Caraiva, l’antichambre du paradis

10 octobre 2010

Apres un trajet relativement court, mais fatiguant, sous la pluie battante, nous arrivons enfin à ce qui doit être notre prochaine vraie escale. Trancoso. Etat de Bahia. Comme d’habitude, on commence par se choisir une petite pousada sympa, coup d’coeur pour la pousada Mondo Verde, perchée sur un promontoire avec une superbe vue sur l’océan et à quelques encablures du fameux quadrato. Trancoso est un charmant village d’environ 6000 habitants, idéalement situé entre les différents points d’intérêt de la région, Caraiva, Arraial d’Adjuda, et bien sûr Porto Seguro. Son atout majeur, une vaste place centrale rectangulaire, arborée, au sol de sable et de pelouse, le quadrato, terrain de jeu de quelques chevaux sauvages et de gamins turbulents. Au bout de la place, face à l’océan, s’élève, incongrue, une jolie église immaculée. De part et d’autres, de ravissantes toute petites maisons multicolores abritent boutiques d’artisanat, de vêtement, de céramique, galeries d’Art,…. bars et restaurants. En haute saison, le village est bondé et il est indispensable de réserver son hôtel longtemps à l’avance. Aujourd’hui, mis a part quelques badauds faisant du lèche-vitrine devant les sublimes boutiques chères et chics (qui n’ouvrent qu’à 5h du soir), Trancoso semble s’être assoupi même si de petites échoppes proposant une jolie palette de produits artisanaux s’efforcent de pimenter la scène. J’adore. Il émane de cet endroit une sérénité, une tranquillité, on s’y sent juste délicieusement bien .

Lundi 11 octobre

Bonne nuit au calme le plus complet dans notre jolie Pousada et le lendemain, escapade à Caraiva.

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Caraiva c’est juste absolument magique. Une belle image que nous garderons longtemps dans notre coeur. Et pourtant, c’est un peu par hasard que nous décidons de nous y rendre. Peut-être est-ce le timide rayon du soleil qui daigne enfin pointer son nez qui nous motive. Laurent nous en avait parlé et Josy aussi, mais les critiques du guide ne nous incitait pas a nous y rendre. Quelle erreur! Caraiva est nichée sur un petit îlot tout au bout d’une longue piste traversant une forêt à allure de jungle puis de vastes parcs ou paissent vaches, chevaux et charmants petits ânes. Au milieu du parcours, un village d’indiens Pataxo. Avec beaucoup d’intelligence, ils se sont adaptés au développement touristique de la région et proposent un artisanat très soignée et original qui va de la création de lampes et abat-jours ravissant, de meubles de bois sculptés dans des arbres entiers, d’ustensiles de cuisine,louches, plats, saladiers, etc… à des peignes en bois précieux, des colliers de graines multicolores, des tapis, des sculptures en terre….

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Les enfants sont magnifiques et je garderai longtemps le souvenir de ce mignon bout de chou indien, assis devant sa maison avec son copain le perroquet. Au bout de la piste, un parking de fortune accueille les autos. Caraiva se mérite et pour s’y rendre, nous grimpons dans une des nombreuses barques de bois qui assurent la traversée du bras de mer nous séparant de l’îlot. L’argent demandé pour la traversée…. d’une minute à tout casser… servira a l’entretien de l’ile qui respire la propreté. On en prend plein les yeux. C’est beau. Ici, pas de fioriture, rien de trop. La rue principale longeant la rivière est bordée de petites maisons colorées, assez semblables à celles du quadrato de Trancoso. Pas ou peu de commerces, quelques bars et restaurants, des pousadas, mais surtout un calme extraordinaire. Jusqu’à il y a peu de temps, l’électricité boudait le village qui utilisait les plantas pour se fournir en courant. Les compteurs tout neufs attestent du changement et de l’effort de modernité de Caraiva. Heureusement, les autorités ont eu la bonne idée d’installer des lignes sous-terraines qui ne gâchent en rien le paysage. Une végétation luxuriante et d’une grande variété borde la rivière qui berce avec amour une foule d’embarcations de pêcheurs. Au bout de la rue, la mer. La plage est sauvage et belle. La mer se décline dans toute une palette de bleu et le sable blanc est d’une propreté impeccable. Quelques pousadas accueillantes et bien tenues hébergent les touristes de passage. Sérénité, calme, rien que du bonheur. On aurait envie de ne plus bouger de cet endroit fabuleux.

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Une caipirinia à la mangue (ben oui, il n’y avait plus de citrons) excellente, un super poisson frit « con arroz y abitchuela » et nous voilà de retour à l’embarcadère. On n’a pas vu le temps passer et nous avons vécu des moments d’exception. Avant de quitter les lieux et alors que nous attendions notre passeur, un « viralata » noir, ayant une subite envie de grand espace et de liberté, est entré dans l’eau de la rivière, l’a traversée et est allé s’ébrouer sur le « continent ». Beau spectacle et beau résumé d’une vie simple ou l’on ne se prend pas la tête.

Au retour, en fin d’après-midi, petite halte sur une des plages de Trancoso et là, surprise. Apres avoir laissé la voiture sur un parking improvisé, traversé un pont bringuebalant au dessus d’une mangrove, nous arrivons sur une plage incroyable. Belle certes, mais surtout hyper fréquentée, aménagée comme sur notre Côte d’Azur, des bars en pagaille, des restos, une armée de garçons s’agitant avec efficacité de toutes parts. Un poisson grillé ici, une caipirinia là, une chaise à bouger, une table à redresser, le tout avec un sourire et une amabilité surprenante. Ils vont jusqu’à demander le prénom… et à s’en souvenir … de chaque client. Surprenant comme un village si calme en haut de la colline se transforme en fourmilière remuante sur la plage. Encore plus étonnant, rien n’est dérangeant, l’ambiance est bon enfant et les aficionados de la plage se mélangent, jeunes et vieux, enfants et chiens avec bonne humeur et force éclats de rire. Mimi est conquis, et moi aussi. Bon, il se fait temps de rentrer au bercail après une journée riche en merveilleuses expériences.

Le soir, à Trancoso, alors que nous dînons dans un resto sympa, comme nous les aimons, élégant, spacieux, aéré, impeccablement tenu, réchauffé de mille coussins moelleux multicolore, nous sommes encore plongés dans le ravissement de cette belle journée.

 

 

 

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