Coup d’cœur: flânerie en solitaire….

 

Froissée et profondément indignée par les propos injustes et désobligeants sur Las Terrenas qui, ces derniers jours, ont émaillé les réseaux sociaux de leurs bassesses, j’ai eu l’irrépressible envie d’une longue balade au cœur du village. Sans but, ici et là, l’appareil photo en bandoulière, je suis allée à la rencontre des lieux, des gens, des paysages, des architectures insolites, des plages….. flânant avec volupté parmi les couleurs, les odeurs, les bruits si chers à mon cœur. Je vous livre ici quelques images de ma flânerie en solitaire, avec le secret espoir de vous faire partager l’immense plaisir que j’éprouve chaque jour, en privilégiée que je suis, à vivre dans cet endroit unique, magique, ensorceleur.

Etape 1 . Des fruits, des fleurs, beaucoup de bonheur….

Depuis quelques temps, elles font partie intégrante du paysage de Las Terrenas. De jeunes haÏtiennes, souriantes et emplies d’une belle dose de courage, arpentent inlassablement les rues et les plages du village, proposant à une clientèle ravie fruits et légumes gorgés de soleil. De temps en temps, elles disparaissent de la circulation et leurs habitués sont déboussolés. C’est que, de temps en temps, les autorités pètent un câble confondant délinquance et délicieux clichés. Alors, on leur confisque leur outil de travail, leur brouette, durement acquises, on les menace, on leur parle mal… mais très vite, à notre grand soulagement, elles réapparaissent et, infatigables, reprennent leur course acharnée, leur dur labeur.

Quand je suis arrivée, il y a plus de quinze ans, très difficile de dénicher un endroit pour s’offrir de jolies fleurs tropicales. Bien sûr, nous avons nos généreux jardins qui, pour peu qu’on leur apporte une petite dose d’amour quotidienne ne se lassent pas de nous régaler de leurs fleurs multicolores. Mais, c’est beau des kiosques fleuris et le village en manquait cruellement. Aujourd’hui, de ci, de là, à condition d’ouvrir bien grand les yeux, on réussit à en découvrir quelques-uns….. à commencer, merveille des merveilles par la délicieuse boutique de Jordy Taller de los Flores.

Puis, il y a les colmados et autres boutiques plus farfelues les unes que les autres. Minies, toute petites ou grandes, bien achalandées ou plutôt désertes, on trouve dans ces petites échoppes, dans un délicieux fouillis, tout ce qui peut nous être utile dans la vie quotidienne, ou presque… ou plus… à prix tout doux. Et, c’est dingue, quand on flâne ainsi dans la rue de constater le nombre incroyable de ces négoces insolites ou très chics, débordant de créativité. A bien y réfléchir, Las Terrenas est très capitaliste non? A peu près chacun de ses habitants travaille à son propre compte. On agrandit une fenêtre, fait un trou dans le mur, ouvre grand la porte et le tour est joué, on a pignon sur rue, même si les murs sont de guingois et le toit plus que brinquebalant…. Un vrai régal.

La balade est loin d’être terminée, et c’est très vite que je partagerai avec vous d’autres instants de douceur et de convivialité, d’autres images belles de ce village si particulier, au milieu de gens juste adorables. A très vite pour la suite de ma flânerie en solitaire.

A quelques heures de l’an prochain….

2017 s’apprête à tirer sa révérence. Année mi-figue mi-raisin, elle aura compté son lot de catastrophes, de déboires, de départs mais aussi de joie. Nous n’oublierons plus que chaque année, quand septembre pointe le bout de son nez, la plus grande vigilance est requise. Irma et Maria, deux garces bien désagréables ont remis les pendules à l’heure, nous sommes en terrain « miné » et, si, bien sûr elles ont été clémentes avec nous, le désastre est possible….. Du coup, la mer, a grignoté du terrain et les belles plages de Popy ne sont presque plus qu’un agréable souvenir….. Des amis nous ont quitté, je ne pense pas qu’à Johnny, mais surtout à Charly, ce si gentil monsieur, amoureux de Tatoo et de la pétanque. Paquita a rejoint Comanche au paradis des chiens gentils…. Une étoile nous est née. Anne Satin, auteur compositeur et interprète nous a réservé la primeur de sa passion qu’elle espère bien un jour ou l’autre transformer en nouvelle vie. Bisous Anne. Et, pour chacun de nous, à son niveau, 2017 aura été source de joie et de tristesse. 2018 arrive à grands pas, tout autour de ma maison, les « Dominicains de la capitale » sont arrivés à grand renfort de musique à fond, de cris et de pétards….. Les touristes ont envahi rues, plages, boutiques et restos pour le plus grand bonheur des acteurs du tourisme. Chez mon fils, en Australie, c’est déjà l’année prochaine et je lui envoie des milliers de baisers.

Pour le plaisir, une petite sélection des plus belles images de 2017, témoins fidèles de l’atmosphère, parfois décalée mais toujours bon enfant de notre paradis tropical.

Bonne année à tous,que 2018 vous soit douce.

 

Noel au Paseo : dernière ligne droite

On y est… ou presque. Dans le village, c’est l’effervescence Les touristes tant attendus sont arrivés, rendant le sourire au village ravi. Les conchos ne savent plus où donner de la tête et les petites casitas brinquebalantes sur le bord des trottoirs débordent de fruits et légumes savoureux, tout pour réjouir les badauds ébahis.

Au Paseo, on s’apprête à fêter Noel comme il se doit. Les boutiques ont revêtu leurs plus beaux atours, rivalisant d’originalité et d’élégance dans une ambiance chaleureuse et colorée. Et, comme chaque année, les commerçants vous ont concocté un programme aux petits oignons pour rendre ces fêtes inoubliables.

Histoire de ne pas avoir d’excuse pour oublier le dernier cadeau câlin, les commerces seront ouverts en non-stop, de 10h à 20h les samedi et dimanche 23 et 24 décembre, ainsi que le 30 et 31 décembre. D’ailleurs Monsieur papa Noel en personne sera présent les 23 et 24 de 11h à 13h puis 17h à 19h, pour le plus grand bonheur de nos petits bouts de choux.

Samedi, juste avant le réveillon, les petits artistes en herbe rivcaliseront de créativité pour réaliser le plus merveilleux des dessins de Noel. Des bons de 1000 pesos (valables au Paseo) récompenseront les plus beaux chefs-d’œuvre. A 16h, en compagnie de la délicieuse Maryse et de son atelier aux merveilles, les petits doigts de fée se lanceront dans la confection de décos qui raviront papas et mamans.

Le dimanche 24 décembre à midi, place au grand spectacle de Noel avec en guess star les enfants de différentes écoles de Las Terrenas. Au programme, salsa, ballet, chants… il y en aura pour tous les goûts.

Mardi 26, à 17h, c’est une pointure de l’illusionnisme, Pedro Cipriano qui tiendra en haleine un public déjà conquis.

En voilà un programme alléchant. Toute l’équipe des commerçants du Paseo vous attendent nombreux et vous souhaitent de délicieuses fêtes de fin d’année.

A Las Terrenas, on recycle malin pour fêter Noel.

Je sais, le ciel est si bleu et le temps tellement doux que l’on a du mal à se croire à quelques encablures de Noel. Et pourtant, si, tout bientôt, les oiseaux migrateurs ou semi-résidents si vous préférez, venus de France (coucou Cathy), d’Espagne, des Etats-Unis, du Canada (coucou André-Jacques….) vont débarquer, épuisés par un long ou moins long vol et retrouver pour quelques mois délicieux leurs belles habitudes. Un hiver, un Noel de plus sous les tropiques.

Et pour nous convaincre que nous sommes bien mi-décembre et non pas fin juillet, outre, avouons-le quand même des matins frisquets (on frisait les 20 degrés ce matin au réveil, brrr), de ci de là, dans le village d’étranges personnages , des végétaux incongrus, commencent à faire leur apparition…. Devant le bateau immobile près du Village des Pêcheurs ou sur les pelouses du Paseo, des bonhommes de neige ouatés, à la bonne bouille réjouie se pavanent à qui mieux mieux loin de leurs univers enneigés.

Puis, pas loin de la mer, c’est un majestueux sapin de Noel qui émerveille les badauds. Moins somptueux peut-être mais bien plus ingénieux que nos traditionnels épicéas, il est entièrement constitué de bouteilles de plastiques peintes en blanc et décoré de ravissantes roses de Noêl toutes confectionnées par d’habiles petites mains de fées. L’effet est saisissant.

Ailleurs, face à la toute première clinique cubaine, pas loin du beau magasin de Josée, Laksmi Shop, sur le bar de l’ancien resto O Toulouse, c’est un autre petit bonhomme de neige, très malicieux, celui-ci qui trône et joue la vedette, à côté de monsieur le chat roux. C’est la pétillante jeune cuisinière qui l’a créé de toutes pièces à l’aide de gobelets en plastiques, sympa non.

Et puis, le soir, comme par enchantement des vitrines s’illuminent, des lumières scintillent et animent les rues du village. C’est beau un Noel à Las Terrenas.

Merci Mimi pour ces jolies images (michelvoleau.wordpress.com

 

Turtle Dive Center change de capitaine mais garde le cap.

Philippe a choisi de quitter le bateau pour s’envoler vers d’autres aventures et, c’est John, un amour de garçon, bien dans sa tête et droit dans ses palmes qui se retrouve, aujourd’hui, aux commandes de ce beau navire. Il faut dire que, signe du destin, il n’avait guère le choix et était inéluctablement prédestiné à « finir » comme patron d’un club de plongée. Imaginez. Des parents fanas de plongée, à la tête d’une association incongrue pour la banlieue parisienne « Les tortues géantes » qui le bercent dès sa naissance dans une atmosphère aquatique. Le bambin dès son plus jeune âge est atteint par le virus de l’eau et à 7 ans à peine, il concrétise son plus grand rêve, plonger dans son élément de prédilection avec une bouteille, comme les grands. C’est dans sa salle de bains, en catimini que l’opération aura lieu, au grand dam de ses parents horrifiés de le découvrir transis de bonheur au milieu de son rêve et de sa baignoire pleine d’eau …. Bon, la punition n’a pas été trop sévère et dès l’âge de 8 ans (âge légal requis en France), il assouvit enfin son rêve et plonge pour de vrai. Il n’arrêtera plus jamais. En parallèle, le bac en poche, il se lance dans des études de biologie marine, tout en vivant de sa passion pendant les vacances scolaires. Ses terrains de jeu, le sud de la France puis la Corse ou encore Ibiza où, tout en bossant il décroche un à un les plus prestigieux diplômes de plongée. Boostée par son amie, biologiste marin comme lui, il répond à une annonce puis ils se rendent tous les deux en Philippines pour étudier le récif corallien abîmé et tenter de trouver une solution. C’est une véritable réussite et, sur place, les interlocuteurs, pêcheurs ou autres acteurs du milieu marin, séduits par le charisme et la pédagogie douce de John l’épaulent. Bien après son départ, ils poursuivent sur sa lancée. Le récif philippin est en bonne voie de guérison.

Puis un jour, le coup de fil inespéré, son père, proche de la retraite et toujours aussi amoureux de la mer lui chuchote à l’oreille qu’il ne serait pas contre l’idée de se lancer avec lui dans une délicieuse aventure en créant une affaire bien à eux. Bingo. Ils partent à la recherche de la belle idée et trouvent Turtle Dive Center. La concrétisation de leur rêve prendra plus d’une année, le temps pour John de passer un ultime et prestigieux diplôme le DJEPS.

Aujourd’hui, papa et maman sont installés à Samana et dirigent un Tour Operator et John a repris la barre de Turtle Dive Center. Très vite, il s’est entouré d’une solide équipe de pros composée des plongeurs  Gaspard (un autre amour de garçon),  Anna et Loreto, et de Peten, capitaine de bateau et son second Gonzallo. Tous certifiés diplômés et ravis de vous faire découvrir les merveilles de notre monde sous-marin. Au programme, baptême de plongée en mer ou piscine, formations, plongée bouteilles ou snorkeling en petit ou plus grand groupe, exploration d’épaves, de grottes, prochainement plongée dans la baie de Samana à la découverte d’un étrange ferry englouti et peuplé de milliers de poissons sans oublier de belles surprises à venir.

En parallèle, John, au sein de son centre de plongée,  perpétue l’initiative de Philippe et Kenzo et leur équipe, repeupler les récifs coralliens. A l’heure actuelle, 10 structures sont en place et 421 pieds de coraux ont été plantés. Structures et BB coraux se portent bien, tout en nécessitant soins constants et surveillance.

Bienvenue John, garde le cap et profite au maximum de la belle opportunité que tu as su saisir.

Et, rien que pour le plaisir, Balade-découverte dans la baie de Samana

« Excursion Plongée dans la baie de Samaná 
L’équipe de Turtle Dive Center organise une sortie plongée dans la baie de Samaná ce jeudi 22 février (7.45-17.30)

. Venez découvrir avec nous, la plongée dans une des plus belles baie du monde !

Nous prévoyons de vous faire découvrir deux sites : « Isla Farola » et « El Ferry ». Isla Farola est un site qui évolue en pente douce, de 50cm à plus de 20m. Il nous permet donc d’effectuer du snorkeling, des initiations à la plongée, ou des explorations pour plongeurs confirmés. Vous pourrez y découvrir une multitude de coraux, gorgones, et poissons, parmi les plus intéressants de l’écosystème Atlantico-Caribéen. 
Le second site (El Ferry), est une épave, qui affleure à la surface, et s’enfonce jusqu’à 12m de profondeur. Cette épave, forte de ses 80 mètres de long, représente un véritable oasis de vie. Son bon état de conservation nous permet de découvrir des escaliers, des coursives très larges et colonisées par le corail, ainsi que les hélices. Nous pouvons y trouver des bancs de centaines de Carangues franches, de Sergents majors, de Chromis bleues, ect… Nous y découvrirons également d’énormes Poissons Porcs-epics, des mérous de belles tailles, des barracudas, ect…

Cette excursion est accessible à tous les plongeurs et snorkeleurs, car les sites choisis nous permettent de ravir toute la famille :). Le bateau sur lequel nous embarquons est un bateau de 28 places, permettant d’être installé très confortablement.

Concernant l’organisation, nous prévoyons le rendez-vous à 7h45 à la boutique (El Paseo de la Costanera – Las Terrenas). Le départ en taxi est prévu à 8h30, pour arriver à la Marina de l’hôtel The Bannister vers 9h30. De 10h00 à 11h00, nous effectuerons notre première immersion. Le temps de nous diriger vers le second site, et d’effectuer un intervalle surface intéressant, nous vous proposons une pause agrémenté de fruits et jus frais. Nous effectuerons notre seconde immersion entre 12h00 et 13h00. Une fois notre seconde expérience subaquatique terminée, nous nous dirigerons vers Cayo Levantado pour partager un repas bien mérité. Cayo Levantado est une île paradisiaque au milieu de la baie, qui mérite d’être visité. Vous disposerez de l’après midi pour profiter de la plage et des atouts de l’iles. Le départ est prévus pour 16h00, arrivée à la marina vers 16h30 pour un retour à Las Terrenas vers 17h30.

Comptez 70$ pour une journée en snorkeling, 90$ pour une initiation à la plongée, et 130$ pour deux plongées (plongeurs certifiés). Que ce soit pour les snorkeleurs, ou les plongeurs, l’excursion comprend le transport en taxi, le transport en catamaran, l’encadrement des activités par un moniteur professionnel en statut actif, le repas à Cayo Levantado, et le sourire de l’équipe au complet.

Venez découvrir les fonds marins avec Turtle Dive Center :). Nous pouvons partager des images, pas la sensation d’y être !

Les bébés coraux se développent harmonieusement

Turtle Dive Center. Paseo de la Costanera . Las Terrenas

Jeudi 30 novembre. On arrache la page et on passe à autre chose.

Ouf. On y est enfin. Le 30 novembre marque la fin officielle de la saison cyclonique qui pèse sur nous depuis le 1er juin. Et franchement, c’est pas trop tôt. Il faut dire que cette année, elle aura été gratinée la saison cyclonique et même si, gracias Dios ou gracias je ne sais quoi ni qui, nous avons eu plus de peur que de mal, à LT, moi, en tout cas j’ai eu grave les pétoches.

Bien sûr, après on peut élucubrer et, bien sûr quand on regarde les choses en face, on est passé au travers du pire par rapport à St Barth, St Martin, Porto Rico ou la belle Dominique mais n’empêche, c’est la peur au ventre que l’on a vécu ces moments d’angoisse. Alors, savoir que c’est derrière nous, ça fait vachement du bien.

En septembre 2004, alors que mon « château de feuilles » était terminé depuis 6 mois, une « douce » Jeanne nous est passée pile poil sur la tête, scalpant mon joli toit de paille et saccageant sans vergogne mon tout nouveau beau jardin. Jeanne n’était qu’un ouragan de force 1, mais elle nous a choisi comme cible et elle ne nous a pas raté. Outre les dégâts immédiats et brutaux comme la chute des arbres, les toits envolés, ici à Las Ballenas, nous avons été privés d’électricité pendant 21 jours…. Et c’est long, je vous assure…. Alors, cette année, 13 ans plus tard, lorsque l’on a commencé à chuchoter, à nous préparer, à nous avouer qu’une dénommée Irma se dirigeait vers nous et que d’heure en heure elle s’amplifiait, se gonflait, se renforçait, se transformant en un monstre jamais vu jusqu’alors, dépassant l’ultime force 5, alors qu’avec une cruauté sans pareil, elle ravageait les îles voisines, laissant exsangue St-Barth ma petite île bonbon et détruisant de fond en comble St-Martin, j’avoue, j’ai paniqué. Au tout dernier moment, elle nous a évité et a poursuivi son funeste chemin en dehors de nos côtes. Puis Maria, sa sœur jumelle, aussi grosse et laide et cruelle que la première pointa le bout de son vilain nez et se mit à souffler, et souffler encore, déracinant cocos et ficus géants, faisant sortir la mer de ses gonds la poussant à dévorer la belle Popy et s’échouer, rageuse sur la la route cabossée.

Et puis le calme est revenu, on a nettoyé, coupé, taillé, élagué. Histoire de nous câliner, Octobre nous a offert un soleil radieux comme jamais. Les pluies du début novembre ont donné un bon coup de fouet à une végétation malmenée par les sœurs jumelles et depuis près de deux semaines radieuses, il fait un temps splendide …Et dans le ciel à dominance grand bleu, de doux nuages floconneux jouant à qui mieux mieux à cache-cache avec le voluptueux soleil ont remplacé les ouragans de triste mémoire.

Mon petit doigt m’a dit….

Après les douloureux événements cycloniques, Irma puis Maria, sans oublier les douloureux événements  » entre cycloniques  » nommés…. on ne sait trop comment, Las Terrenas se révèle dans toute sa splendeur, plus belle que jamais. La sublime végétation bousculée par ces périodes chahutées n’a jamais été si luxuriante. Un mois d’octobre particulièrement ensoleillé puis un début novembre plus bougon et humide, autant de facteurs propices au développement extraordinaires de nos arbres, de nos fleurs, de nos fruits. Dans le village, le maire a abandonné son idée saugrenue de détruire échoppes et marchands ambulants (https://dorislasterrenas.com/2017/05/23/la-magie-des-rue-cetait-avant/). Mais quelle mouche l’avait donc piqué ! Les petites cahutes de bric et de broc sont belles et bien là pour notre plus grand bonheur, leurs étals débordant de fruits sucrés et de légumes gorgés de soleil. Les « calles » fraichement refaites sont toutes pimpantes et, délicat bijou, au milieu de la calle principale, la belle boutique de Jordy, le  Taller de los Flores figure à elle seule le miracle de Noel. De fabuleuses fleurs fraîches, des compositions soyeuses, des tas de bibelots et d’objets de déco plus ravissants les uns que les autres, à poser, à suspendre, qui scintillent, qui étonnent, qui tintinnabulent…. J’adore.

La plage de Poppy a mal vécu l’histoire. En fait elle a disparu et la mer vient pratiquement lécher la route un peu cabossée. Adieu les petits kiosques mignons sur la plage, c’est le côté triste de cette douloureuse période. Mais, rassurez-vous, Sandro, les 3 Caravelles ou Alegria Café entre autres, restent à votre service et déploient toutes leur créativité, jour après jour, pour vous concocter avec beaucoup d’amour et de talent vos petits plats préférés. Las Ballenas a tenu bon et la plage est toujours aussi belle, les petits restos sont toujours là, La Voile Blanche s’apprête à un grand nettoyage d’avant Noel et nous a promis de rouvrir sa cuisine très bientôt. L’Eden est en pleine forme, beau et convivial tout comme la Ola et sa jolie Christine toujours souriante sans oublier Marc et Valérie du Thalassa aux petits soins de leurs clients et amis.

Mon petit doigt m’a dit que cette saison de Noel allait être rayonnante. D’ailleurs il suffit de regarder les réservations d’hôtels pour s’en rendre compte…. Beaucoup sont déjà bookés. Petit à petit, le sourire revient sur les visages crispés des acteurs du tourisme. Les restaurateurs font chauffer leurs fourneaux et leurs méninges, les boutiques commencent à s’habiller couleur « fêtes », et tout bientôt la jolie Terrenas en plata du Paseo, la ravissante bijouterie de Babette et Jean-Paul nous offrira son fabuleux décor de Noel, il lui va si bien. Lindo s’apprête à recevoir son container magique bourré de bonnes choses de « chez nous », des huîtres, du foie gras, du champagne, des noix et des mandarines et j’en passe et des meilleurs…. Les conchos sont fin prêts à vous transporter vers vos plages favorites ou vos restos chouchous. Cette année, pour que vous les reconnaissiez sans peine, ils arborent un irrésistible petit gilet tout vert et un collier avec leur numéro autour du cou….. Et, cerise sur le gâteau, plein d’avion arrivent directement à El Catey. Renseignez-vous vite, c’est la compagnie XL Airways qui assurent ces vols.

J’aime bien cette période un brin euphorique, et même si la neige nous fait défaut et que nos sapins ressemblent souvent à des cocotiers, la magie de Noel nous enveloppe nous aussi, le soleil et la mer en prime. Merci la vie.

Balade d’automne, 5 semaines après Maria, la nature a repris ses droits….

L’étrange oiseau nous protège à nouveau de ses ailes déployées

….et rarement un mois d’Octobre n’a été si doux, si voluptueux. Et, si le soleil, subrepticement, presque en catimini, change sa trajectoire, adoucit ses rayons devenus moins ardents, si, épuisé d’un été qui ne semble jamais finir, il se couche plus tôt, plus vite, plus longtemps, il nous fait la faveur de nous sourire chaque jour. Grâce à lui, notre belle nature, bousculée, chiffonnée par ces deux harpies qui ont éprouvé chacun d’entre nous et semé la désolation dans les îles voisines, la belle nature se venge, s’émancipe. Des associations de plantes improbables s’organisent dans les recoins cachés de mon jardin, les fleurs explosent d’une beauté rayonnante dans de fabuleux coloris, les bananiers poussent en sauvageons et croissent à une vitesse dingue. Le jardin, amputé de quelques grands arbres n’en est que plus beau. Les arbrisseaux privés de soleil par les branches touffues des beaux géants abattus par les cyclones se gorgent de soleil et de bienfaisante pluie. Une pluie discrète et civilisée qui a la bonne idée de ne pointer le bout de son nez que durant la nuit ou très tôt le matin, histoire de ne pas déranger les belles heures de nos journées ensoleillées. La maison, petit à petit se ressaisit et arbore avec fierté son petit air narquois « d’avant ». Les hamacs retrouvent leurs places et l’étrange oiseau de la terrasse nous protège à nouveau de ses ailes déployées. Les suspensions lumineuses, lanternes revisitées ont pris un petit coup de jeune et nettoyées, relookées, trônent fièrement au-dessus de la belle table de la terrasse, se reflétant, la nuit venue dans l’eau cristalline de la piscine. Bref, la vie a repris son cours, les journées, puis les soirées, leur rythme indolent et l’envie subite de quitter au plus vite ce paradis qui n’en n’était plus un se dissipe petit à petit au fil du beau temps revenu. Après le départ si imprévu de Paquita, je ne vis plus qu’avec 9 chiens qui semblent aussi heureux que moi de ce retour à la normalité et à la beauté de tout ce qui nous entoure.

Juste, histoire de vous faire partager un petit moment de mes plaisirs secrets, quelques images chipées hier dans mon jardin enchanté.

Du beau pendanus ne subsiste qu’une étrange sculpture….

Elle a eu chaud la tit’ auto bleu. Un garage tout neuf la protège entourée d’une multitude de plantations.

 

Une semaine plus tard pile poil, le soleil a repris son rôle très au sérieux.

Jeudi dernier, on n’était pas fiers. Toute la nuit, depuis la veille au soir tard, le cyclone Maria, furibond, soufflait comme un diable tout près de nos têtes et nos toits fragiles. Il y a mis tout son cœur, toute sa haine et sa hargne, mais, par je ne sais quel miracle notre village a vaillamment résisté. Quelques jours à peine auparavant, c’est une autre calamité atmosphérique qui avait tenté de nous déstabiliser. Irma, l’hideuse, la monstrueuse, force 5, frôlant les 6 si cela existait. Elle aussi s’est acharnée sur notre petit paradis, nous évitant de justesse. Mais, elle a eu beau souffler, cracher, rugir, elle a fini par continuer son funeste chemin, n’abandonnant çà et là que quelques arbres déracinés ou cassés, des cocos tombés au milieu des chemins, quelques tuiles envolées, un garage effondré…. et beaucoup d’angoisse dans nos foyers. Bien sûr, la nature en colère n’a pas été tendre avec tout le monde, du côté de Popy, la mer, vraiment déchaînée, a fait preuve d’audace et, sans vergogne a brisé de fragiles constructions du bord de l’eau, chassé le sable de la plage et s’est invitée bien près de la route. Mais, dans l’ensemble, Las Terrenas a conservé sa bonne mine. Le village préservé est serein, les échoppes débordent de fruits bien mûrs et il fait toujours aussi bon musarder sur les plages épargnées par l’océan comme Ballenas, Bonita ou Coson.

Hélas, d’autres territoires des Caraibes ont eu beaucoup moins de chance. Nous sommes tous tristes, effondrés pour St-Martin, St-Barth, Saba, Porto Rico et la si jolie Dominique que beaucoup confondent d’ailleurs avec notre pays. Et pourtant si ce n’est son nom qui ressemble au nôtre, la Dominique n’a rien à voir avec nous, c’est une petite île bien différente, associée à l’empire britannique, on y parle l’anglais. Elle est située entre les îles françaises des Saintes et de Marie-Galante (deux dépendances de la Guadeloupe) au nord, et de la Martinique, au sud. Beaucoup de temps, de courage et de persévérance seront nécessaires à leurs habitants pour rendre à ses petites merveilles exotiques leur visage d’avant Irma et Maria.

Protégé, pratiquement indemne, notre petit village du bout du monde s’en est sorti comme une fleur. La vie a repris son rythme indolent et le soleil son rôle très au sérieux, il brille de tous ses feux favorisant la reprise rapide des petites pousses qui, déjà pointent leur nez au bout des branches décoiffées. Les hôtels, les restaus, les plages, les échoppes et les commerces du centre du village… attendent avec impatience la visite de tous ceux qui, année après année aiment à se balader dans les rues colorées, se prélasser sur le sable doré, déguster des petits plats amoureusement cuisinés ou danser jusqu’à pas d’heure au rythme de la salsa ou du merengue.

Péripéties de la rénovation de ma piscine… oups, c’était pas le bon moment!

Faut dire que j’ai hésité longtemps. Jusqu’au moment où les champignons furent les plus forts et me contraignirent à abdiquer… OK on la refait. Chris (Propool) passe, constate les dégâts, repasse, devise…. on parle et on se met d’accord pour une belle marmoline toute blanche. C’est parti. D’abord il faut vider les quelque 180 000 litres d’eau…. C’est long…. Puis, une équipe fournie arrive, pique, gratte, coupe, bâche…. Il y a de la poussière partout, dedans, dehors, sur les plantes, sur les cheveux, sur les chiens…..Oh non!!!! On annonce la venue d’une « perturbation » atmosphérique, elle s’appelle Irma…. Bon, tous les préparatifs terminés, Chris préfère attendre le passage de la fameuse Irma pour poser la marmoline.

Elle passe. Pas trop de dégâts, quelques feuilles et un peu d’eau dans le fond du bassin, vite nettoyé. C’était le lundi. Le mardi des dizaines de petits et plus grands hommes, en bleu, en rouge, en jaune, à fleurs…. débarquent et commencent un travail pas possible pour vite appliquer la marmoline au fond et sur les parois du bassin. En une journée, c’est fait, plus qu’à sécher, on bâche le tout et le lendemain on ponce. Mercredi: repoussière partout, dedans, dehors, dans les yeux, dans les cheveux, sur les chiens…. A 2 heures on commence le remplissage des…. quelque 180 000 litres. Pas terrible, l’eau est verte, brune, jaune, moche….. Mais, avec l’aide de Chris et du savoir-faire de ses techniciens, le lundi suivant, la piscine est remplie et belle, claire. L’eau est transparente. Une pure merveille. Puis…. on annonce la venue de la soeur d’Irma, Maria. Elle arrive comme une fleur le mercredi dans la nuit. Et, elle souffle, souffle, brise de grands arbres, détruit mon garage et remplit la piscine de toutes les feuilles qu’elle a pris soin d’arracher aux pauvres arbres. Jeudi soir, ça se calme un peu. Pas bien brillante ma belle piscine. Mais, je me mets au boulot, pendant des heures, je retire toutes les feuilles, les branches, les morceaux de cana qui la remplisse; Je suis toute foutue. Vite, je mets la filtration (merci ma planta) et je filtre, filtre….. Vendredi soir, elle est nickel…. Et aujourd’hui, dimanche j’ai pris un plaisir infini à nager et savourer la douceur de la belle marmoline. Ca a été dure, c’était sûrement pas le bon moment mais le résultat est à la hauteur de mers espérances. Merci Chris et un grand merci aussi à ton équipe de vrais pros, efficaces et discrets et…. courageux…. même pas peur des chiens….

Merci à tous!!!!!