Un ciel rock’n roll…

De mémoire de spécialiste, pas moi mais c’est Olivier Tisserand qui le dit, c’est la première fois en quinze ans qu’une telle bataille ‘’navale’’ se déroule dans le ciel de l’Atlantique. Il y en a partout, des Paulette, des Rene, des Sally, des Teddy, des Vicky et j’en passe et des meilleurs…. Non seulement tous ces phénomènes inquiétants s’agitent à qui mieux mieux à proximité de nos têtes mais en plus, si vous suivez un peu l’actualité cyclonique année après année, il ne vous aura pas échappé que nous en sommes déjà à la lettre T, le 14 septembre. En 2017, la sinistre Irma déclenchait sa furie à la même époque , calcul vite fait, au minimum 11 phénomènes nommés ont déjà pris part au bal funeste de la saison cyclonique 2020…. Par chance, il semble que pour l’heure, ils préfèrent se pavaner sur l’immensité de l’océan que sur nos pauvres têtes. Un petit tour sur le bleu des flots et puis s’en vont.

Pourvu que ça dure, j’rigole mais à chaque fois, je flippe…. Nous sommes en plein dans le vif du sujet et la saison calme n’arrive que fin novembre. On croise les doigts et on surveille le ciel. Bonne journée.

Un peu d’histoire (Fin)…. La Rep Dom, du tourisme mais pas que….

Économie

La République Dominicaine est un pays en plein développement. Son économie galopante occupe la neuvième place de l’Amérique Latine et la première des Caraïbes et de l’Amérique Centrale. Grâce à sa situation géographique et ses accords de libre commerce, la République Dominicaine est facilement accessible aux marchés des États-Unis, des Caraïbes et de l’Amérique Centrale, l’Amérique Latine et l’Europe. Les principaux partenaires commerciaux du pays étant États-Unis, Haïti, Cuba, Jamaïque, Mexique, Brésil, Colombie, Espagne, Pays Bas, Belgique, Royaume Uni et Chine.

Son économie, dépendante depuis des siècles de l’exportation des produits agricoles, sucre, cacao et café s’est convertie en une économie diversifiée entre les secteurs services (60% du PIB), fabrication (22%), agriculture, exploitation minière et commerce.

Tourisme

Avec plus de mille kilomètres de plages, la zone coloniale la plus ancienne de l’hémisphère occidental et des montagnes et paysages spectaculaires, la République Dominicaine est la destination touristique la plus fréquentée des Caraïbes.

Exploitation minière

En 2012 a commencé l’exploitation des mines d’or et d’argent dans les mines de Pueblo Viejo, située à 100 km au nord-est de Santo Domingo, qui dispose d’une des réserves aurifères les plus importantes du monde.

L’entreprise qui exploite la mine, formée par les entreprises canadiennes Barrick Gold Corporation et Goldcorp. Inc., a investi plus de 4 milliards de dollars uniquement pour entamer la production, soit l’investissement étranger le plus important dans l’histoire de la République Dominicaine. En 2014, les exportations d’or et d’argent de la mine de Pueblo Viejo ont dépassé 1,5 milliard de dollars.

L’Agriculture

L’agriculture a été le secteur économique le plus important en République Dominicaine depuis son indépendance en 1844 jusqu’à la fin du 20ème siècle. La production de tabac, cacao, sucre, café, viande et lait a constitué, à cette époque, le pilier fondamental de l’économie. Aujourd’hui, bien que sans l’ampleur d’autrefois, l’agriculture reste toujours un secteur important, représentant 8% du PIB.

Beaucoup de produits non traditionnels sont cultivés aussi bien pour l’exportation que pour le marché local. Parmi les fruits, les plus importants sont les bananes, mangues, cocos, melons, papayes, oranges et ananas. Il y a également une variété de produits agricoles des régions tempérées dans les vallées du massif central montagneux, comme les pommes de terre, choux, carottes, fraises et pommes. Aussi, il existe une grande production de produits organiques: la République Dominicaine est un des exportateurs principaux de la banane plantain organique et du cacao du monde.

Quant à l’élevage, les industries de volaille et de cochon sont les plus importantes des Caraïbes et rapportent de gros revenus en matière d’exportation.

Devise et régime de change

L’unité monétaire de la Republique Dominicaine est le peso dominicain, dont les symboles sont DOP ou RD$. Au 1er septembre 2020, un dollar américain équivalaut à 58,50 pesos; un euro, à 69,27 pesos.

Les engagements contractuels peuvent être établis en pesos dominicains ou toute autre monnaie étrangère.

Langue

La langue officielle de la République Dominicaine est l’espagnol.

Jours fériés

▪ 1 janvier (Nouvel an)

▪ 6 janvier (Rois mages)*

▪ 21 janvier (Altagracia, Sainte Patronne de la RD)

▪ 26 janvier (Jour de Duarte)

▪ 27 février (Jour de l’indépendance)*

▪ Vendredi saint**

▪ 1 mai (Fête du travail)

▪ Corpus Christi**

▪ 16 août (Jour de la Restauration)*

▪ 24 septembre (Jour de la Vierge de las Mercedes)

▪ 6 novembre (Jour de la Constitution)*

▪ 25 décembre (Noël)

* Lorsque le jour férié tombe un mardi ou un mercredi, il est célébré le lundi d’avant. S’il tombe un jeudi ou un vendredi, il est célébré le lundi suivant.

** La date de cette fête religieuse varie d’année en année.

A LT, jour d’après Laura, merci le ciel…

On s’attendait au pire, pile poil sur la trajectoire de la tempête… au dernier moment, piquée par je ne sais quelle mouche, merci la mouche, elle a changé d’avis et s’est rapprochée du sud… Du coup, quelques gouttes d’une pluie bienfaisante et rafraîchissante, pas de vent, pas de tonnerre, même pas un bananier décoiffé, une nuit inespérément calme, délicieuse. Ce ne fut pas le cas pour tout le monde et la capitale en a pris pour son grade, routes et maison inondées et pas mal de dégâts. Mais laissons parler Olivier Tisserand, le grand Monsieur des cyclones qui vous contera mieux que moi l’épopée de Laura sur les terres d’Hispaniola :

La tempête Laura se déplace au niveau de la côte sud de Hispaniola soit, encore une fois, bien au sud de la trajectoire prévue. Et à nouveau le centre semble être plus au sud que celui estimé. Il n’y a pas de radar sur l’île et peu de stations météo ce qui rend quasiment impossible d’estimer la position du centre par des relevés à terre. Et on voit depuis 3 jours que l’estimation par satellite est un peu défaillante. Du coup, le Hunter en cours d’investigation donnera peut-être des infos, à condition qu’il ait l’autorisation de voler au-dessus des terres.

Elle a ce matin une organisation bien meilleure et sur ces images elle a l’air très très en forme et ressemble à une vraie grosse tempête avec des bandes convectives en spirale bien visibles. Sa moindre interaction que prévu avec la terre lui a permis de maintenir une énorme convection. C’est désormais le sud de Haïti qui va faire face à des pluies exceptionnelles et a déjà enregistré 1 décès (une fillette de 10 ans).

Ensuite, la Jamaïque qui ne devait pas être trop touchée pourrait être plus concernée si le déplacement se maintient plus Ouest que prévu … comme depuis 48h.


Santo Domingo . Image, Florence Wiriath

Allez, encore un p’tit coup d’oeil vers le ciel, Laura, un joli nom pour phénomène moins glamour…

Comme je vous le disais, on est en plein dedans, ça s’agite clairement dans le ciel de l’Atlantique, les phénomènes cycloniques se suivent, s’entrechoquent, bifurquent, disparaissent, mouillent, décoiffent les toits de feuilles, tonnent… bref, on est en plein dedans.

Laura, joli nom pour une tempête tropicale. On l’imagine assez pimpante, un brin libertine…. Elle a bien mouillé St-Barth, c’est mon amie Anne qui me l’a dit. Pratique, quelques heures avant nous, elle subit les outrages du ciel et me raconte ensuite à quoi s’attendre. Parfois pire, parfois moindre. Et donc là-bas sur sa délicieuse petite île jolie, Laura a pleuré toutes les larmes de son corps, mouillant encore et encore Gustavia, Corossol ou l’Anse des Cayes. De gros orages aussi, mais pas trop de vent…

Elle devrait pointer le bout de son nez en fin de journée, nous perturber durant la nuit et poursuivre son chemin moins chaotique et mieux formé vers Cuba…

Cette fois je ne me laisserai pas surprendre, non mais, déjà, les cocos sont nettoyés, c’est déjà ça, le toit du château de feuilles est presque tout neuf et, pas idiote à tous les coups et je vais sagement, comme je l’ai appris ranger coussins, plaids, objets délicats loin de l’impertinence de la demoiselle….

Et puis, on verra bien. Je vous tiens au courant.

Coup d’oeil vers le ciel tout bleu….

Ne nous voilons pas la face les gars, on est dans le vif du sujet. La mer chaude comme l’eau d’un jacuzzi et le sable du Sahara a rejoint ses pénates. Le bal est ouvert et pour l’heure, c’est plutôt rock’n roll dans le ciel….

Très important en cette période de ne pas oublier de jeter, de temps en temps, un petit coup d’oeil sur la météo. Attention, pas de scénarios catastrophes avant que cela ne soit nécessaire. Dernière en date, Josephine, tempête de belle taille est passée bien au large de nos côtes pour mourir dans l’Atlantique… Et pour l’heure, si un phénomène à 20% de chance de se transformer en cyclone se pavane déjà dans la mer des Caraibes, arrosant copieusement les petites îles alentours, c’est son frangin, de couleur rouge sur la carte qui inquiète les spécialistes et déchaîne les passions. Pas encore dépression, encore moins tempête ou cyclone elle mérite juste que l’on ne la quitte pas des yeux…

Je vous tiens au courant. Belle journée.

Chahuté par le temps, Le château de feuilles joue les coquets…

 

Le temps. Ami quand il est le seul à pouvoir apaiser les blessures d’un cœur qui saigne. Assassin quand, sans vergogne il nous afflige ses outrages, nous ride, nous diminue, nous colore les cheveux en gris, en blanc, nous efface…. Et le temps est le même pour tout le monde, humains, animaux, flore, fleurs, arbres, choses de la vie… même le toit chevelu de mon château de feuilles de lui résiste pas…. Et c’est avec consternation qu’après une inspection minutieuse la sentence est tombée… 6 ans après la dernière réfection totale, il faut refaire toute la partie arrière de la toiture et réparer du mieux possible celle du bungalow….

L’horreur, 250 m2 de palmes à enlever du toit, puis 250m2 à faire entrer dans le jardin, livrées par un camion si haut et si monumental qu’un homme est indispensable tout le long du trajet, depuis Santiago pour soulever les fils électriques, plus bas que lui et sa précieuse cargaison. Pas question d’entrer sur la propriété, le portail est ridiculement petit pour un tel mastodonte. Alors, des paires de bras musclés jettent la cana sur le sol derrière le portail, une montagne de cana qui privera Mimi ronchon de sa balade matinale au village. Puis, 250m2 de cana à préparer puis à poser selon les règles de l’art sur une structure de bois dénudée. Ca bosse fort, sans répit sous un soleil de plomb et malgré cette ardeur au travail, les 7 muchachos et le maestro ont eut besoin de 3 jours complets pour en venir à bout et me laisser un environnement ‘’à peu près’’ propre.

Histoire d’un toit de cana

Au même titre que la mer, le soleil et les cocotiers, le toit de palmes est le symbole incontournable, la carte postale de la douceur de vivre sous les tropiques en toute décontraction. Il faut dire qu’avec son côté mutin et sa coupe savamment décoiffé, il n’y en a pas deux comme lui pour sublimer la maison la plus ordinaire et en faire une starlette de podium tendance et chic. En plus, non content d’être sexy en diable, ce toit 100% naturel est bien dans l’air du temps et assure côté couverture. Intransigeant avec les intempéries qu’il refuse de laisser passer, il se laisse volontiers caresser par les alizés qui s’amusent dans sa chevelure et pénètrent délicatement dans la maison, histoire de maintenir à l’intérieur une température idéale. Avec lui, pas besoin de clim, un bon ventilateur, des aérations bien faites et le tour est joué, il fait toujours frais et bon.

Bien sûr, nul n’est parfait sur cette terre et ce n’est pas mon toit de cana qui va déroger à cette règle. Les aseptisés chroniques, les hypocondriaques, les paniqués des bébêtes…. lui reprochent d’être peu hygiénique. Je dirais plutôt qu’il est victime de son succès, beau et confortable, tous les insectes de la création rêvent de s’y installer, à commencer par le redoutable termite. Pas folles les bébêtes! Des ratons de coco aussi parfois seraient heureux d’y construire leur nid, les cucarachas, et même de jolis serpents verts (pas méchants). Chuttt…. pas de panique! Contre les ratons de coco, un joli matou fera l’affaire et les tiendra éloignés de votre demeure pour toujours. Quant aux insectes indésirables et notamment les termites, une bonne fumigation régulière vous en débarrassera pendant longtemps. Après, le seul vrai, gros, insupportable défaut que je lui trouve, c’est de ne pas être éternel. Tous les 4, 5, 6 ou 7 ans, c’est le bordel le plus complet quand il s’agit de découvrir la toiture, de réparer la charpente abîmée, d’évacuer tous ces déchets et de remplacer les vieilles palmes par des jolies toute pimpantes. Je suis en plein dedans, ça fait 4 jours que ça dure et ce n’est pas prêt d’être fini. En même temps, c’est grâce à cet inconfort temporaire que m’est venue l’idée de vous parler du toit en palmes de cana.

Le matériau

En République Dominicaine, la palme la plus utilisée pour la construction de toits est celle du palmier appelé caña, d’origine cubaine. 15 mètres de haut, de larges feuilles en éventail d’une envergure de 80 cm à 1,20 m. On en trouve des plantations entières à Azua, San José de Ocoa, Peravia, Barahona, Higüey, Dajabón, Santiago Rodríguez et Santiago. Parfois, la tradition est conservée, et c’est alors un cheval (un caballo) qui va récupérer dans les plantations les feuilles récoltées. Lorsque l’on opte pour un toit en caña, on entend parler de 50 ou 100 caballos…. en voilà l’origine…. et un caballo de caña c’est pile poil 50 feuilles.

Un long travail de préparation

D’énormes camions livrent la caña dans tout le pays, commence alors un long et fastidieux travail de préparation. La palme est taillée, puis cloutée pour pouvoir être fixée sur la charpente, feuille à feuille, le plus proche possible pour assurer l’imperméabilité, mais pas trop pour permettre à l’air d’y circuler. C’est tout un art et seuls quelques maestros ont le secret d’un toit de palmes bien fait et leur technique bien particulière. Bien sûr, pour assurer la pérennité de l’ouvrage, une pente de toit minimum est nécessaire, si ce n’est pas le cas, les feuilles pourrissent immédiatement.

Le plus souvent le toit des habitations couverte de palmes est doublé. A l’intérieur, on retrouve des lattes de bois vernies, lasurées ou peintes aux couleurs de la Caraibe. Entre ce décor de bois et la palme, on peut alors glisser et fixer en le chauffant ce que l’on appelle ici la tela, une sorte de toile épaisse enduite de goudron qui renforcera, bien entendu l’imperméabilité et sera un frein à la chaleur du soleil. Côté terrasse, la caña, posée dans les règles de l’art, se suffit à elle-même. La caña adore le soleil et le vent et déteste l’humidité, pas question de construire ne serait-ce qu’un abris (un palapa) sous les arbres qui empêchent les rayons de soleil de caresser les palmes et conservent l’humidité.

Si toutes les conditions réunies, pente, soleil, bon maestro…. c’est un véritable bonheur de vivre sous un tel toit. Même en plein été quand la température extérieure, sous le soleil brulant frise les 50 voire 60 degrés, il fait délicieusement bon à l’intérieur. Les nuits, sans clim sont confortables. Très résistante aux vents salins et au vent tout court, la caña bien posée s’agite parfois sous les rafales des tempêtes tropicales, mais ne déserte pas facilement et jusqu’au bout remplit son rôle de couverture idéale pour nos régions parfois chahutées. A Las Terrenas, la tendance est plutôt au jingle ou aux plaques de fausses tuiles en plastique…. En ce qui me concerne, vous l’aurez compris, malgré les désagréments causés notamment lors de son remplacement, je suis fan de ces toits naturels d’une incomparable beauté.

Balade en images

 

Une montagne de palmes, les toutous s’en donnent à coeur joie

Les vieilles palmes sont stockés sur un tas et partiront à la basura…

On prépare la cana…

 

Ricardo, le maestro, surveille….

Travail assidu, mais…. smartphone dernier cri…. à la main…

A dos d’homme, la cana, une fois prête, est transporté 100 m plus loin, ça en fait des kilomètres, eux doivent s’endormir sans problème à la fin de leur dure journée.

 

Et le lendemain, le Château de feuilles fait son malin, tout pimpant sous un grand ciel bleu,

Las Terrenas, année 1946…

Il y a quelques temps, je vous racontais la petite histoire de Samana, délicieusement chaotique. Souvenez-vous, dans les années 1820, des milliers d’esclaves américains se sont enfuis des USA et sont arrivés à Samana n’emportant dans leur maigre escarcelle que leur culture et leurs coutumes. Ces  » Américanos  », nom toujours attribué à leurs descendants se forgèrent une vie tranquille et simple, bien loin du balbutiement du monde moderne.

La région était aussi un repaire de pirates jusqu’à la création de la ville de Santa Barbara de Samana en 1756 par des habitants des îles Canaries, exilés sur le lieu par le gouvernement espagnol afin d’empêcher les Britanniques de s’y installer. Et, c’est à Samana toujours que Napoléon Bonaparte avait pour ambition de construire une capitale pour son nouvel empire mondial. Il avait des plans pour une nouvelle ville qui s’appellerait Napoléon City, mais l’arrivée des Britanniques a contrecarré ses plans. En 1822, Haïti envahi la République dominicaine et l’occupe pendant vingt-deux ans. Ce fut une occupation sanglante. Peu de temps après, en 1824, un navire, le Turtle Dove, rempli d’esclaves libérés des États-Unis quitta Philadelphie en direction du Libéria, un pays d’Afrique de l’Ouest fondé par des esclaves américains libérés en 1820. Il y a eu une grosse tempête dans l’océan Atlantique devant Las Terrenas et le navire coula. Les esclaves libérés nagèrent alors vers Las Terrenas. Ils parlaient anglais. Leurs arrière-petits-enfants vivent encore à Las Terrenas et parlent la même langue. On les appelle cocolos.

En 1946, le sinistre dictateur Rafael Leonidas Trujillo allait radicalement changer le destin de Las Terrenas en ordonnant que les habitants les plus miséreux de Santo Domingo soient envoyés dans différentes provinces du pays pour y devenir paysans, exploitants de noix de coco ou pêcheurs. Il se trouvait débarrassé du problème de la pauvreté grandissante de la capitale et du même coup repeuplait les provinces. Les exiles quant à eux étaient ravis de s’éloigner de la folie de ce président imprévisible.ne Nombre d’entre eux se retrouvèrent à Las Terrenas, petit hameau aux rues de sables et aux maisons colorées, sans eau ni électricité, habité par une poignée de pêcheurs et d’agriculteurs. L’avenir s’annonçait serein, mais…

Mais c’est aussi en 1946, le 4 août précisément qu‘ un terrible tremblement de terre de force 8 frappa la République Dominicaine et plus spécialement la péninsule de Samana et toute la côte nord du pays, déclenchant un gigantesque Tsunami impactant tous les villages alentours jusqu’à Puerto Plata.

La communauté de Las Terrenas de l’époque était si petite qu’on ne sait pas s’il y a eu des pertes humaines à regretter. Cependant, quand le tsunami se produisit, au retrait de la mer, les rares habitants eurent le reflex de se regrouper puis, avant que la vague ne les submerge de se déplacer vers les lomas éloignées de la côte. Par chance, au retour de la vague, la force du tsunami a été dissipée par la barrière corail et n’a balayé que les structures précaires de l’époque. Les autres villes de la côte nord eurent moins de chance et furent balayées par le phénomène.

Les séismes de cette ampleur ont été récurrents dans l’histoire de notre île sur une fréquence qui varie entre 50 et 100 ans. Celui-ci a pile poil 74 ans, ce dont nous pouvons en conclure que plus tôt que tard notre région serait soumise à un phénomène d’une telle ampleur.

À 74 ans de ce désastre, il ne nous reste plus qu’à espérer que si cela se répète ′′ Dieu nous préserve’’.

Isaias et Illena…. la bête et la belle…

 

Isaias, la bête…

Isaias a quitté notre île et poursuit son chemin turbulent vers d’autres contrées. Au passage la demoiselle s’est transformée en cyclone et, au vu de ce que nous avons connu ces dernières années, j’ai presque envie de dire QUE de force1… Elle s’est invitée au-dessus de nos têtes jeudi dernier et même si elle a eu la décence de ne faire que passer et de vite s’aventurer plus loin, elle m’a bien pourri la vie…. Beaucoup d’eau, ça c’est plutôt super bien. Mais aussi beaucoup de vent et ça, vu que je ne sais quelle mouche m’avait piquée, mais je n’avais rien anticipé, rien… les cocos étaient lourds comme des ânes morts et se balançaient dangereusement dans le jardin, tous les meubles de terrasses étaient en place avec leurs petits plaids et leurs doux coussins, les vases itou, les tapis aussi …. Bonjour l’angoisse vendredi matin. Tout trempe, cassé, souillé…. On ne m’y reprendra plus. Et pourtant c’était loin d’être mon premier cyclone ou première tempête. En 22 ans de Caraibes, j’en ai connu 7…. Mais là, j’ai perdu la raison et le bon sens. Bref, outre mes erreurs, des dizaines de bananiers par terre, des noix de cocos en veux-tu en voilà…. Les cocos eux ont tenu bon…. Pas comme les bambous dont plusieurs se sont brisés (pour la plus grande joie de mon gentil voisin)… Aujourd’hui tout est à peu près réglé, Alphonso, mon jardinier a trimé comme un beau diable et 7 camions de ‘’basura’’ plus tard le jardin est tout pimpant…. Lundi Eladio vient me tailler les cocos….

Deux méchantes croix jaunes me sapaient le moral sur la carte de Hurricane center mais Olivier Tisserand, monsieur es cyclone, si utile en ces temps troublés nous affirme qu’ils ne nous concernent pas…. Ouf ! On va pouvoir souffler un peu.

Et pourquoi pas rendre quelqu’une heureuse….

Illana, la belle…

C’est une jolie, jolie fille de 19 ans et une adorable personne. C’est aussi ma petite nièce. Et figurez-vous que malgré son humilité, poussée par tout son entourage, elle s’est lancée dans une délicieuse aventure, concourir au titre de Miss France, et oui… Elle a franchi avec brio la première étape et obtenue le titre de Miss Beaucaire, la belle demoiselle est camarguaise…. Aujourd’hui, elle tente a porte d’entrée au prestigieux concours en postulant pour le titre de Miss Languedoc. Pour cela, il lui faut obtenir plein, plein de SMS. C’est étrange mais c’est comme ça. Seules les 7 candidates ayant obtenu le plus grand nombre de SMS pourront passer devant le jury de Miss Languedoc. Alors, je compte sur vous, surtout mes fidèles lecteurs de France pour voter pour elle. Vous trouverez les instructions sur l’image suivante….. et, si elle remporte le titre prestigieux de Miss France, elle en a tous les atouts, vous pourrez dire avec fierté….’’je la connais, c’est la petite nièce de Doris qui nous raconte de si jolies histoires de Las Terrenas’’. Merci les amis.

 

Chroniques dominicaines… et nous on en est où ?

Deux mois après le début des hostilités, histoire de contrer l’ennemi invisible et après un long discours très attendu du président Danilo, la République Dominicaine, tout doucement, reprend du poil de la bête. Dimanche soir, tout le pays ou presque, planté devant son poste de télé ou l’écran de sa tablette retenait son souffle en espérant un assouplissement des mesures sanitaires. Des mesures sanitaires un brin brouillon avouons-le. Confinement oui, mais pas vraiment contrôlé, pas sanctionné…. la journée, des badauds, masqués parfois en dépit du bon sens de lambeaux de tissus douteux s’entêtent à arpenter les rues du village, à pieds ou en mobylette pétaradante… jusqu’à 5h… puis, état d’urgence oblige…. Mais pourquoi juste la nuit…. Couvre-feu, plus rien ne bouge ou presque jusqu’à 6h du matin…. Au début des patrouilles de policiers zélés débusquaient, le sourire en coin, les contrevenants rebelles… Tous les magasins sont clos ou… presque… sauf les supermarchés, colmados, banques et pharmacies… les restos ont le droit de cuisiner des repas à emporter…. Merci Komida qu’aurions-nous fait sans toi…

Dimanche, le président a concédé un relâchement à ces mesures ‘’drastiques’’, relâchement qui s’effectuera en 4 phases. Nous entrons dans la phase 1, pour le plus grand plaisir des commerçants impatients et de leurs employés aux abois. Commerces et services sont autorisés à rouvrir leurs portes selon des horaires précisés et avec des effectifs restreints. Beaucoup d’entre eux ayant pris soin de désinfecter à fond leur établissement. Masque, distanciation physique, respect de l’autre sont évidemment de rigueur. Quant au confinement strict, il entre en vigueur de 7h à 5h en semaine et de 5h à 5h le dimanche. Les plages sont toujours interdites et au grand désespoir de tous, les grilles des bars et restos restent désespérément fermées. Idem pour les hôtels…. Par contre certains transports en communs circulent allègrement…. Bonjour la distanciation… La frontière reste très surveillée, les passagers privilégiés débarqués de France dimanche sont confinés 7 jours à Santo Domingo avant d’être autorisés à regagner leurs pénates.

Au niveau des chiffres, 12,725 cas recensés dont 434 personnes décédées. Doit-on s’affoler ? En tout cas, bête et disciplinée et, avouons-le terriblement casanière, je prends un malin plaisir à ne pas quitter mon château de feuilles. Je m’y terre, m‘y cache, m’y love avec volupté. Côté Mimi, mon petit mari, c’est pas la même mais ça, c’est une autre histoire.

United.doctors Las Terrenas…. Le Covid 19 et bien plus encore

Depuis quelques temps, au village, leur nom est sur toutes les lèvres. On en parle, en reparle, et, ma foi, de façon toujours positive…. United.Doctors, mais qui sont-ils ? J’avais envie de mieux les connaître, de vous les présenter.

Profitant de ce confinement qui, en ce qui me concerne, et si vous me connaissez un tout petit peu, change vraiment très peu de chose à mon quotidien… bref, profitant disais-je de ce temps offert à toutes mes fantaisies, me vint l’idée pas si saugrenue de saisir l’occasion et d’en savoir un peu plus sur ce duo de toubibs fort sympathique dont tout le monde parle….

Et, histoire d’entrer dans le vif du sujet qui nous préoccupe tous, pour être certaine de ne pas commettre d’impairs, voire d’éclairer votre lanterne, je leur demandai leur position, leurs conseils, leurs directives concernant l’infâme Covid19. Très gentiment, ils acceptent, plutôt ravis et nous voilà partis dans un papotage très instructif, mêlant allègrement espagnol et anglais pour mieux se comprendre

Le Covid 19, directives de United.doctors

Les directives sont simples et claires. Si vous présentez des symptômes suspects (maux de gorge, toux sèche, fièvre, mal de tête…) il est impératif de rester isolé à la maison, de préférence seul dans une chambre, bouche et nez recouverts d’un masque (acheté ou fait maison, ou foulard, … ou tout ce qui peut vous empêcher de postillonner sur le voisin…) pour protéger les éventuels autres membres de la famille.

En cas de symptômes plus sévères, comme une détresse respiratoire ou une grande fatigue, l’idéal est de contacter immédiatement le Ministère de la Sante Publique ((809) 541-3121). Il se chargera de prévoir, éventuellement le fameux test et d’effectuer votre transfert dans un centre de soins agréé et sous surveillance stricte pour éviter une éventuelle propagation du virus à la communauté. De cette façon, le patient bénéficie également d’être traité selon le protocole recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Il est expressément demandé, afin d’éviter les conglomérats, ce qui semble logique, de ne pas se rendre directement et impulsivement dans un centre de soins quel qu’il soit. Cette manière d’agir n’ayant pour seul résultat que de mettre sa santé et celle de ses proches en danger au contact éventuel de patients infectés. Rappelons que le virus de la grippe commune présente des symptômes similaires au Covid19, par conséquent, inutile d’être automatiquement alarmés si nous présentons ces symptômes. Il est recommandé de ne consulter le médecin que sur rendez-vous et après avoir correctement expliqué vos symptômes afin que ce dernier puisse cibler les meilleures recommandations dans chaque cas particulier.

United Doctors élabore en ce moment une plateforme afin d’offrir un nouveau service à la communauté. Sans sortir de votre domicile, vous aurez la possibilité d’être en contact direct avec les médecins de manière virtuelle via des appels audio et vidéo. L’objectif de ces deux médecins, soucieux du confort et de la santé de leurs patients : en ces moments de crise et d’angoisse, éviter que le malade ne se sente seuls et puisse bénéficier du mieux possible du soutien dont il a besoin.

Attention, pas d’auto médication fantaisiste. En cas de symptôme bénin, comme la fièvre ou le mal de gorge seul le paracétamol est autorisé. Dans notre pays se développent également des cas de dengue, dont les symptômes sont eux-aussi proches du Covid19. Tout type d’anti-inflammatoire est à proscrire absolument, afin d’éviter les complications lorsqu’il n’y a pas de diagnostic définitif.

La maladie a une période d’incubation de 1 à 14 jours et peut durer jusqu’à plus de 15 jours. Il convient de garder à l’esprit qu’environ 20% des patients atteints de la maladie sont asymptomatiques, ce qui peut entraîner une contagion de ceux avec lesquels ils sont en contact s’il n’y a pas de protection adéquate et de distanciation sociale.

Recommandations importantes.

Se laver les mains souvent et correctement avec du savon et de l’eau ou un désinfectant à base d’alcool.

En cas de nécessité absolue de sortie, maintenir une distance minimale de 1 mètre entre vous et les autres, 1m50, c’est mieux.

Évitez de vous toucher les yeux, le nez et la bouche avec des mains sales.

Couvrez-vous le nez et la bouche avec des masques en tout temps lorsque vous êtes à l’extérieur de votre maison.

L’idéal, rester à la maison et rester calme si vous ne vous sentez pas bien et si vous avez de la fièvre, de la toux ou une gêne générale. En cas de toux et d’essoufflement, consulter un médecin après avoir pris un rendez-vous afin que l’équipe médicale soit au courant et vous guide.

Evan Cabrera Colón et Rodolfo Tineo Almonte, nos deux sympathiques médecins terminent ce petit tour d’horizon des plus instructifs sur une petite note optimiste. ‘’Tous, en tant que communauté, pouvons aider cette situation à s’améliorer pour le bien de la planète. Nous devons nous engager à contribuer à ce que cela se produise. En suivant les recommandations des autorités, nous pouvons réduire le nombre de nouveaux cas, rompant ainsi la chaîne de la contagion. Nous avons une attitude optimiste à ce sujet et nous vous aiderons dans ce qui est à notre portée pour y arriver.’’

United.doctors…. en savoir un peu plus

Inspirés par l’atmosphère envoûtante du village et par ses paysages grandioses, sa douceur de vivre et la délicieuse et chaleureuse empathie de ses habitants, Le Dr Evan Cabrera Colón et le Dr Rodolfo Tineo Almonte quittent Santiago pour s’installer à Las Terrenas. Réflexions, discussions… décision : forts de leurs 15 années d’expérience, ils décident de créer un service médical qu’ils veulent d’exception, destiné au bien-être et à la santé de toute la province de Samaná.

Installés au 1er étage du Paseo depuis bientôt une année, ils sont sur le point de transférer leurs locaux au rez de chaussée, afin d’offrir à leur patients un espace plus vaste, plus confortable et de pouvoir y étendre les services médicaux fournis, notamment un service de pointe en matière d’échographie. Le confinement qui nous concerne tous les oblige malheureusement à retarder les travaux d’installation.

Très pointus au niveau des maladies cardiaques, les deux médecins savent pertinemment que le temps est un facteur fondamental dans le traitement de ces maladies redoutables, en particulier lorsque le patient souffre d’un arrêt cardiaque ou d’une fibrillation ventriculaire, dans ces cas, il est de la plus haute importance d’avoir un défibrillateur, appareil capable de restaurer un rythme cardiaque normal par des chocs électriques au cœur, permettant au médecin d’identifier les causes qui ont provoqué la maladie et d’administrer le traitement nécessaire.

 

Grâce à de généreux donateurs, United.Doctors dispose d’un défibrillateur externe automatique pouvant être transféré à l’endroit où se trouve le patient pour une aide immédiate.

Ecoute du patient, douceur et gentillesse, grande connaissance de la médecine générale, les docteurs Evan Cabrera Colón et Rodolfo Tineo Almonte sont un atout-santé indéniable pour Las Terrenas. Disponibles et compétents, ils prennent tout le temps nécessaire à une vraie consultation et se déplacent à domicile. Leur page Facebook United.doctors est une mine de connaissances sur laquelle ils abordent pour satisfaire la curiosité de leurs abonnés une multitude de sujets variés et toujours passionnants.  Un message privé, une question, ils y répondent, toujours gentiment, à une vitesse déconcertante.

United.doctors . Paseo de la Costarena . Las terrenas . 829 534 1980