structures qui s’envolent au large au moindre coup de vent et dont la peinture imprègne les pauvres récifs coralliens déjà maltraités. Ca jette ses pinceaux pas propre sur le sable blond, ses éponges imprégnées de produits si toxiques pour la nature et les chiens des alentours, ça balance ses bouteilles en plastiques n’importe où …. Sans oublier les bâches, les sachets, les ordures de toutes sortes et les sempiternels coffrets en polystyrène, fléau des océans….. Et puis, ça creuse, ça retire le sable gênant, ça détruit des bosquets et même des cocotiers.

Oui mais voilà, ces individus, pas vraiment méchants, non, juste totalement irrespectueux de l’environnement sont une manne pour le village, voire le pays. Chaque année, ils débarquent pour 4, 5, 6 mois, emploient des locaux, font la fête dans les bars branchés, consomment, s’alimentent… alors le désagrément causé à quelques riverains jusqu’alors privilégiés tout comme la destruction inévitable de la flore et la faune marine, l’abattage d’arbres endémiques, les ordures éparpillées ça et là…. La belle affaire. ! Qui va s’en soucier, à part les intéressés ? Et bien, moi, je m’en soucie. Déjà, dans le village, j’ai beaucoup de mal à supporter leur incivilité et leur côté je m’en foutiste lorsque qu’ils s’arrêtent pile poil devant moi en double ou triple file, au milieu de la route quoi… pour aller boire un café avec leurs potes. Et qu’ils sourient de toutes leurs dents, sans plus se bousculer lorsque 5 minutes plus tard, je m’énerve à klaxonner bêtement, pour rien. Beaucoup de mal à comprendre comment on peut accepter un tel déballage immonde juste devant la mer, dans leur refuge près du village des pêcheurs alors que l’on n’a pas hésité à détruire à coup de tronçonneuse des petits endroits si sympas au bord de l’eau.  Alors oui, je me révolte lorsque je vois leur grossièreté face à une nature si belle mais si fragile. Ils ont choisi notre village, nos belles plages pour faire rêver et tout ce qu’ils savent faire c’est les abîmer, les faire mourir à petit feu. En janvier 2016, je m’insurgeais devant leur attitude déplorable face à des BB tortues. ( https://dorislasterrenas.com/tag/tortue/)

Deux ans plus tard, ils sont toujours au même endroit, les tortues elles, dépitées ont déserté les lieux…. Et moi, dans mon coin, je continue à pester. Mais, ça fait du bien de libérer la soupape et de montrer la face cachée du tournage d’une série probablement adulée. Survivors c’est l’équivalent Turc de Koh Lanta, espérons que là où ils tournent, les français se comportent de façon plus civilisé.

 

 

Ilba Boutique, le BB atypique d’un touche à tout aux idées lumineuses

Plaza Italia, une belle boutique aux allures de show-room aux murs tapissés de jolies créations multicolores sages ou fofolles et, juste devant, sur le pas de la porte, un atelier en plein air où s’affaire infatigablement un personnage très inspiré. Les lunettes sur le bout du nez, Gérard, du matin au soir ou presque est plongé dans sa bulle créatrice. Depuis 5 ans, ce touche à tout insatiable imagine, dessine, façonne, découpe, perce, peint, teinte des dizaines de luminaires alliant les qualités de l’artisanat traditionnel au design contemporain. A l’affût d’inventivité et de formes nouvelles, il travaille seul et réalise à la main, à l’aide d’une perceuse, d’une ponceuse et d’une scie à guillotine une collection exclusive de luminaires personnalisés qu’il se plait à faire évoluer au fil de ses émotions. Son matériau de prédilection, le PVC, inoxydable et sûr lorsqu’il épouse les ampoules LED.  Mais, notre créateur n’hésite pas à s’échapper de sa zone de confort pour réaliser de belles suspensions aériennes en polypropylène, des lampes futuristes en tubes galvanisés, en flexibles rigides ou même…. en grillage de lapin…. Il y en a pour tous les goûts, de toutes les envergures, de toutes les hauteurs et de toutes les couleurs déposées harmonieusement au pinceau, à l’éponge ou au doigt. Suspensions, appliques, lampes à poser, veilleuses, chaque modèle est unique,  créé sur mesure. La douce lumière tamisée d’une ampoule LED, confortable, écologique, économique et de très longue durée se diffuse délicatement au travers de ces créations atypiques mais très fonctionnelles.

Et, si, au début de son installation, ce sont les hôtels, architectes, décorateurs, les restos et les boutiques qui furent séduits par les créations d’Ilba Boutique, aujourd’hui, son carnet de commande déborde d’attentes de particuliers tant européens, américains que dominicains qui se pressent dans ce délicieux show-room, avides de découvrir ou de faire vivre le luminaire très personnel qui éclairera leur intérieur. Très convivial, Gérard n’est pas avare de conseils et de petits astuces. Il aime à guider ses clients, à leur expliquer son travail, à leur faire découvrir ces merveilles d’ingéniosité qui pimenteront leur décor en lui donnant une petite touche tendance très personnelle.

Sympa aussi, au détour d’une étagère, entre un belle lampe à poser et une applique aussi craquante qu’originale, on découvre toute une gamme d’ampoules Led, d’intérieur ou d’extérieur, toutes petites, très grandes,  des stars, belles à croquer et même des intelligentes qui continueront à vous éclairer même en cas de panne de courant.

Ilba Boutique est ouvert chaque jour en non-stop sauf le dimanche et le samedi après-midi.

Plaza Italia (face au supermarché Pola)

ilba-construccion@hotmail.com

Ca c’est dit!

J’ai vécu 6 années fabuleuses à St-Barth lorsque j’ai quitté la France il y a 20 ans. J’y ai malheureusement connu trois cyclones. Certes moins violents qu’Irma mais traumatisants quand même. Et j’ai pu lors de ces événements douloureux constater à quel point le mot solidarité était important sur cette toute petite île. Alors, comme la population de St-Barth, ça me fait mal et ça m’exaspère quand j’entends des commentaires stupides et vains comme ceux auxquels Xavier Lédée se réfère. Il nous livre ses réflexions sans ambages, j’adore sa prose précise et efficace. Merci pour St-Barth Monsieur Lédée.

 

Xavier LEDEE à Unis pour Saint Barthélemy

Suite au reportage de Monsieur Hugo Clément dans l’émission #Quotiden de Monsieur Barthes, j’ai souhaité leur répondre pour préciser un peu la situation de notre île.

Monsieur Barthes,

Vous avez ce 24 Octobre décidé avec vos équipes de faire un reportage sensé montrer l’évolution de la situation de Saint-Barthélemy depuis le passage de l’ouragan Irma au début du mois de Septembre.
Vous avez fait le choix de comparer la situation de St Barth et de l’île voisine de St Martin. On peut comprendre ce choix car si les deux îles ont vécu le même ouragan, les conséquences n’ont pas été les mêmes et la reconstruction ne va pas au même rythme.
Vu la teneur de votre reportage et le parti pris dans l’analyse faite, nous sommes nombreux sur l’île à ne pas comprendre votre objectif.
Personnellement, je ne vois que deux options : vous avez souhaité faire un travail journalistique honnête et sincère suite à un événement traumatisant pour toute une population ou faire le buzz a tout prix au mépris le plus total de ce que nous avons vécu.
Si votre idée était de présenter de manière sincère ce qui se passe à St Barth, permettez-moi de vous dire que malheureusement, votre travail de recherche n’est pas abouti et que votre reportage ne traduit pas de manière objective et totale ce qui se passe ici. Je souhaite donc ici vous apporter quelques précisions.
Commençons si vous le voulez bien par ce qui est dit dans le reportage et plus particulièrement dans l’introduction de Monsieur Clément :
– « Personne n’attend les aides car personne n’en a besoin » C’est doublement faux. D’abord car les gens n’ont pas besoin d’une raison pour ne pas attendre et essayer de remettre l’île sur pied. Les habitants de St Barth sont globalement des gens courageux et volontaires. Aussi, dès le lendemain du cyclone, chacun s’affairait pour faire ce qu’il pouvait pour relever la tête, aider un proche, un voisin ou simplement apporter son aide à la communauté. Je ne sais pas si vous avez déjà vécu un ouragan et en particulier un phénomène aussi violent qu’Irma, mais les premières pensées qui vous viennent sont des réflexes de survie et beaucoup de solidarité sur un territoire si petit que le nôtre où tout le monde se côtoie chaque jour.
C’est aussi faux car certains attendent encore aujourd’hui de l’aide et sont dans une situation difficile. C’est assez cruel pour ces personnes d’entendre dire qu’aujourd’hui personne n’a besoin d’aide à St Barth.
Au-delà de savoir ce que nous attendons ou non, sachez aussi que nous n’oublierons jamais la solidarité dont certains ont fait preuve à notre égard, en particulier la population des autres îles qui a cherché à nous venir en aide dès les premières heures !!
– « Saint-Barth c’est l’île des stars » Faux une nouvelle fois. Saint-Barth est l’île des St Barth, qu’ils soient natifs de l’île ou y aient posé leur valise un jour, en provenance de Métropole, des îles voisines, d’Europe etc. Vous le dites à juste titre, environ 9500 personnes habitent sur l’île à l’année. Je vous invite grandement à prendre la liste du recensement ou à vous procurer une liste électorale pour vous rendre compte que vous ne reconnaîtrez pas beaucoup de nom parmi les habitants.
Alors oui, des « riches » comme vous aimez le rabâcher ont des intérêts économiques sur l’île et oui des « stars » aiment venir sur l’île en vacances. La population n’en devient pour autant pas une population de stars et de milliardaires. Diriez-vous que Paris est devenu une province chinoise ou Quatari car de nombreux riches de ses nations investissent à Paris ?? Diriez-vous que les parisiens sont tous riches parce qu’il y a des arrondissements qui sont bien plus prospères que la majorité des communes de France ? Nous pourrions débattre sur le salaire moyen, sur le PIB par habitant ou que sais-je encore mais vous savez comme moi que les moyennes sont trompeuses. Je suppose que si nous faisions une moyenne des revenus de toutes les personnes qui participent à réaliser l’émission Quotidien elle sera bien loin de représenter la réalité des revenus de bon nombre des « salariés » du fait d’une minorité de revenus bien plus importants que la moyenne.
A toutes fins utiles, sachez que les avions privés dont Monsieur Clément laisse supposer qu’ils appartiendraient à Léonardo Di Caprio ou Beyonce ne sont rien d’autres que les avions de l’aéroclub locale, chose il me semble assez classique sur grand nombre d’aéroport de par le monde et que les yachts qui sont dans nos eaux quelques semaines par an ne sont pas non plus la propriété des habitants de l’île. Quand vous croiserez ces yachts lors de vos prochaines vacances en Méditerranée, ne pensez donc pas que ce sont des habitants de St Barth qui s’y trouvent…
Sachez encore que Palace et 5* ne sont pas la même chose et qu’il n’y a pas 7 palaces à St Barth.
– « 95% de la population est blanche » Je ne saurais donner un chiffre précis car Dieu merci nous n’avons pas ce genre de statistique tenant compte de la couleur des gens sur l’île. Je peux cependant dire sans crainte de me tromper qu’il y a beaucoup plus de métissage que ce qui est annoncé. En revanche, je ne comprends vraiment pas ce que vient faire cette (dés-) information dans un reportage sur la reconstruction post cyclonique d’une île !?!? Cherchez-vous à faire passer un message ?
– « Le tourisme est l’activité principale de l’île » Voilà quelque chose de vrai. Je pense que cette phrase à elle seule devrait vous expliquer pourquoi à St Barth « personne n’attend les aides ». Le tourisme est le gagne-pain de nombreuses personnes sur l’île. Nous sommes tous concerné et nous nous démenons tous pour que l’activité reparte car nous en avons besoin. Aujourd’hui entre 30 et 50% minimum de la population active de l’île a une activité réduite ou inexistante alors que la saison touristique est sensée débuter dans quelques jours pour durer plus ou moins 6 mois. En d’autres termes, si nous ne mettons pas les bouchées doubles aujourd’hui, nous risquons de devoir attendre un an et la saison 2018. Alors nous n’avons pas le temps de nous demander si nous avons besoin ou non de l’aide de l’Etat. Nous nous retroussons les manches et nous allons de l’avant.
– « Ici les maisons ont été mieux construites et avec un gros budget » Je ne vais pas nier qu’il y a sans doute plus d’argent mis dans les constructions à St Barth qu’à St Martin. Sachez toutefois que la raison principale qui a fait que les maisons ont moins souffert à St Barth est une question de choix architecturaux. J’en veux pour preuve que des petites cases traditionnelles bien entretenues ont parfois moins souffert que certaines grandes villas qui n’ont pas tenu compte des risques météorologiques.
-« On a l’impression qu’Irma n’est pas passée ici » Je pense sincèrement que si nous n’avons pas de raison de nous gargariser, la population de St Barth peut toutefois être fière du travail accompli depuis le 6 Septembre. Oui, nous sommes heureux à l’idée d’être capable d’accueillir prochainement les touristes qui souhaiteront venir sur l’île. C’est un vrai challenge que nous sommes en train de relever tous ensemble. De là à dire qu’on a « l’impression qu’Irma n’est pas passée » c’est une nouvelle fois je trouve un manque de respect entre autre pour ceux qui subissent chaque averse comme une nouvelle punition. Monsieur Clément n’a sans doute pas eu le temps de réellement parcourir l’île ni de se renseigner sur ce qu’était St Barth le 3 Septembre…
Ces quelques éléments vous permettrons j’espère d’approfondir votre connaissance du sujet et peut être d’éviter d’énoncer des contre-vérités lors de vos prochaines soirées mondaines.

Si votre objectif était en revanche de faire du buzz, je n’ai alors pas grand-chose à dire.
Sachez quand même qui si pour vous tout est peut-être prétexte à faire un reportage vendeur plutôt que sincère et objectif, vous le faites ici sur le dos d’une population qui a été traumatisée mais qui fait face. Vous semblez vouloir faire une classification du malheur sur des critères qui vous sont propres. Peut-être pourrez-vous à votre tour m’éclairer et me dire à quel niveau vous situez le traumatisme d’heures d’enfermement à craindre pour sa vie, la douleur de devoir quitter une île que vous aimez profondément car vous n’avez plus ni toit, ni perspective professionnelle, la tristesse de voir balayer tous vos souvenirs emportés par la mer et le vent, l’horreur de se tenir devant l’emplacement de la tombe disparue d’un proche…
Si vous souhaitez comparer la situation dramatique de St Martin à celle de St Barth, personne n’osera dire ici que nous sommes plus malheureux que nos voisins que nous essayons d’aider dans la mesure de nos moyens. Nous avons bien trop de respect pour avoir autre chose que de la compassion pour eux et pour toutes les personnes qui ont fait face à une saison cyclonique historique.

De grâce Monsieur Barthes, évitez à l’avenir les généralités et les raccourcis. Je me trouverais parfaitement injuste si je jugeais tous les journalistes par rapport au reportage qu’il a été donné de voir ce 24 Octobre et nombre d’entre eux serait sans doute aussi navrés de s’entendre décrits de la sorte que nous le sommes aujourd’hui en voyant votre reportage

Balade d’automne, 5 semaines après Maria, la nature a repris ses droits….

L’étrange oiseau nous protège à nouveau de ses ailes déployées

….et rarement un mois d’Octobre n’a été si doux, si voluptueux. Et, si le soleil, subrepticement, presque en catimini, change sa trajectoire, adoucit ses rayons devenus moins ardents, si, épuisé d’un été qui ne semble jamais finir, il se couche plus tôt, plus vite, plus longtemps, il nous fait la faveur de nous sourire chaque jour. Grâce à lui, notre belle nature, bousculée, chiffonnée par ces deux harpies qui ont éprouvé chacun d’entre nous et semé la désolation dans les îles voisines, la belle nature se venge, s’émancipe. Des associations de plantes improbables s’organisent dans les recoins cachés de mon jardin, les fleurs explosent d’une beauté rayonnante dans de fabuleux coloris, les bananiers poussent en sauvageons et croissent à une vitesse dingue. Le jardin, amputé de quelques grands arbres n’en est que plus beau. Les arbrisseaux privés de soleil par les branches touffues des beaux géants abattus par les cyclones se gorgent de soleil et de bienfaisante pluie. Une pluie discrète et civilisée qui a la bonne idée de ne pointer le bout de son nez que durant la nuit ou très tôt le matin, histoire de ne pas déranger les belles heures de nos journées ensoleillées. La maison, petit à petit se ressaisit et arbore avec fierté son petit air narquois « d’avant ». Les hamacs retrouvent leurs places et l’étrange oiseau de la terrasse nous protège à nouveau de ses ailes déployées. Les suspensions lumineuses, lanternes revisitées ont pris un petit coup de jeune et nettoyées, relookées, trônent fièrement au-dessus de la belle table de la terrasse, se reflétant, la nuit venue dans l’eau cristalline de la piscine. Bref, la vie a repris son cours, les journées, puis les soirées, leur rythme indolent et l’envie subite de quitter au plus vite ce paradis qui n’en n’était plus un se dissipe petit à petit au fil du beau temps revenu. Après le départ si imprévu de Paquita, je ne vis plus qu’avec 9 chiens qui semblent aussi heureux que moi de ce retour à la normalité et à la beauté de tout ce qui nous entoure.

Juste, histoire de vous faire partager un petit moment de mes plaisirs secrets, quelques images chipées hier dans mon jardin enchanté.

Du beau pendanus ne subsiste qu’une étrange sculpture….

Elle a eu chaud la tit’ auto bleu. Un garage tout neuf la protège entourée d’une multitude de plantations.