Le chypre, c’est quoi….

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Le chypre, bien connu en cosmétique est une base de parfum au caractère assez persistant et puissant. OK! Mais c’est aussi le nom donné à un événement: 6 années de mariage. Exactement l’instant que nous partageons pile poil aujourd’hui, Mimi et moi. Un beau souvenir pour un délicieux moment tout en blanc dans un joli petit nid Le Syroz. Tous nos enfants, éparpillés aux quatre points du monde étaient là pour l’occasion, Julien débarqué de son Australie, Jojo du Brésil, Pamela, Karla et Vanessa de Paris. Certains pour quelques jours après un voyage interminable. Ce fut un moment magique, un rendez-vous ludique entourés de tous nos amis pour une interminable, belle et douce fête . Et 6 ans plus tard, je redis OUI Mimi. On continue n’est-ce pas, on ne change rien, notre maison bohème, nos BB chiens (hélas devenus beaucoup plus vieux), nos moments de fou-rire et notre belle complicité. Allez, bye bye tous, on dit rendez-vous pour l’année prochaine pour notre noce de……..

Lundi pluvieux, lundi heureux…..

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Ben oui, il pleut et c’est plutôt bienvenu, il faisait vraiment chaud hier, trop, la piscine frôlait les……38 degrés, presque insupportable. La plage était noire de monde et les petits bars du bord de l’eau se frottaient les mains. Donc, un peu d’eau, c’est pas plus mal, d’autant plus que le lundi, c’est de toute façon un jour gris non? Bon. Pendant ce temps les deux perturbations atlantiques continuent leur petit bonhomme de chemin. La première s’est un peu essoufflée mais, elle peut reprendre du poil de la bête en s’approchant de nos côtes si le bon Dieu lui prête vie. On ne la perd pas de vue (premier shéma). La seconde est une grosse vilaine dépression qui a selon les spécialistes 100% de chance de se transformer en cyclone dans les prochaines 48 heures. Chuttt! pas de panique Nadia, elle est encore très loin dans l’océan. Cependant, plus gênant…. elle suit quand même sa copine de près et ça c’est pas terrible. Vous savez ce que c’est les copines, ça aime « papioter » ensemble. Faudrait pas qu’elle se rapproche trop. Pour l’instant la plus méchante prend une route plus au nord, mais…… Bon, je ne les quitte pas des yeux et vous tiens au courant. On fait comme ça Nadia!

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Un petit coup d’oeil vers le ciel.

 

Sans titre-1Très important en cette période de ne pas oublier de jeter, de temps en temps, un petit coup d’oeil sur la météo. Attention, pas de scénarios catastrophes avant que cela ne soit nécessaire. J’ai vu sur le net ce pauvre Gaston (qui  n’est pas encore né à l’heure qu’il est) menacer notre partie du globe des pires catastrophes. On se calme, pour l’instant, Gaston n’existe pas en tant que tel, ce n’est qu’une onde tropicale, c’est à dire un amas nuageux assez bien formé qui, à l’heure où je vous « parle » n’a que 30% de chance de se transformer en quelque chose de plus méchant (trajectoire orange sur le cliché). Il est cependant suivi de près par une autre vilaine chose qui elle, a 50% de chance de nous perturber (trajectoire rouge). Rappelons que l’une des conditions pour que ces perturbations prennent de l’ampleur et nous pourrissent la vie est la température de l’océan, au moins 26 degré sur une profondeur de 50m. Bon, c’est vrai, l’eau est très chaude en ce moment, alors on croise les doigts, on n’oublie pas de regarder les petits monstres dans les yeux, histyoire de les effrayer un peu et on reste serein. Beau dimanche à tous.

Escapade enchantée dans l’univers tout en douceur d’Esteban

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Il y a des moments dans la vie où l’on a une violente envie de se faire plaisir. Croquer dans un délicieux gâteau, plonger dans les eaux chaudes de l’océan, se laisser caresser par les rayons du soleil ou passer un moment unique avec une personne d’exception. Hier, je me suis fait plaisir en allant rendre une petite visite à un homme tout en douceur, tout en simplicité et en retenu, un artiste, Esteban.

De sa Yougoslavie natale qu’il a fuit dans les années 90 alors qu’y sévissaient de terribles conflits armés, il garde le souvenir d’une vie riche en rencontres, en découvertes. A l’époque, attiré par le monde du théâtre et plus spécialement de la scénographie, il réussit à force de persévérance et de talent à intégrer une célèbre académie et à se hisser au poste de directeur de théâtre. Mais la guerre, très peu pour lui. Un de ses amis New-yorkais lui raconte alors la douceur de vivre d’un petit eldorado, la République Dominicaine, patrie de son épouse. Esteban grimpe dans le premier avion, direction Santo-Domingo. Il apprécie cette vie nonchalante et surtout ses petites escapades pour de délicieuses vacances dans un minuscule village indolent, Las Terrenas. C’est décidé, c’est là qu’il va refaire sa vie. Demi-tour vers la Yougoslavie pour y vendre tant bien que mal ses quelques biens et c’est le début de l’aventure. Oui, mais que faire? Jamais à court d’idée et, depuis longtemps, passionné de cuisine, notre artiste décide d’ouvrir un restaurant. Ce sera La Cocina, situé en face de l’actuel Claro. Pendant 5 ans y défileront gourmets et gourmands de tout poil. Des rencontres belles et intemporelles, des amis fidèles qui, pour la plupart font toujours partie de sa vie. Esteban est un être discret, mais pas solitaire. Si, peut-être par pudeur, il ne va pas spontanément vers les gens, ce sont les gens, attirés par sa gentillesse et sa sincérité qui prennent un vrai plaisir à lui rendre visite pour passer un moment en sa compagnie enrichissante. Après avoir créé, il y a quelques années une première galerie, abritant les oeuvres de divers artistes locaux, dans la jolie maison de Patrick, à l’emplacement du « bateau », il nous reçoit et travaille actuellement dans un bel espace, à son image, bourré de charme et peuplé d’objets hétéroclites, plaza Coloniale. Dans un délicieux fouillis fait de sculptures, de lampes on ne peut plus originales, de chaises ultra design, d’un bureau pas du tout dans le style mais qui va super bien quand même, d’étagères croulant sous de nombreux ouvrages, du meuble aux pigments offert par sa copine Sophie et de plein d’autres objets pas possibles, on y découvre ses belles peintures qu’il définit comme une recherche de la lumière.

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C’est beau et visiblement, sa sensibilité plaît et touche beaucoup de monde puisque depuis pas mal de temps déjà, l’artiste vit de son œuvre. Il ne cherche pas à philosopher ou à nous expliquer ses toiles, elles sont juste le fruit de sa relation avec le monde extérieur et son monde à lui, le fruit de ses sentiments, de ses ressentis. Et c’est tout son cœur qu’il met dans chacune de ses œuvres qu’il peaufine, chouchoute, retouche jusqu’à ce qu’elle corresponde pile poil à ce qu’il ressent. C’est une belle personne Esteban et quand on lui demande ce dont il rêve, ce qu’il aimerait, il répond, humblement, juste continuer à vivre ainsi. Et, s’il souhaite avant tout pérenniser sa petite galerie c’est parce que selon lui, elle participe aux petits plus qui confèrent à Las Terrenas ce supplément d’âme qui fait tout son charme et qu’il est si difficile d’expliquer. A bientôt Monsieur Esteban, promis, c’est avec beaucoup de plaisir qu’à l’instar de tous vos amis, je me permettrai tout bientôt de venir vous refaire un petit coucou, histoire de papoter un peu entre amis.

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Au fil du temps, il a su se tisser une immense toile d’amis et, c’est uniquement par le bouche à oreilles et par le biais de sa galerie et de ses expos qu’Esteban vend ses toiles. Mais il nous promet pour très bientôt un site Web pour présenter ses créations.

 

 

 

La nouvelle vie de Sophie

Un an déjà que jolie Sophie mène une nouvelle vie sous le ciel de St-Tropez. Je lui parle de temps en temps, du village de ses toutous en pension chez Enrique. Elle nous manque  et on lui manque tous, à commencer par son petit village, sa plage, ses balades avec ses chiens. A bientôt peut-être Sophie. On t’aime.


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Elle appartient au cercle restreint de mes amies, même si on n’est loin de se voir chaque jour. Et pourtant à chaque rencontre, à chaque petit moment passé ensemble, pour le boulot ou pour le plaisir, c’est un bonheur immense. Elle m’a appris pleins de choses. Artiste au vrai sens du terme, tant, par son immense talent empreint de poésie que par sa vie un brin bohème, elle a accepté de partager avec moi, un tout petit bout de son savoir et je lui en suis immensément reconnaissante. Sophie, 33 ans passés, non-stop, à Las Terrenas. Elle fait partie intégrante du paysage du village. Et pourtant, pour pleins de raisons qui lui sont propres, Sophie a décidé de nous quitter et de repartir vers un autre village bourré de charme, son village, St-Tropez. Elle va nous manquer, ça c’est sûr, même si elle a promis de revenir très vite en vacances….. On dit toujours ça ! Bref, j’ai eu la chance de prendre un dernier verre avec elle, avant son départ et, presque timidement, elle m’a demandé de faire part de son départ à tous ceux et toutes celles, dominicains ou étrangers qu’elle n’aura pas eu le temps de saluer avant son envol vers son autre vie. Voilà qui est fait, Sophie vous embrasse tendrement et vous gardera pour toujours dans son cœur. Bye ma belle, profite bien de ta nouvelle vie et si tu en as le courage, envoie un petit mot de temps en temps, nous te le renverrons avec plein d’amour et de bonnes vibrations terreneriennes. On t’aime Sophie !!!!!!

L'univers coloré de la jolie Sophie.....

L’univers coloré de la jolie Sophie…..

Entre deux gouttes de pluie….

C’est vrai, je l’avoue, ce mois d’août est plutôt, disons…. pluvieux! Pas un jour sans qu’il nous tombe une averse sur la tête. Pas commun, je ne crois pas me souvenir d’été aussi merdique. Pauvres touristes, pas de chance…. Parce que pour nous, chaque goutte de pluie bien fraîche qui nous tombe sur la tête …. et sur le moral…. refroidit l’océan et éloigne les cyclones. Et oui, à quelque chose malheur est bon. Je ne voudrais pas passer pour une chipie, mais je vois la pluie d’un oeil différent des touristes ou des résidents tout juste arrivés et anxieux de voir un temps mitigé. Bon en même temps, pas de panique, le ciel de plomb fait immanquablement place à un superbe ciel bleu qui fait vite la place à un ciel…. Bon j’arrête. En attendant, entre deux gouttes de pluie, un petit tour sur la plage avec Tatoo qui s’est déniché une belle troupe d’amis. Toujours peur, il a tellement l’habitude de partager sa vie avec ses 9 frères et soeurs qu’il ne se rend pas compte qu’il est beaucoup plus petit que ces vagabonds de la plage, mais je garde un oeil sur eux de loin et visiblement tout se passe bien. Font tous pipi sur le tronc d’arbre et le vainqueur sera le dernier, et le vainqueur est… Tatoo. Bien sûr. Un petit coucou à Eliot qui a bien aimé les aventures de Tatoo et de sa bande de copains.

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Un dernier hommage à Paco sur la plage….

 

Parce qu’il aurait aimé qu’il en soit ainsi, Sarah a rouvert le Pacomer. Et, sur la table où Paco avait pour habitude de diriger son petit monde, entouré de ses coquilles, ses oursins, ses carapaces de crabes et autres objets aussi improbables qu’insolites, tous chers à son cœur, un petit être, malheureux comme une pierre refuse de quitter la place. Son petit chat. Depuis plusieurs années il partageait sa vie, choyé, dorloté, câliné par un Paco qui lui accordait toute sa tendresse. Petit chat est malheureux.

Un  dernier hommage, en toute simplicité, sera rendu à Paco par sa famille au Pacomer, dimanche prochain, 7 août à 15 heures. Une belle occasion de montrer à cette figure du village que nous l’aimons et qu’il restera gravé dans nos cœurs. Cantuta et ses enfants, Pirouli, Sarah, Diego et Sasha comptent sur votre présence pour un petit moment de recueillement et d’amitié.

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On est en plein dedans….

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…. mais jusqu’à présent, pas de bobo. Mais je veux parler de la saison cyclonique bien sûr. J’espère que vous avez suivi mes conseils et que, chaque jour, vous faites un petit tour sur les sites spécialisés pour voir l’état de ciel au-dessus de l’océan. En ce moment, deux ondes tropicales jouent à chat perché au-dessus de l’Atlantique. Pas vraiment turbulentes pour l’instant, la première risque cependant de mouiller nos amis guadeloupéens et martiniquais ce week-end, et nous en début de semaine si il lui prend l’envie de poursuivre son chemin. La seconde un tout petit peu plus rebelle, la suit de près, mais ne vous inquiétez pas, je garde un oeil sur elle. En attendant, profitez du soleil et du ciel bleu de Las Terrenas, la mer est délicieuse et le sable chaud si doux sous nos petons.

Adieu Paco

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Il faisait partie des « vieux » de Las Terrenas, un des tous premiers amoureux de notre petit village du bout du monde. C’est lui qui en créa le premier resto, « Chez Paco », vite rebaptisé par son pote Michel, arrivé tout droit de Rio, « Pacocabana ». Un personnage ce Paco, pas franchement jovial, un peu bougon, un peu renfermé, un brin original, franchement décalé. Mais nous l’aimions, je l’aimais comme il était avec son caractère de cochon et ses sempiternelles chamailleries avec Sarah qui fut son épouse et demeura son amie, son alliée. Je l’aimais lorsqu’en duo de frères ennemis, pour rire, il se prenait le bec avec Michel, alors qu’ils ne pouvaient se passer l’un de l’autre bien longtemps. Je l’aimais parce que comme moi, solitaire, il éprouvait une véritable délectation à se plonger dans la lecture, que nous nous échangions des livres et en parlions longuement. Parce que, grand enfant, il vouait une passion à Tintin et en connaissait par cœur toutes les aventures. Parce que c’était le seul homme que je connaisse aussi fan de la Musique Inca et sa flûte de pan….. Paco fut et restera une image de Las Terrenas, du Las Terrenas d’il y a 25 ans mais aussi du Las Terrenas d’aujourd’hui. C’est grâce à lui et à son intuition que la plage des Pêcheurs accueille aujourd’hui toute une ribambelle de petits lolos sympas, il en fut le précurseur avec son « Pacomer », les pieds dans le sable, de délicieux petits plats de poisson dans les assiettes.

Tu nous a quitté cette nuit, Paco, sans faire de bruit, je reconnais bien là ta discrétion et je te souhaite un beau voyage tout en quiétude dans l’au-delà. Et même bien loin, tu n’as pas fini de partager notre vie.

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À vaincre sans péril on triomphe sans gloire….

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Oui, enfin il ne me semble pas que c’est en détruisant tout sur son passage, provoquant la détresse et l’exaspération de milliers de personnes que quelques fanatiques, ivres de violence vont régler le problème de la luz à Las Terrenas. D’ailleurs n’est-ce pas ce qui s’est produit lors de la dernière tempête de folie qui s’est abattue sur la ville. Ils ont tout cassé, tout détruit, ils ont blessé, se sont tués…. Pourquoi ? Pour en arriver au même résultat quelques mois plus tard. Et le pire c’est qu’ils ne savent pas pourquoi et contre qui ils se battent ? Un mot fort déplacé (certes) du représentant de l’état ? La luz qui augmente (de 2 pesos…..) ? Contre la SIE ? Contre Luz y Fuerza ? Contre des compteurs qui tournent trop vite ? Mais contre qui ???? S’en foutent, l’important c’est de se battre, de montrer que l’on n’est pas des moutons. Peu importe le résultat d’ailleurs, « à vaincre sans péril on triomphe sans gloire » et peu importe aussi que ces hooligans de pacotille qui mènent le combat ne comprennent même pas le sens de cette phrase, eux ils savent, il faut du « sang ». Comme à chaque fois, ces meneurs, ces « hommes forts » ont été confortés dans leur vengeance (????) belliqueuse par quelques expats. enervés qui, très vite, se rendant compte du cataclysme de folie généré par quelques mots, se retrouvant privés d’eau, d’électricité, de téléphone…. revoient leur hargne à la baisse et changent de ton. Trop tard, la machine est lancée, Las Terrenas est défigurée, il n’y a plus d’électricité (énormément de poteaux et d’infrastructures ont été détruits cette nuit), plus d’eau, juste une immense tristesse dans le cœur de tous qui, comme moi, savent que cet immense merdier ne sert à rien.
Je n’ai pas pour habitude de dresser un tel portrait de ce beau village que j’aime profondément, mais là, je suis quand même dégoutée, dépassée par les événements. Je reste sans voix devant une telle bêtise largement partagée par les résidents étrangers surtout français qui ne se rendent pas compte, qu’ici une huelga comme ils disent n’est pas toujours gérable et prend vite d’autres proportions qu’en France.

Au départ une facture de juin incompréhensible, un tarif augmenté, une consommation parfois plus élevée, des charges fixes doublées (que de 200 pesos quand même), une réunion avec les nouveaux responsables (SIE) et le dérapage du responsable qui sans vergogne déclare que si les gens de Las Terrenas veulent payer l’électricité au même prix qu’à Sanchez, ils n’ont qu’à aller vivre à Sanchez….. Pas vraiment malin ! Il faut dire qu’à Sanchez ils payent leur luz aux alentours de 4 pesos et nous en en est à près de 15…. Oui mais, l’injustice a toujours existé non, il y a des beaux, des moches, des gros, des maigres, des riches, des pauvres….. Et moi, la seule chose qui me perturbe c’est qu’avant leur tout premier bordel, on avait une électricité fiable, 24h sur 24, on payait 21 pesos soit 6 pesos de plus qu’à l’heure actuelle, on avait un seul interlocuteur et non deux qui se renvoient la balle quand on n’est pas contents…. Ils ont cassé, tué pour obtenir cette réduction minable et ces incessantes coupures quotidiennes qui vont avec et ils recommencent…… Mais on dit aussi que la vie est un éternel recommencement……..