By, by Buzios

8 octobre

C’est l’heure de quitter Buzios et de continuer notre périple. C’était à prévoir, changement complet de programme. D’un commun accord.

Nous devions partir à la rencontre des villes coloniales d’Ouro Preto, Tiradentes, Mariana. Pleine montagne, feu de bois. Au départ ça nous semblait bien et le matin, au moment de partir….. Allez, on suit la route de la côte, la BR101 que Madame GPS connait par coeur. Depart 9h. C’est long et chiant et il n’y a rien a voir. Mais bon, vers 4h 1/2 on arrive à Guarapari. Rien a voir non plus sauf à l’entrée de la ville où la route suit la mer à gauche et est bordée d’une succession de jolis lacs sur la droite. Nous dénichons sur le Guide Lonely Planete un hôtel sympa. Le soir dodo à 7h30. C’est dingue non! Il faut dire que l’on est crevé par cette route lancinante et interminable, bourré de gros, d’énormes camions.

9 octobre

Apres presque 10 heures de sommeil, nous sommes en pleine forme pour continuer l’interminable route qui doit nous mener vers des contrées plus gracieuses. Madame GPS, fidèle au poste assume son rôle à ravir, même si, je ne sais par quel hasard du destin, nous nous retrouvons perdus dans une favela de Vitoria, grande ville de l’état de Spiriti Santo (ça ne s’invente pas). Bon après 20 minutes de « calculs en cours » la belle nous remet sur le bon chemin. Nous choisissons « un mignon petit village de pêcheurs…. » comme point de chute. Caravelas. Oups, pour y aller, nous avons droit à 90 kms de pistes. Mais de la vraie piste, du sable rouge, des trous, tout quoi, une vraie piste. Entourée de forêts de part et d’autre, la piste nous a cependant permis d’admirer un artisanat ancestral et très photogénique. La fabrication de charbon de bois dans des sortes d’igloos façonnés en terre. C’est super beau.

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Tout a coup, à 30 kms de l’arrivée, surprise, la piste se transforme en une superbe route asphaltée, soignée, une pure merveille. La preuve s’il en faut que la région est en plein développement . Aie, Madame GPS nous fait des caprices et ne veut plus rien savoir du tout. Heureusement, après quelques kilomètres dans le flou le plus complet, un bout de panneau nous laisse deviner que nous sommes arrivés à destination. Le charmant village de pêcheur s’avère franchement quelconque et sans intérêt. A savoir quand même qu’il abrite l’Instituto Baleia Juburta (Institut de la baleine à bosse) et fait partie du Parc Maritime d’Abrolhos. Comme depuis le début de cette aventure, le temps est gris souris et le ciel plombé ne laisse transpercer aucun rayon de soleil. Une fois de plus, nous faisons confiance à notre guide fétiche, Lonely Planet, et nous retrouvons dans un charmant hôtel posé près de l’océan, Maria Porto Abrolhos. La mer est couleur caramel, le vent souffle en rafale mais les chambres sont sympas, la douche fonctionne bien et….. j’ai Internet. Me parece que ce soir encore nous n’allons pas faire les fous dans la rue. J’allais oublier, avant de sombrer dans un sommeil profond, nous sommes allés dîner au resto de l’hôtel et là, révélation, nous avons eu la chance de déguster une spécialité locale bahiannaise, la Moqueca. Un ragoût de poisson et de fruits de mers, lié par un lait de coco et servi avec un riz blanc et un pirao, une sauce à base du jus de cuisson du poisson, épaissie à la farine de manioc. C’est absolument délicieux. Demain, relax, 250 kms et nous arrivons aux alentours de Porto Seguro où nos amis nous ont indiqué des tas endroits sympas. Je vous tiens au courant. Boa noite.

Buzios la Belle

6 octobre 2010,

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C’est l’endroit de charme par excellence. Un endroit dont on rêve. Et si l’on peut déplorer l’abondance de boutiques qui se touchent, porte à porte, difficile de ne pas s’extasier devant la décoration de chacune d’elle, patchwork étincelant, véritable ode à la beauté. D’ailleurs, le raffinement se cache à chaque coin de trottoir. Les portes se teintent de couleurs pastel, de dessins délicats ou s’habillent de bois brut. Des petites fontaines égayent les endroits les plus secrets et les lampadaires osent toutes les excentricités. Tout ici est raffiné, sans ostentation. Les rues pavées à l’ancienne sont fermées à la circulation dès la tombée du jour et deviennent le paradis de centaines de badauds qui y déambulent chaque soir et chaque nuit jusqu’à pas d’heure.
On est à des milliers de kms lumière de LT . Tout est propre et bien ordonné, les gens dans la rue, commerçants pour la plupart, semblent sereins et leur nonchalance cache une bonne dose de professionnalisme. Si les boutiques ouvrent tard le matin, elles restent ouvertes tard dans la nuit. Ici, on ne compte pas les heures, l’essentiel étant la satisfaction du client.
C’est drôle, l’ambiance change selon l’heure. A l’heure du déjeuner, calme, les rues sont pratiquement vides.Le soir tout s’anime, mais dans une ambiance bon enfant. Les nombreux bars et restaurants dressent leurs tables, préparent leurs services. A la célèbre crêperie Chez Michou, un bataillon d’une vingtaine de garçons attend le client. Ceux-la n’arriveront que tard, vers 9h, 10h, voire plus. Une rencontre insolite avec Erika, patronne d’un petit bar. Un personnage attachant, haut en couleurs qui en quelques minutes nous dévoile toute sa vie de patachon Elle connait bien le Havanna Cafe, à côté de chez elle et nous déniche une petite table face à la mer. Beau monde, c’est bourré, bonne nourriture, une adresse à ne pas négliger. Pas étonnant qu’en pleine saison, on fasse la queue 1h1/2 pour y dîner.
OLYMPUS DIGITAL CAMERALe port est un régal. Non sans rappeler la baie des Saintes en Guadeloupe. C’est beau un port de pêche. Des centaines d’embarcations plus ou moins grandes mais toujours gaiement colorées se balancent tranquillement au rythme des vagues. Surprise! au milieu d’entre elles, un sculpteur audacieux a créé un trio de marins plus vrais que nature qui s’affairent avec beaucoup d’application. Le même sculpteur, certainement , n’a pas manqué d’asseoir sur un banc une Brigitte Bardot dans toute la splendeur de sa jeunesse. La belle a marqué d’une empreinte indélébile son passage dans le village dont, on le dit, elle a assuré la gloire. Tiens ça me rappelle un certain petit village méditerranéen qui a bien des points communs avec le Buzios d’aujourd’hui.
Il doit faire bon vivre à Buzios, le calme et le raffinement émanant de ce petit village donne envie d’être heureux. C’est aussi une invite à la culture. Tout est tellement soigné dans le moindre détail que l’on se prend l’envie d’en savoir plus, sur l’architecture si particulière par exemple. Je vais m’y atteler.

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VILA DO MAR . Tout le charme de Buzios

En plein centre, cette pousada construite en escalier sur une petite colline dominant la ville est un véritable havre de paix.
Les jolies chambres, s’éparpillent dans un superbe jardin. Et si les escaliers y menant peuvent paraître abrupts, le résultat en vaut la chandelle. Des vitres à petits carreaux habillent les nombreuses fenêtres, on se croirait perchés dans les arbres. Pas un bruit si ce n’est le murmure de la micro-piscine et le chant ininterrompu des oiseaux.
La chambre s’ouvre sur un petit balcon très rustique où un hamac nous invite à la détente à coté d’un banc mignon et tout de guingois. De partout, des sculptures de pierre ou de bois animent le paysage. Sur la rambarde veille une oie, je la piquerais bien, là, c’est un chérubin, une colombe, une sirène avenante….
La salle du petit déjeuner ressemble à s’y méprendre à une salle à manger de vieille ferme, belle et conviviale. Un milliard de jolis bibelots y ont trouvé refuge à côté d’une multitude de très beaux meubles en bois cirés, chinés par le propriétaire, tables de jeux, guéridons, fauteuil de barbier, vaisseliers, bancs ou chaise de bébé ancienne. L’architecture, typique de la région fait la part belle aux grosses poutres martelées et aux murs de torchis blancs.Insolites et hétéroclites, les tableaux choisis par le maître des Lieux, modernes et colorés pimentent la scène de manière fort agréable, ils jouent à la star, très fiers à côte de dizaines de photos de la belle Brigitte, amie du propriétaire. C’est beau. Partout où les yeux se portent. Des petits coins ont été aménagés ça et là, protégés par des rideaux de graines ou de perles tintinnabulants, noyés dans une végétation disciplinée, mais pas trop. Deux coquines grenouilles en fer, usé par le temps surveillent de près la toute mini piscine à côté d’un joli banc sous lequel s’est réfugié un gros matou en bois. Toute une troupe de cocottes malicieuses le guettent d’un oeil moqueur, bien tranquilles, perchées sur une grosse poutre au-dessus de nos têtes. De toute façon, il ne les attrapera pas.
Comble du luxe, une ravissante salle de TV est équipee d’une prise Internet. Rien que du bonheur.

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Brésil, carnet de voyage, du 5 octobre au 8 novembre 2010

Si vous êtes partants, petite escapade au Brésil où, durant 5 semaines nous sommes allés en auto, de Rio à Ihla do guajiru, tout au nord à quelque 250 kms de Fortaleza (près de 3000 kms). Un fantastique voyage bourrés de souvenirs et d’anecdotes rigolotes. Attachez vos ceintures, c’est le départ!

5 octobre 

Une pluie fine et continue ce matin sur LT,  valises bouclées, l´heure du départ était arrivée et nous étions fin prêts. Direction la capitale!
Il faut croire que le tout Santo Domingo s’était donné RV dans les rues. Des bouchons de partout et cette clim. qui ne fonctionnait pas. L´horreur. Apres un temps infini, nous arrivons enfin au garage où une équipe très aimable, accepta de s’occuper de notre voiture pendant ce périple au Brésil. Super. Une secrétaire charmante appelle un taxi, il arrive, coince avec peine nos bagages contre son tank de gaz trafiqué. Direction aéroport. Au bout d’environ 20 minutes, Mimi est pris d’une angoisse. Heu, justifiée….. J’avais oublié la mallette de l’ordinateur au garage, en plein milieu de nulle part. Demi-tour, taxi serein, Mimi un peu moins, on repart dans l’autre sens , bravant les sempiternels bouchons. Un bon 30 minutes plus tard, nous y sommes. Et, miracle, la mallette aussi. Ouf. Cette fois on part.
Un peu en avance, un peu affamés, nous dénichons au 1er etage de l’aéroport un nouveau resto fort acceptable.
Derniers instants d’attente, l’avion arrive à l’heure et c’est le départ. Vol assez agréable, malgré un avion bondé et une nourriture exécrable.
Petit réveil mouvementé: miss calamité ( c’est moi) renverse son café au lait sur le pauvre Mimi…. tout de blanc vêtu et…. de moins en moins serein.
Arrivée à l’heure à Rio. Prise de possession de la voiture. Avis, top, personnel sympa et compétent. Départ pour notre première étape, Buzios.
Un peu incrédule, Mimi me voit brancher le GPS et indiquer notre destination. Miracle, ça marche. Merci mon Ludo. On sort comme des fleurs d’un Rio de Janeiro en plein trafic de 8h du mat. Mimi est conquis, pas par moi (le café du matin est toujours sur sa chemise blanche) mais par Ludo.
9h30. Buzios dans toute sa splendeur. C’est craquant. On essaye une Pousada recommandée par Lonely Planet (merci Laurent), mais pas terrible. Une autre, située en plein centre nous attire. J’explore…. Conquise. C’est ravissant, raffiné, plein de jolies choses partout.